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Afrique - 22 décembre 2021

Cameroun > Droits de l’homme: La Cdhc énumère les droits bafoués à cause de la crise anglophone.

C’est ce qu’a fait le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, James Mouangue Kobila alors qu’il présidait la cérémonie d’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’assemblée générale des commissaires de ladite commission hier, 21 décembre 2021 à Yaoundé.

La situation des droits de l’homme reste préoccupante au Cameroun. Elle est principalement affectée par des problèmes sécuritaires et, dans une moindre mesure, par la recrudescence des atteintes à la dignité des personnes sur les réseaux sociaux ainsi que par la pandémie à coronavirus. Au cours de l’ouverture des travaux de la 1ère session ordinaire de l’assemblée générale des commissaires de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (Cdhc), James Mouangue Kobila, le président de ladite commission, a énuméré les différents droits qui ont été foulés au pied. Ainsi, la Cdhc constate qu’environ 2 millions 200 mille personnes ont été tuées, blessées, déplacées internes, réfugiées, privées du droit à l’éducation, du droit à la protection de leur santé, du droit de propriété et de la liberté d’aller et venir ou de la liberté du commerce et de l’industrie, à cause de la situation sécuritaire qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

La Cdhc note également que 4 293 établissements scolaires ont été fermés en raison de ces situations dont 69 dans la région de l’Extrême-nord, 3 220 dans la région du Nord-ouest et 1004 dans la région du Sud-ouest. En outre, la Cdhc relève que l’année 2021 a été particulièrement marquée par la recrudescence des atteintes à la dignité des personnes sur les réseaux sociaux, en raison de l’utilisation irresponsable de ces derniers, qui se traduit notamment par des attaques personnelles, la promotion des discours haineux et xénophobes ainsi que par des propos stigmatisants. Concernant la pandémie à coronavirus, la Cdhc indique qu’elle a considérablement contribué à aggraver la situation des droits de l’homme avec entre autres, les mesures de riposte prises par l’État, qui ont entraînées la restriction de certaines libertés.

Comptes administratifs

Pour sortir notamment des crises qui secouent le pays dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême-nord, le président de la Cdhc, James Mouangue Kobila, a envoyé un message fort aux fauteurs de troubles. << Pour que la guerre cesse, nous invitons ceux qui ont pris les armes à les déposer et nous disons à ceux qui n’ont pas pris les armes qu’en démocratie, on peut avoir des pensées différentes que ceux qui dirigent mais en démocratie on ne fait pas la guerre à son pays >>, a-t-il déclaré. Il faut préciser que la 1ère session ordinaire de l’assemblée générale des commissaires de la Cdhc s’est tenue à la veille de la seconde qui se tient aujourd’hui, 22 décembre 2021. Les travaux des deux sessions sont principalement consacrés à l’examen : des comptes administratifs et de gestion des exercices 2019 et 2020 ; du projet de règlement intérieur de la commission ; du projet de cadre de dépense à moyen terme de la Cdhc pour l’exercice 2022 ; le plan d’action de la Cdhc ; le plan d’action de promotion des droits de l’homme ; le plan d’action de protection des droits de l’homme ; le plan d’action de prévention de la torture ; le projet de plan du rapport 2021 de la Cdhc et enfin les plans de recrutement 2021 (en régularisation) et 2022.

Rostand TCHAMI

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