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Cameroun > Crise anglophone : Paul Mahel estime que la situation est hors de contrôle

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L’ancien journaliste de Canal 2 International a pris position dans sa publication du 26 octobre 2020 sur Facebook.

 Pour moi il faut commencer par reconnaître l’échec de la solution militaire et explorer d’autres sentiers de réflexion sur les alternatives que nous avons. Ensuite il faut appeler à l’aide car il faut le reconnaître cette affaire nous dépasse” 

écrit Paul Mahel.

De l’avis de l’homme de média, l’appel à l’aide ici serait chercher un médiateur et une force d’interposition pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et sans conditions de part et d’autre. Rien ne peut se faire (référendum, débat sur la forme de l’Etat, dialogue etc.) tant que les armes crépitent et que les couteaux et machettes décapitent à gorge que veux-tu. Appeler à l’aide n’est nullement un signe de faiblesse. C’est un peu comme lorsqu’il y a des problèmes dans un foyer et qu’on veuille appeler la famille et les amis pour une médiation.  Cette démarche n’affaiblit pas et n’altère nullement les droits et prérogatives.

 Quand on a levé une option et qu’au bout de trois ans elle ne porte pas les résultats escomptés, le bons sens, la lucidité et le pragmatisme commandent de réfléchir autrement”

renchérit l’ancien Directeur Afrique de Vox Africa.

Cette démarche est essentiellement inclusive et nécessite la mobilisation de tous. Pour Paul Mahel, dans une guerre la victoire ne se mesure pas aux pertes infligées à  l’ennemi mais plutôt à la capacité de pacifier définitivement et de manière pérenne la zone de conflit.

En période de crise, la première chose à faire dans la recherche de la solution c’est de commencer par reconnaître qu’il y a un problème. Le problème est qu’il est désormais clair, que l’option militaire qui avait été choisie pour la résolution de ce  conflit n’est pas la solution.  Voilà trois ans que cette guerre a commencé et elle tend à devenir un bourbier avec des morts tant civils que militaires qui se comptent désormais par milliers.

On a atteint le sommet de l’horreur avec des exécutions sommaires en plein jour. Les soldats sont épuisés parce que l’ennemi n’est pas clairement identifié. Plusieurs enfants ne reverront pas leurs pères tombés au champ de bataille. Les épouses et les familles de soldats vivent dans l’angoisse et sursautent chaque fois que leur téléphone sonne. Du côté des populations de ces deux régions, c’est le chaos et le désarroi.

Antoine Bivana


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