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Afrique - 6 jours ago

Cameroun > Dénonciation: Graves violations des droits de l’Homme

Le Groupement de Gendarmerie Territoriale de Nkongsamba, dépasse les bornes, selon Mandela center international.

L’organisation Internationale, Mandela Center a été informé de graves violations des droits de l’homme, par les éléments du Groupement de Gendarmerie Territoriale de Nkongsamba, dans le département du Moungo. Notamment les exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires, l’arrestation illégale, la détention arbitraire et des cas de torture, de traitements inhumains, cruels et dégradants .

Et conformément à ses missions internationales de salut public et à son programme de Surveillance – Documentation – Rapportage – Poursuites (Sdrp) en matière des droits de l’homme, Mandela Center International a dépêché sur le terrain une mission spéciale d’établissement des faits conformément aux Lignes Directrices concernant les Rapports et Missions Internationales d’Enquête sur les Droits de l’Homme, notamment les Lignes Directrices de Lund-Londres.

Selon des faits bien documentés, en date du 12 juillet 2021 aux environs de 13h, les nommées Moukodi Jeanne Alliance et Eleibe Olive Majoie, âgée de 20 ans, ont été interpellées, sans mandat ni titre de justice et sans flagrance, dans leur résidence à Dibombari par les éléments du Groupement de Gendarmerie Territoriale de Nkongsamba ; 4. Que cette interpellation fait suite à une procédure pénale ouverte contre le nommé Mouandjo Ndame Fidèle alias Pichou, âgé de 24 ans, suspecté d’être impliqué dans les actes de vol et de criminalité dans la commune d’Eboné/Nlonako et activement recherché par les éléments de la gendarmerie, suite à des plaintes contre lui …

Selon des sources , il est constant que dans la semaine du 05 juillet dernier, des éléments dudit Groupement se sont rendus à Bonabéri-Douala où le suspect s’était réfugié, dans l’optique de l’interpeller, mais ce dernier a réussi à filer entre leurs doigts en se frayant allègrement un passage par la toiture alors que les éléments de la gendarmerie l’attendaient impatiemment devant la porte.

Dans la journée du 12 juillet, les éléments dudit groupement ont effectué des fouilles infructueuses dans la résidence familiale à Dibombari aux environs de 13h. Déçus et courroucés dans leur action, les gendarmes ont interpellé la jeune Eleibe Olive Majoie, nièce du suspect trouvée à domicile et pendant qu’ils la conduisaient, ils ont croisé sa mère, Mme Moukodi Jeanne alors qu’elle rentrait du champ et l’ont également interpellée à son tour, sans qu’aucune infraction ne soit retenue contre elles ; 8. Que faute pour le groupement d’avoir une chambre de sureté, le Chef d’Escadron Alain Ndongo , commandant dudit Groupement, sans scrupule, les a placées en garde à vue dans les locaux de la brigade territoriale de gendarmerie de Nkongsamba.

Malgré les efforts déployés jusqu’ici pour leur libération, elles sont toujours maintenues captives et arbitrairement détenues et le Chef d’Escadron Alain N. a toujours conditionné leur libération à l’arrêt effectif du suspect Mouandjo N. Fidèle alias Pichou.

Mandela Center International, est en mesure d’affirmer que les deux jeunes dames ont été victimes des actes de torture et des traitements cruels, inhumain et dégradants à l’aide des machettes, des matraques et autres objets prohibés par un groupe de quatre gendarmes lors de leur garde à vue dans les locaux de la gendarmerie .

A la suite de l’alerte lancée par l’Ong International, le 13 Juillet 2021, les deux dames ont été notifiées de leur garde à vue dans la soirée alors qu’elles s’y trouvaient depuis 24h. A la suite de certains renseignements, sur instruction du chef d’escadron Alain Ndongo, les éléments des brigade d’Eboné et de Manjo, dans une mission conjointe, ont interpellé le suspect M. Fidèle alias Pichou en compagnie de son ami Ekoumé Kevin, âgé de 17 ans, au niveau du péage de Lala vers Nlowè juste après Manjo, entre 3h et 5h du matin, le 17 juillet 2021 alors qu’ils se rendaient à Douala à bord d’un car de transport.

A la lumière des signalements dont disposaient les gendarmes, les deux jeunes suspects ont été immédiatement extraits du véhicule et sans aucune forme de procédure, le jeune Mouandjo Ndame Fidèle alias Pichou a été abattu immédiatement de plusieurs balles. Le jeune Ekoume qui observait la scène, il a été pris à partie par les gendarmes qui l’ont sérieusement torturé avant de le conduire dans un état critique dans une formation hospitalière de la ville de Nkongsamba .

La dépouille du suspect Mouandjo Ndame Fidèle alias Pichou qui gisait dans une mare de sang au niveau du péage de Lala a été conduite à la morgue de hôpital régional de Nkongsamba par les éléments de la gendarmerie aux premières heures de la matinée du samedi 17 juin 2021.

La dépouille trouvée à la morgue présente plusieurs impacts de balle, notamment au niveau du tibia gauche, une large ouverture au niveau arrière de la tête, le bras gauche cassé et le corps entier du défunt ne laisse entrevoir aucune trace de justice populaire tant le reste du corps n’affiche aucune écorchure ou contusion .

Par courrier séparé de Mandela Center International déposé aux premières heures du mercredi 21 juillet 2021, les Procureurs de la République près le Tribunal de première instance de Nkongsamba et le Tribunal de Grande Instance du Moungo, territorialement compétents, ont été mis devant leurs responsabilités et il leur a été recommandé de s’abstenir formellement de prendre le moindre acte dans le sens de conforter les officiers de police judiciaire dans leur démarche sous peine de voir leur responsabilité personnelle engager dans cette affaire.

Le chef de mission d’établissement des faits de Mandela Center International a été séquestré et tout son matériel de travail confisqué pendant des heures hier 21 juillet à 10h55mn par l’enquêteur en charge de ce dossier dans les locaux du groupement de gendarmerie territoriale de Nkongsamba, avant le dénouement . Dans sa posture défensive, le chef d’Escadron , parle de la justice populaire ayant conduit au décès de Mouandjo N. Fidèle alias Pichou et que les deux femmes sont en garde à vue administrative décidée par le Préfet du Moungou, le Sieur Ndjana Yves Bertrand Noël, administrateur civil principal, un document dont l’équipe de Mandela Center International n’a pas pu consulter et vérifier .

Mandela center fait lire que dans leur tentative de brouiller les pistes, les éléments de gendarmerie sont déterminés, à obtenir, sous l’effet de la torture, des déclarations du jeune Ekoume tendant à impliquer la mère du défunt dans la commission des infractions à eux reprochées. Des aveux obtenus sous l’effet de la torture ne sauraient aucunement être admis comme preuve en justice conformément à l’article 14 de la Convention des Nations Unies contre la torture, d’ailleurs incorporé dans le corpus juridique camerounais, notamment à l’article 315 du Nouveau Code de Procédure pénale camerounais .

Selon l’Ong , les éléments de la gendarmerie ont exigé le paiement d’une rançon hier vers 16h pour remettre en liberté les « otages » et sont heurtés au refus catégorique de Mandela Center International .

Pour Mandela Center , il s’agit clairement des actes de torture, de traitements cruels, inhumains.

Armand Soussia

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