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Cameroun > Entre alternance et continuité: Frank Emmanuel Biya reçu en catimini à l’Elysée. What next

Selon nos sources, Frank Emmanuel Biya a été reçu à l'Elysée en France. Si tout porte à croire que désormais, tout serait scellé. Et l'après Biya devenu implacable. Frank Emmanuel Biya , le fils de l'actuel Président de la République du Cameroun au pouvoir depuis 40 ans, serait en pôle position pour gouverner après son père.

Par panorama
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Par Pierre Laverdure OMBANG

Frank Biya, il faut le préciser, n’a jamais brigué de mandat politique et ne figure dans aucun organigramme officiel. Il se retrouve pourtant régulièrement à la une des journaux camerounais, qui tendent à voir en lui un potentiel dauphin de son père, Paul Biya, Président du Cameroun (depuis 1982) et du puissant Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Frank Emmanuel Biya donc a été reçu en catimini à l’Elysée , car il faut désormais, pour la France, tenir le bon bout et ne pas rater la transition comme partout ailleurs dans ses ” colonies ” d’Afrique de l’Ouest très souvent plongées dans des guerres à cause de la transition mal pensée et mal négociée par la France.

Ce qui faisait déjà dire à Dieudonné Essomba , Économiste et analyste que :

«Quand on explique aux Camerounais qu’en tant que pays de l’Afrique centrale, nous ne pouvons pas échapper à ce triste sort et qu’en conséquence, l’après-Biya ne sera qu’un rapport de forces dans lequel ses héritiers sont lourdement avantagés, certains continuent à bâtir des scénarios».

La France serait -elle déjà en train de négocier la transition au Cameroun en faveur de Frank Emmanuel Biya? Pour mieux le comprendre, il faut aller chercher dans la vérité dans la visite annoncée de Emmanuel Macron en terre camerounaise. Et s’interroger davantage sur les réelles motivations d’une telle visite que bien de Camerounais trouvent un peu curieuse. Cette visite, il faut le comprendre, se situe en pleine période de succession à la tête de l’État camerounais. Alors que les guerres intestines font rage pour succéder à Paul Biya, qui n’est pas éternel, Emmanuel Macron vient passer deux jours au Cameroun pour ne pas rater le coach d’une alternance manquée et de voir la France être pointée du doigt une fois de plus en Afrique.

”La France, comme d’ailleurs, toutes les autres puissances n’agissent que sur les lignes de  force, telles qu’elles se dessinent sur le terrain. Elle ne vient pas fabriquer des gens nouveaux, mais s’appuient sur des forces qui sont déjà là et présentent suffisamment de puissance pour faire le poids dans le combat ! La France n’appuiera jamais un camp trop faible”

écrit Dieudonné Essomba.

Voici, en effet, ce qu’il faut comprendre de la visite annoncée du président français au Cameroun. au moment où la transition pousse en odeur.

Une histoire compliquée

Sauf que pour y arriver , Frank Biya devra faire et avoir affaire à des apparatchiks d’un système qui dure et a fabriqué des jeunes devenus vieux aux ambitions démesurées et qui, comme lui, rêvent, désormais, de se voir appeler un jour ‘Monsieur Le Président ! ”. La guerre des réseaux pour le positionnement final est enclenchée clairement. Frank Biya devra choisir des hommes peut-être parmi ceux qui gouvernent actuellement pour se faire.

A 89 ans sonnés et 40 années passées au pouvoir ça use. Paul Biya, sait indubitablement qu’il partira un jour , la nature nous s’impose de quitter la terre à un moment donné de notre vie. C’est vers ce chemin que se dirige inéluctablement le chef de l’état camerounais arrivé dans les hautes sphères de l’administration camerounaise en 1963. A la faveur des éléments que nous impose la nature, il revient un nom, celui de Frank Emmanuel Biya , fils du président de la République Paul Biya du Cameroun.

Si certains lui prêtent les intentions de succession à la tête de l’État du Cameroun, pour d’autres il semble ne pas être interressé. Mais ce serait être naïf que de croire que Frank Emmanuel Biya ne veuille pas ”ressembler” à son père et ou même le ”remplacer” à la tête de l’État du Cameroun. C’est bien être naïf. Ce dernier n’a jamais approuvé et n’a jamais désapprouvé non plus cette volonté de succession qu’on lui prête depuis la naissance d’un mouvement appelé le ” Mouvement des frankistes”.
Habile et prudent comme son père, très chiche en parole , Frank Biya s’est réservé, très souvent, de beaucoup de choses. surtout celles en relation avec la politique- politicienne. Une ou deux apparition publiques depuis ces deux dernières années amènent à penser que les données peuvent changer et qu’elles changent même ! Des réunions secrètes se font dans les quartiers pour soutenir et accompagner le fils de Paul Biya au grand remplacement ça on le sait !

Pour de nombreux analystes ,la question ne se pose même plus. Tant les événements qui se succèdent laisse entrevoir et se dessiner autour de l’avenir de Frank Biya et du Cameroun un destin qui serait désormais scellé avec le Cameroun. Comme avec son père en son temps. Oui ! le temps de Frank biya est arrivé dirait -on ! si nous voulons suivre la.logique des fils à papa si chère à l’Afrique centrale. Passons !

Si arriver au pouvoir c’est pas bien difficile pour pour Frank Emmanuel Biya , pour lui le plus difficile sera de savoir avec qui arriver .Car il s’agit de construire autour de lui la muraille de fer qui lui permettrait de diriger de mains de maître le Cameroun. S’il en devient le président un jour. Il lui faudra des hommes sur qui compter des hommes de confiance qui devront penser pour le chef. Des hommes qui ne prendraient à aucun moment une parti de son pouvoir s’il ne lui est pas constitutionnellement donné ,car c’est bien parmi des camerounais qu’il faudra en choisir pour diriger. Oui , Frank Emmanuel Biya devra choisir des hommes pour diriger. Ça c’est obligé. On dirige un pays avec des hommes. Oui mais des hommes de confiance.

Un problème pour Frank Emmanuel Biya. Parceque , il faudra commencer par diriger avec les ministres de son pères. Ceux-là ! Installés depuis plus de trois décennies et qui contrôlent et manipulent à leur guise un système qui est le leur. Ils sont ceux qui gouvernent depuis plus de dix ans et de manière plus ou moins officielle. Ils décident …Ils sont l’autorité désormais installée dans tous les couloirs de l’administration à travers des filleuls qui pérennisent leur mode de gouvernance et contrôlent une partie du pouvoir qu’ils ce sont arrogé au fil des années passées dans le système.

C’est désormais palpable , l’atmosphère nauséabonde que dégage l’après biya est en forte expansion. Une guerre à peine voilée sous fond de manipulation , de révélation , de trahison et d’accusation qui fusent de toute part . Chacun allant de son réseau ( personnel) pour intimider , nuire, manipuler et influencer. Nous sommes là en plein dans la guerre de succession. Même ci tout porte à croire que s’est joué désormais en faveur de Frank Emmanuel Biya.

Ils sont prêts à tout pour rester. Survivre à l’après Biya. C’est là le challenge , car en politique, rien n’est absolument stable. Il faut donc, pour vivre l’après-Biya, résister au choc du présent. Et pour ça, ils sont prêts à tout ! A se livrer en spectacle digne des films de Spartacus où pour vivre, il faut tuer.

Il y’a quelques mois, le monde entier pouvait entendre résonner les éclaboussures autour de ce que l’on avait tôt fait de qualifier de covid-gate. Une rocambolesque histoire de détournement présumé autour de la gestion des fonds covid-19 au Cameroun. Une vague d’accusations portée sur le jeune ministre de la Santé publique (Minsante), Manaouda Malachie, avec des ramifications inimaginables.

Une chaîne de responsabilités dévoilées autour d’un ”détournement ” de 180 milliards de Francs CFA avec en fond un rapport , ou deux rapports de la chambre des comptes de la cour suprême du cameroun très discuté selon certains et vrai sur ces révélations pour d’autres. Un rapport qui aurait fuité le 16 novembre 2021, sur les réseaux sociaux. Et pour les enquêteurs du Tribunal criminel spécial(Tcs) d’investiguer sur l’usage de 334 millions de dollars provenant respectivement d’un emprunt auprès du Fmi et du trésor public.

Et pas que ça ! La dernière en date, c’est le spectacle auquel se sont livrés les ”hommes du Président” autour de l’inauguration d’une ” grande boutique ” à Yaoundé. Un désordre autour du respect de l’autorité du tout-puissant proche collaborateur du chef de l’État (mandaté par Paul Biya lui-même pour le représenter ) contestée par quelques cadors du gouvernement, qui ont boudé l’ordre protocolaire car le soupçonnant d’usurper le pouvoir au travers de délégations de signatures accordées par le président. Aussi, ceux-ci et leurs alliés boudent-ils, généralement, les événements auxquels il prend part. La dernière en date à Yaoundé, une si belle illustration. Un fait est que au Cameroun désormais on pense à l’après Paul Biya. Une suite implacable , qui fait bouger le landernau politique et vaciller entre coups bas à tout vent et manipulation de l’opinion.

Une guerre visible par médias interposés et réseaux sociaux , qui, au-delà de tout révèle la guerre interne qui secoue le ”système Biya” . Il n’est plus rare de tomber sur des correspondances des entre membres du gouvernement s’accusant subtilement autour d’une affaire. On l’a vu avec le covidgate. Un rapport qui a quasiment révélé que au sein du gouvernement, il existe bien de conflits internes au pouvoir.

Le Covidgate au grand jour a montré le visage hideux d’un gouvernement qui est prêt à se bouffer entre mal gouvernance, gabegie dans la gestion des fonds et des biens publics, corruption, concussion, clientélisme, non-maîtrise , mépris de l’intérêt commun, égoïsme, cupidité, manque de patriotisme de certains gestionnaires de la chose publique dans le seul but de se maintenir et contrôler une partie ou toutes partie de pouvoir après Biya

Ce qui fait dire à Me Amedee Dimitri Touko Tom, analyste politique : ” Le sort de Biya, en tant qu’individu, n’est plus un enjeu pour les forces conservatrices au pouvoir. Ce qui compte pour elles, c’est la pérennité du système, même après le départ de Biya qu’elles ne s’empêcheraient de précipiter, si elles avaient la garantie qu’aujourd’hui sera comme la veille et que demain, sera comme aujourd’hui.” s’exprimant sur la guerre de succession dans le clan de Paul Biya.

Entre informations confidentielles, des mensonges officiels aux diffamations sous formes d’informations alambiquées , tout y passe pour y arriver lors du sprint final. Le Cameroun est, certainement, dans une histoire compliquée et complexe qui révèle , selon certains analystes, la guerre des réseaux pour le pouvoir. Un pouvoir qu’ils ne laisseront certainement pas au seul , Frank Emmanuel Biya. Ils y ont déjà goûté et ça peut être très dangereux …« Le pouvoir ne fatigue que ceux qui ne l’ont pas. »disait l’homme politique italien Giulio Andreotti (1919-2013). Et au Cameroun, tous ou presque en rêve après Biya ou un autre, jour. Alors imaginons le futur, même si
Frank Emmanuel Biya a toujours pris soin de s’entourer d’amis d’enfance et de proches issus, pour la plupart, des millieux economiques et financiers.

Sauf que en politique, tout n’est jamais précis et Paul Biya, lui même n’a pas encore véritablement, joue sa dernière carte , la visite d’Emmanuel Macron serait peut être un levier sur lequel va s’appuyer la” Real – strategy ”qui se prépare.

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