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Société - 8 août 2021

Cameroun > Crise dans le Noso: Comme dans la guerre du Biafra

La crise dans le Nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun dure, déjà 4 années et des milliers de morts, comme dans le Biafra, une lutte pour l’autonomisation d’une partie d’un État pourtant souverain.

La guerre du Biafra est une guerre civile au Nigeria qui s’est déroulée
du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970 et a été déclenchée par la sécession de la région orientale du Nigeria, qui
s’auto-proclame République du Biafra sous la direction du colonel Ojukwu.

Le blocus terrestre et maritime du Biafra par les troupes gouvernementales provoque, dans la région, une famine qui aurait entraîné la mort d’un à deux millions de personnes.

Alors que le Colonel Ojukwu reclamait jusqu’à sa mort il y’a quelques années en 2011 , les droits du peuples igbos , la partie Biafra du nigeria est restée toujours en proie à des enlèvements et surresposition médiatiques pour ses revendication souvent très fortes et violente.

Actualités

La crise anglophone au Cameroun est donc le nom officiel donné à la guerre civile en cours dans les régions anglophones au Cameroun, également connue sous le nom de guerre d’Ambazonie.

Ce conflit est lié à la situation socio-politique spécifique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) du Cameroun depuis la fin de 2016. Cette crise, initialement basée sur des revendications corporatistes des avocats et enseignants, bascule progressivement vers des revendications sécessionnistes fortes en raison des réponses jugées insuffisantes du gouvernement camerounais.

Comme avec le mouvement sécessionniste dit ‘ambasonien’ au Cameroun et biafrais au Nigeria , les revendications restent et demeurent. Sur le terrain, des populations victimes qui se comptent désormais par milliers.

Des revendications qualifiées de  »minables » qui aujourd’hui sont le fil conducteur d’une guerre effroyables dans les parties nord-ouest et sud ouest du Cameroun. Où depuis déjà 4 années , des populations sont victimes d’une guerre qui ne profitera peut être au grand jamais a personne.

Du crime a en plus finir, des têtes decoupés du corps, des femmes et enfants violés, des milliers de déplacés, autour d’une guerre qui s’annonce interminable au regard de la dernière actualité en date et semble ne pas être pas prête à s’arrêter jusque-là .

Accords entre Ambazoniens et Biafra

Depuis quelques temps des personnes se gargarisent et de la mutualisation des forces entre les deux mouvements au Cameroun et au Nigeria avec la signature d’un accord , qui permettrait à l’une comme à l’autre une collaboration sur le terrain du renseignement et de la guerre.

Beaucoup dans les deux camps oublient que , même avec le puissant colonel Ojukwu au Nigeria , la capitulation s’est faite. Le leader nigérian obligé de fuire son pays et laisser la paix prendre le dessus sur une guerre qu’il pensaient pourtant loyale pour la cause Biafra . Une guerre qui elle aussi avaient deja duré 3 années et laissée compter des millions de morts sur le terrain.

L’entrée en force , de 120 milles militaires venus d’Angleterre pour stopper les velléités macabre des éléments du mouvement seccessionistes du Biafra , montre bien que à un certains moment , même ceux qui manipulent sont au demeurant touchés par le nombre de morts générés et les nombreux dégâts sociaux et economiques que cela entraîne.

Les anciennes puissances coloniales fortement impliquées  sont les protagonistes extérieurs de ce conflit au Cameroun comme ils en étaient dans la guerre du Biafra dans la forte ambition de voir de nouvelles zones d’influence se dessiner. Au Cameroun dans le Noso, comme au Nigeria dans la guerre du Biafra , l’Etat aura son mot de fin à dire à un moment donné de la situation. Il saura se défendre par lui meme et la communauté internationale , comme avec le Nigeria prêtera main forte à l’Etat du Cameroun pour se défendre.

La guerre finira un jour, mais les souvenirs resteront

Les Camerounais n’oublieront jamais ce samedi 24 octobre 2020, jour où des assaillants en civil et sur motocycles, armés de machettes et fusils, ont massacrés des élèves de 12 à 14 ans lors d’une fusillade à la Mother Franscisca School de Kumba.

Pierre Laverture Ombang, Journaliste éditorialiste. En charge de la coopération et du développement.

Personne n’oubliera qu’en mai 2019, 23 morts ont été enregistrés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Parmi les victimes, plusieurs éléments des forces de sécurité, un enseignant et un nouveau-né.

Personnes n’oubliera cette guerre inutile qui comme avec celle du Biafra finira par finir mais dont les revendications resteront. Car ce qu’il faut retenir c’est que on ne finira jamais de revendiquer car c’est dans la nature de l’homme , des revendications très souvent portées par des personnes aux intentions très mal perçues par la foule  »idiote » et qui n’a d’effet que sur les populations civiles.

Pierre Laverdure OMBANG

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