Home Enquêtes Afrique Cameroun / Dossier Opération épervier 20 ans après > Epuration politique: L’autre face de l’opération épervier
Afrique - Afrique - 5 janvier 2022

Cameroun / Dossier Opération épervier 20 ans après > Epuration politique: L’autre face de l’opération épervier

Sous le couvert de la lutte contre les détournements, après les modernistes et la Génération 2011, voici venus les «T25».

Par Joseph OLINGA N.

On peut le constater, des rumeurs persistantes émanent des salons feutrés proches du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) depuis quelques temps. Consciemment et insidieusement propagée, celle des avoirs supposés ou réels de quelques ministres visiblement dans le viseur de lobbies visiblement bien structurés envahissent l’espace public. Aucune surprise lorsqu’on jette un regard à l’histoire de la météo politique et politicienne sous le Renouveau. Comme un ballon d’essai, certains stratèges du sérail jauge l’opinion.

A la fois pour apprécier leur côte de popularité auprès de l’opinion, mais aussi pour discréditer leurs adversaires à la course vers les strapontins gouvernementaux.
Le mécanisme fonctionne ainsi depuis deux décennies, avec quelques succès. De même que, soutien une source proche du renseignement stratégique, les mêmes prétendants s’attachent les services d’officines susceptibles de produire des informations compromettantes, afin quelles soient remontées au sommet de la pyramide.

Dans ce jeu, non loin de la roulette russe, l’on prend bien soin d’affubler les adversaires de qualificatifs soulignant leur opposition avec l’homme qui incarne les choix discrétionnaires. Ce fut le cas à la fin de la décennie 90 avec les «modernistes radicaux». Le couvert a été remis dès le lendemain de l’élection présidentielle de 2004 avec la «Génération 11» (G11). Une nébuleuse à laquelle les laborantins de l’ombre ont attribué des velléités de pouvoir, dans la perspective d’un ultime mandat que Paul Biya passerait à la tête de l’Etat. A chaque fois, l’on habille officiellement l’argument magique de présomptions de collusions avec la fortune publique. Passé en 2020, l’usine a repris du service.

«Transitaire pour l’horizon 2025»

La machine tourne ainsi dès l’avènement dès la rumeur d’un réaménagement gouvernemental. Une innovation de poids apparaît néanmoins, cette fois, dans le mode opératoire des lobbies en bataille. Désormais pour mettre un peu de piment à la sauce devenue un peu fade, l’on présente d’abord les «damnés» sous le prisme des diablotins appartenant aux «Transitaire pour l’horizon 2025», les « T25».

Entendez : personnalités ou militants du Rdpc tapis dans l’ombre et manœuvrant dans l’optique de la transition à la tête de l’Etat à l’horizon 2025. Des personnes soutient-on, ayant pour ambition de prendre le pouvoir en dehors des mécanismes prévus par le Rdpc et la loi fondamentale. Dans les milieux du Rdpc, on en parle sans que personne n’apporte des éléments des preuves. Encore moins assumer ouvertement. Seule certitude, soutiennent les différentes sources sous cape, les « T25 » sont là.

Qui sont-ils réellement ? Sont-ils identifiables ? Dans le jeu de massacre, de dénonciations, de délations et de coups bas justifiés par des présomptions d’atteinte à la fortune publique, l’on croit savoir que les lendemains du prochain remaniement laisseront suivre une purge des ennemis de la maison. D’autant que ces sources visiblement au fait des secrets du prince croit savoir que les «T25» partageraient des proximités avec des groupes organisés se réclamant de l’opposition au Rdpc et son chefs de file Paul Biya. Bien loin des attentes que l’opinion fonde sur la lutte contre les détournements de deniers publics souvent commis par les mêmes acteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Cameroun > Minfi: Louis Paul Motaze suspend un agent

Par Antoine Bivana La décision fait actuellement les gorges chaudes au Minfi. « Monsi…