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Afrique - 21 octobre 2021

Cameroun > Drame de Buéa: Ni John Fru Ndi durcit le ton

Le leader du Sdf appelle le gouvernement à mettre fin au cycle de violences qui perdure dans les zones anglophones.

Dans une déclaration rendue publique mercredi, le leader national du Social democratic front (Sdf) accuse le régime en place de ne pas privilégier la voie du dialogue inclusif pour résoudre la crise sécuritaire.

Le Social democratic front (Sdf) relève, de manière globale, que les violences qui perdurent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sont la conséquence de la condescendance du système gouvernant en place ayant fait une fixation sur l’option militaire. Le chairman Ni John Fru Ndi soutient que la focalisation sur les formes de répression systématique consécutives à l’option militaire finit toujours par entraîner des répercussions dommageables.

Face à cet état de choses, explique le chairman, nous sommes face à un régime qui, plutôt que dialoguer de manière inclusive, a préféré choisir la voie de la violence qui créé les souffrances humaines et la psychose sur le théâtre des opérations. Le président national du Sdf illustre, par exemple, que Ndialle Caro Louise, la fillette de 5 ans tuée par balle par Achille Mvogo, gendarme lui aussi lapidé mortellement le 14 octobre 2021, est une victime de la brutalité de l’armée camerounaise perpétuée par une culture de la violence, laquelle s’est généralisée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pour l’homme politique, le pouvoir en place est responsable de toutes les formes d’atrocités ayant été à l’origine des dégâts financiers et matériels colossaux. Assimilant le drame de Buea à celui de Kumba survenu il y a un an, où des enfants avaient été aussi tués par des combattants sécessionnistes dans une église, Fru Ndi appelle le gouvernement camerounais à réfléchir sur le processus d’humanisation de ces zones mortifères dans le dessein du règlement des formes de violences, vecteur d’horreur et de terreur. « Le droit à l’éducation, conclut-il, mérite d’être privilégié, voire sacralisé tant il s’agit d’un droit fondamental faisant partie intégrante des droits de l’homme.

Serge Aimé Bikoi

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