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Afrique - 15 novembre 2021

Cameroun > Deviance: Un mouvement de la société civile attaque Gaëlle Enganamouit en justice.

Le mouvement « Debout contre la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun »saisi lundi le Procureur de Première instance de Yaoundé Centre administratif.

Cette organisation a déposé une plainte signée de son président, Armel Christ Guidjol. Cette plainte cible l’icône du football féminin, Gaëlle Déborah Enganamouit, et Brenda Charlie Ahanda connue sous le pseudonyme de Khalifa. Toutes les deux sont accusées de « pratique d’homosexualité ».

Le mouvement « Debout contre la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun » s’appuie sur la loi no 2016/007/du 12 juin 2016 portant code pénal dans son article no 347 bis, qui condamne la pratique des rapports sexuels entre personnes de même sexe. Ce mouvement dit saisir le Procureur de la république

« suite à la diffusion des vidéos mettant en scène homosexuelle les sieurs Gaëlle Déborah Enganamouit et Ahanda Nomo Brenda Charlie cités en objet ».

Il sollicite une interpellation de ces deux femmes et exprime le vœu de les voir poursuivies devant les instances judiciaires de la république du Cameroun.

Cette plainte survient quelques semaines après que l’ancienne gloire du football féminin a décidé de quitter le pays pour la France par crainte des éventuels contentieux judiciaires à son encontre. Cela fait près de deux semaines que les images et sextapes des deux dames ont été diffusées sur la toile de manière prescriptive et massive créant, ainsi, une controverse et une levée de boucliers sur les réseaux sociaux.

Jusqu’ici, aucun membre du gouvernement camerounais n’est monté au créneau pour dénoncer ou pour condamner ces images indécentes qui ont été propagées dans les techno médias. Même les femmes qui sont à la tête des ministères socio-éducatifs(ministères des Affaires sociales (Minas); de la Promotion de la femme et de la famille(Minproff); et des Enseignements secondaires (Minesec) continuent de garder mutisme face à cette actualité ayant défrayé la chronique.

Au sein de la classe politique camerounaise, seul le parti des libérateurs a pris position et a battu en brèche le silence des forces politiques (majorité et opposition confondues). Pour Olivier Bile,

« ce mutisme en dit long sur les approbations secrètes, les collusions idéologiques, voire les agendas cachés d’acteurs, qui n’ont que faire des conséquences calamiteuses de ces phénomènes exogènes de dépravation des mœurs sur les jeunes ».

Serge Aimé Bikoi

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