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Afrique - 10 septembre 2021

Cameroun > Défense de rupture: Maurice Kamto indexe le Tonton Macoute

Le leader du Mrc a fait personnellement le déplacement d’Odza ce 9 juillet 2021. La justice camerounaise sur la sellette.

L’homme de droit, en prenant acte de la décision du Collectif Sylvain Souop de jeter l’éponge dans la défense des 124 militants du Mrc encore incarcérés suite à la Marche blanche du 22 septembre, a tenu à faire quelques précisions. En premier lieu, ce retrait des avocats des différentes procédures est une décision collégiale, prise en toute liberté et en toute concertation par les prisonniers et leurs avocats. Il a de ce fait indiqué que tout militant du Mrc en prison peut s’il le désire, se désolidariser de cette rupture de la défense.

En deuxième lieu, tout en remerciant les avocats pour la tâche abattue, il s’est étonné de ce que le régime en septembre dernier parlait d’un camouflet pour le Mrc dans son appel aux Camerounais à marcher pacifiquement pour protester contre la guerre dans les deux régions du pays, la lumière sur l’état de l’organisation foireuse de la Can  avec 3000 milliards engloutis et la révision du système électoral.

Il est surpris que le pouvoir ait pu arrêter près de 600 personnes alors qu’il qualifiait cette marche de fiasco. Maintenant, reconnaît-il, qu’il faut juger ces militants arrêtés soit dans la rue, soit dans leur maison, soit même des mois après la marche, la justice camerounaise a fait preuve d’une incurie extraordinaire. Alors que certains militants sont jugés devant les tribunaux de l’ordre judiciaire, d’autres le sont devant les tribunaux militaires qui sont des tribunaux d’exception. En troisième lieu, il a souligné que le demande d’Habea corpus est une procédure intégrée dans le Code de procédure pénale du Cameroun dans le but de protéger les libertés des prévenus.

En tant que juge des libertés, si les faits allégués ne sont pas établis, il procède purement et simplement à la relaxe des prévenus. C’est donc une aberration que dans une procédure d’Habea corpus , il y ait des renvois. Un an jour pour jour, que les militants du Mrc expérimentent avec leurs avocats les violations de cette procédure simple. Le leader du Mrc s’est également ému du silence des Camerounais devant les injustices notoires. Il a indiqué que ceci concerne tout le monde. Ceux qui se croient à l’abri aujourd’hui seront des victimes de demain.  Or dans le cas des militants du Mrc, les avocats font savoir que c’était à leurs clients de dire ou d’expliquer pourquoi ils étaient arrêtés.

Insurrection du Mrc en question

Le leader mrciste est revenu sur la qualification d’insurrection de la marche blanche par la justice. Il a précisé qu’il n’en était rien car l’administration avait bien reçu la déclaration du Mrc projetant de marcher le 22 septembre 2020. C’est une incongruité, déclare-t-il, de vouloir faire une insurrection et d’aller le dire aux autorités du pays. Et bien plus, le concept d’insurrection suppose une violence manifeste à défaut d’une intentin de l’être.

De ce fait, a-t-il ajouté, le Mrc ne dispose d’aucune arme pour la violence car son slogan est clair et connu de tous:  » le changement dans la paix ».  Par ailleurs, il a aussi révélé que Maurice Kamto n’est pas homme à se coucher chez lui et de demander aux militants d’aller dans la rue.

Il se trouve, a-t-il indiqué, que le 21 septembre 2020, le pouvoir avait assiégé son domicile, l’y assignant pendant trois mois. Il a de ce fait préciser qu’il devait être bien en tête de la marche à Yaoundé le 22 septembre 2020. Donc, précise-t-il, dire que Maurice Kamto envoie les gens dans la rue et reste chez lui est faux. Il a déploré les méthodes d’un État voyou au Cameroun, d’un Tonton Macoute. 

Léopold DASSI NDJIDJOU

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