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Cameroun | Cyberharcèlement: Le Bouclier numérique sensibilise à l’Ouest

La représentante du gouverneur, Louise Alvine Ngo Ikong, a présidé les travaux le 17 juillet 2026 à Bafoussam.

by world top news
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Par Iliassou NCHINGOU

Avec plus de 4781 faux comptes sur les réseaux sociaux et 3466 supprimés par l’ANTIC, le phénomène de cyberharcèlement a atteint un seuil critique en 2025 au Cameroun. Heureusement, la ville de Bafoussam a eu l’occasion d’accueillir le 17 juillet 2026 une caravane citoyenne baptisée « Bouclier numérique ». Placé sous le thème « Cyberharcèlement et violences numériques basées sur le genre: reconnaître, comprendre et agir », le séminaire visait à renforcer la résilience numérique des femmes, des jeunes filles et des communautés vulnérables face à ce fléau qui détruit des vies. L’initiative est portée par son ambassadrice Muriel Leukemi Kamcheu, connue sous son nom d’artiste Muriel Blanche, présidente de la Fondation Cœur de mère, en partenariat avec la Cyber Inno Shield Foundation et la SNK Foundation. Les travaux étaient présidés par la cheffe de la Division du Développement de la région de l’Ouest, représentante du gouverneur, en présence du maire de la ville de Bafoussam, Roger Tafam, ainsi que de nombreuses autorités administratives et responsables sectoriels.

Dans son discours d’ouverture, la cheffe de la Division du Développement a indiqué que l’essor des technologies numériques et des réseaux sociaux constitue un formidable levier de communication, d’apprentissage et de développement économique. Louise Alvine Ngo Ikong a décrié le fait que cet espace soit devenu un endroit où les populations sont exposées à de nouvelles formes de violence qui se manifestent derrière les écrans. Se basant sur sa propre expérience, Muriel Blanche a relevé que le cyberharcèlement ne se résume pas à quelques commentaires déplacés.

L’ambassadrice du « Bouclier numérique » a indiqué qu’il peut prendre la forme d’insultes répétées, de rumeurs, de campagnes de dénigrement, de montages humiliants, de menaces, d’usurpation d’identité ou d’attaques coordonnées contre une personne, où les partages et commentaires amplifient la douleur. « J’ai plusieurs fois été victime. Aujourd’hui, c’est mon image qui est utilisée, ma voix est truquée pour extorquer de l’argent. Alors nous avons lancé ce programme pour sensibiliser les gens et faire comprendre aux victimes de cyberharcèlement qu’aujourd’hui, ils ne sont plus seuls. Nous sommes avec eux. Ne laissez jamais les réseaux sociaux définir votre valeur. Il ne faut jamais céder aux chantages », a conseillé Muriel Blanche. En cas de violence sur la toile, ils sont appelés à contacter l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication au numéro vert 8202 pour une réponse appropriée.

Tous pour une utilisation de l’espace numérique responsable.

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