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Cameroun > Cessez-le-feu : La légitimité de Julius Ayuk Tabe contestée par des séparatistes

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Le gouvernement camerounais a repris langue jeudi dernier, avec des leaders séparatistes anglophones détenus à la prison de Yaoundé. A l’entame de ces discussions consacrées à l’obtention d’un cessez-le-feu durable, la légitimité de Julius Ayuk Tabe, président de l’Etat virtuel d’Ambazonie est déjà mise à rude épreuve, ou du moins contestée.

Il aura fallu quelques heures après le communiqué de Julius Ayuk Tabe pour voir la réaction d’une autre faction de séparatiste qui se revendique seule légale de discuter avec des officiels gouvernementaux.

En effet, selon une déclaration de presse portant des griffes de Chris Anu (secrétaire à la communication dudit gouvernement intérimaire), le séparatiste Ayuk Tabe et ses compagnons ne sont pas habiletés à négocier, moins encore un cessez-le-feu avec les autorités camerounaises au nom l’Ambazonie. Et pour cause, la note présente le Dr Samuel Sako Ikome, comme le seul leader reconnu par le peuple ambazonien.

« La déclaration attribuée au gouvernement intérimaire émanant des prisonniers maintenus derrière les barreaux, ne représente pas la position de ce gouvernement intérimaire dirigé par Dr Sako, et par la présente, nous déclinons notre responsabilité»,

peut-on lire dans le communiqué rendu public ce 3 juillet. C’est une nouvelle qui pourrait à l’évidence, rendre plus compliquées les initiatives de paix menées ces derniers par les autorités camerounaises et les leaders anglophones.

Par ailleurs, Samuel Sako et son gouvernement se disent prêts à discuter avec des officiels du pouvoir mais ceci dans un cadre formel et règlementaire.

La région anglophone est-elle finalement victime de ses leaders? Alors qu’une porte de sortie de crise s’ouvre sur l’initiative des Nations Unies, la guerre de leadership semble désormais évidente entre ceux qui se disent représentants des régions du Nord ouest et du Sud ouest du Cameroun. De Julius Ayuk Tabe à Samuel Sako Ikome, l’aboutissement à un consensus permettant un retour à la paix reste prioritaire pour les peuples desdites régions épris de paix et de liberté.

Sandra Embollo


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