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Cameroun > Droits humains : Bibou Nissack victime d’abus au Sed

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Dans une publication, le Père Ludovic Lado dénonce le traitement inhumain infligé au porte-parole de Maurice Kamto.   

D’après les informations recueillies par le prélat, Olivier Bibou Nissack et quatre autres jeunes arrêtés dans le cadre des marches du 22 septembre 2020 et détenus au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) sont en danger. Hier, mardi 27 octobre 2020, Bibou Nissack a été extrait de sa cellule par ses geôliers. Ces derniers lui ont demandé de signer un procès-verbal/rapport d’audition visant à requalifier les faits qui lui sont reprochés. On accuse le militant du Mrc, d’insurrection et de flagrance.

Le porte-parole de Kamto a refusé de signer et a été reconduit à sa cellule. Alors qu’il retournait dans sa cellule, Bibou a conseillé aux quatre autres jeunes détenus au Sed comme lui pour les mêmes raisons, de ne signer aucun document. Quand ces jeunes ont été ensuite extraits de leur cellule et qu’on leur a demandé de signer des rapports d’audition, ils ont refusé. Des menaces leur ont été proférées.

Entre autres, qu’on allait leur changer de cellule pour les éloigner d’Olivier Bibou Nissack parce qu’il aurait une mauvaise influence sur eux. Les geôliers estiment que Bibou Nissack finira par demander l’asile politique pour s’en aller pendant que les quatre jeunes moisiront en cellule. Comme le commissaire du gouvernement n’a aucune preuve dans son dossier pour les inculper sur les motifs d’insurrection et de flagrance, il est désormais question de recourir à des machinations frauduleuses.

Bibou Nissack est incarcéré au Sed dans un bloc de huit cellules réservées d’ordinaire aux délinquants. Isolé au milieu des délinquants, on craint pour sa sécurité, et bien sûr pour celle des autres jeunes dont le seul péché est d’avoir participé à une marche pacifique.

Quel est ce pays où il est désormais dangereux d’exercer un droit divin, celui de marcher avec les deux pieds que Dieu nous a donnés. N’attendons pas que les gens meurent pour dire des messes de requiem. Défendons-les vivants ! ”

s’alarme le Père Lado.

Le prêtre catholique dit qu’il défend tout simplement un citoyen broyé par un système diabolique qui se nourrit du sang des Camerounais.

Antoine Bivana


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