Afrique Société panorama 28 février 2020 (0) (552)

Cameroun > Drame de Ngarbuh: “Zéro mort” selon René Sadi

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Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a répondu à cette Ong hier nuit (jeudi, 27 février 2020) au cours d’un point de presse donné à cet effet. René Emmanuel Sadi dénonce ce qu’il appelle la mauvaise foi de Human right watch. En plus, le gouvernement affirme détenir des preuves accablantes que cette Ong a des accointances acérées sur les séparatistes sur le terrain.

Le ministre de la Communication (Mincom) n’a, certes, pas présenté au public ses preuves accablantes que le gouvernement dit détenir et qui établissent des liens entre Human right et de nombreux sécessionnistes armés, qui sèment la terreur dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais, le porte-parole du gouvernement s’est lancé dans une sorte de description des relations que la chercheuse Ilaria Alegrozzy de Hrw aurait avec ces groupes armés pour obtenir des preuves à charge contre l’armée camerounaise. C’est l’exploitation du téléphone portable d’un certain Nfor Yacubu présenté comme étant un dangereux terroriste et interpellé par l’armée le 24 février 2020, qui aurait mis Yaoundé sur la piste.

Dans ce téléphone, explique René Emmanuel Sadi, l’on a retrouvé dans échanges de messages où Ilaria Alegrozzy demande à ce séparatiste de lui fournir, autant que possible, en fabriquant, de toutes pièces, des documents visuels, phitographiques et vidéos montrant les forces de défense et de sécurité en train de commettre les violences sur les civils. Ainsi, renchérit Sadi, le séparatiste Nfor Yacubu présenté comme spécialiste du trucage d’images et ses camarades se déguisent en policiers, gendarmes et militaires, en arborant leurs uniformes, commettent des exactions, filment et les envoient à Human right watch, qui les compile comme document qu’elle publie dans ses rapports. C’était donc le cas avec sa dernière publication intitulée “Cameroun: massacre de civils dans la région séparatiste”. Dans ce rapport, Ilaria fait état de 21 civils, dont une femme et 13 enfants massacrés par l’armée camerounaise appuyée par les membres de l’ethnie peule Mbororo.

De plus, ajoute la chercheuse, l’armée a incendié 5 maisons et commis de nombreux pillages et autres passages à tabas des populations. Des déclarations que le pouvoir de Yaoundé continue de rejeter reconnaissant, uniquement, soir une femme et 4 enfants qualifiés de victimes collatérales à la suite des violents accrochages entre l’armée et les groupes séparatistes pour lesquels le gouvernement estime qu’ils seraient en contact avec certaines Ong, dont Human right watch.


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