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Cameroun > Droits de l’homme: Le cas Cameroun sur la table des élus européens

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C’est avec la présidente de la Commission des droits de l’homme au Parlement européen à la manette, en compagnie de 29 députés issus de 13 pays et de 5 groupes politiques différents, que le Haut représentant de l’Ue pour les Affaires étrangères a été saisie.

« Il faut trouver la solution pour que le dialogue politique entre l’Union européenne(Ue) et le Cameroun reprenne, parce que la situation est extrêmement tendue » explique la députée socialiste belge Marie Arena. La rencontre entre le Cameroun l’Ue devait avoir lieu au début de l’année mais a été repoussée sine die pour cause de pandémie de la Covid-19. Les élus du vieux continent demandent à l’Ue de plaider pour une résolution pacifique du conflit anglophone, et un meilleur respect des droits de l’homme au Cameroun.

En ce qui concerne le Noso, ce groupe de députés est particulièrement critique. « Le Cameroun est confronté à une situation qui est extrêmement difficile et où la réponse qui a été apportée par rapport aux séparatistes, est une réponse militaire, qui en trois ans de temps, a fait 700 000 déplacés ! Donc on ne peut pas dire – et c’est ce que nous disons dans le cadre de cette lettre -, que les choix qui ont été faits, voient une sortie du tunnel », s’est confiée la présidente de la Commission des droits de l’homme de cette Chambre.

En ce qui concerne la question des droits de l’homme, les élus européens déclarent qu’il s’agit bien entendu des « arrestations arbitraires », c’est aussi « la question du journaliste qui a été assassiné, Samuel Wazizi, pour avoir exprimé une position journalistique sur la question des séparatistes. » Il faut préciser sur ce cas précis que l’ambassadeur de la France a déclaré au sortir de sa dernière audience au Palais de l’unité que le chef de l’Etat lui avait promis d’ouvrir une enquête pour en savoir davantage sur le cas de ce journaliste décédé il près de 10 mois. Précisons que les auteurs de ce courrier ne plaident ni pour des sanctions, ni pour une suspension des aides européennes au Cameroun, dont les populations seraient « les principales victimes » précise Marie Arena.
Léopold DASSI NDJIDJOU


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