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Afrique - 10 décembre 2021

Cameroun > Dictature: Jean Marc Bikoko victime d’une agression d’une patrouille mixte Police et Gendarmerie

Une fois de plus, la concession du leader de la Centrale syndicale du secteur public(Csp) a été envahie sans mandat, avec violence et son fils Bikoko Séverin le Juste arrêté.

Tout commence aux environs de 6h ce jour(vendredi, 10 décembre 2021) lorsque alerté par un vacarme dans le quartier, Jean Marc Bikoko va réveiller sa famille pour aller savoir ce qui se passe et va être surpris de constater que la police et la gendarmerie sont déjà dans sa concession non sans avoir forcé son portillon.
sous le fallacieux prétexte d’une raffle initiée sur la base d’un certain nombre d’informations véhiculées par des habitants du quartier Emombo au lieu dit Mbanga Pongo, c’est sans mandat que la police va embarquer le fils de J.-M. Bikoko. Jusque-là, cela semble simple et anodin sauf que :

1) l’année passée(2020) le même scénario s’est produit à cause du même prétexte, mais cette fois sous la coordination de la brigade de gendarmerie de Mimboman Lycée, des forces mixtes se sont introduites dans sa concession après avoir défoncé son portail et arrêté son fils BIKOKO Séverin le Juste avec violence en sa présence. Ce n’est qu’après 9 jours de garde à vue injustifiée qu’il avait été déféré au parquet d’Ekounou, où il avait été libéré sous condition de paiement d’une caution sans aucun motif retenu contre ce dernier.

2) c’est toujours à des périodes précises que J.M. Bikoko fait l’objet de persécutions policières 1er mai( avant ses événements et conférences liés aux droits des travailleurs)

15 septembre ( journée mondiale de la démocratie où il avait été arrêté en plein palais des sports avec son fils et sa fille tous majeur venus participer à ces conférences )

9 et 10 décembre( journée mondiale de lutte contre la corruption et des droits de l’homme et en corrélation avec d’autres associations, Bikoko tient des réunions, conférences). Le syndicaliste de la première heure affirme avoir demandé au Commissaire Mindjom du 4ème arrondissement à Ekounou ce qui se passe et qu’est ce qui justifierait une interpellation qui viole toutes les dispositions légales et que de celle-ci, il n’a reçu que quolibets et menaces.
Il faut dire qu’aucun voisin de Bikoko n’a été perquisitionné, ni interpellé en dehors du fils du colonel à la retraite, Vincent Owona Essama, lui aussi, interpellé sans mandat, colonel qu’on dit être un insoumis du temps où il était en fonction.

J.M. Bikoko, ancien nominé du prix Frontlines des défenseurs des droits humains, affirme avoir écrit au responsable de la gendarmerie et la police par le passé pour leur signifier son courroux contre ce harcèlement et des intimidations policières. Il affirme que la santé de son fils est entre les mains du commissariat d’Ekounou et qu’il ne répondra de rien si malheur arrive à son fils.
Les persécutions de J.M. Bikoko, alors que ce dernier sort d’une maladie, semble, pour certains, apparaître comme une mesure visant à le museler définitivement lui qui est coutumier de mobilisation.

SAB

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