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Afrique - 27 mai 2021

Cameroun > Exécutif régional de l’Ouest: L’Udc ne reconnaît pas certains membres

C’est par une Déclaration signée hier 26 mai 2021 par Patricia Tomaïno Ndam Njoya que la nouvelle a été rendue publique.

 L’Union démocratique du Cameroun tient à réitérer sa position sa position sur la mise en place du Bureau exécutif régional lors de la session de plein droit.

apprend-on de cette Déclaration qui intervient opportunément à l’ouverture de la 2ème session ordinaire de la région de l’Ouest consacrée au vote du budget de l’exercice 2021 et de certaines délibérations

Dans cette mouvance, le parti à la houe tient à préciser qu’il n’a aucun grief spécifique concernant les postes de président et de premier Vice-président du bureau exécutif, élus au scrutin uninominal.

 L’Udc rejette la liste des autres membres du bureau constituée pour non-respect du consensus requis à l’élection de liste ; le non-respect de la configuration politique : l’Udc disposant de 17 conseillers régionaux n’y est pas représentée », dénonce cette famille politique avant d’ajouter à ce chapelet de griefs les « autres irrégularités, impostures et mascarades observées.

dénonce cette famille politique avant d’ajouter à ce chapelet de griefs les « autres irrégularités, impostures et mascarades observées.»

Dans ces méandres, le parti de Tomaïno Ndam Njoya avoue qu’il se réserve le droit de se pourvoir par devant le tribunal administratif afin de faire valoir ses droits pour le triomphe des valeurs républicaines et démocratiques. Il va sans dire que ce parti politique indique avoir épuisé un certain nombre de recours avant d’en arriver là. Le dernier en date étant la saisine du président de la République alors que bien avant, le ministre de la Décentralisation et du développement local s’était déjà déclaré incompétent en réponse au recours gracieux qui lui avait été adressée. 

L’Udc, la redoutée du pouvoir dans la région ?

A la sortie des régionales du 6 décembre de l’année dernière, il convient de relever que le parti à la houe tenait la dragée haute face au pouvoir dans le Noun. Le feuilleton de contestations de cette famille politique s’est ouvert rapidement avec le Conseil de plein droit où très tôt, les artifices la mettent à l’écart. Le leader du parti, Tomaïno Ndam Njoya va commettre une Déclaration pour expliciter « la politique de frustration et d’exclusion dont est victime son parti. »

 L’Udc a décidé comme la loi le permet, notamment l’article 309 du Code général de la Décentralisation, alinéas (2,3 et 4), de porter un recours en annulation de l’élection des membres sur la liste telle que prévue  par l’article 307, alinéa 7.

lisait-on dans la Déclaration

Elle s’appuyait sur l’alinéa 7 de l’article 307 dit expressément qu’aussitôt après l’élection et sous sa présidence (président du Conseil régional), le Conseil régional complète son Bureau en élisant dans les mêmes conditions que le président, les deux questeurs et les deux secrétaires qui sont élus sur une liste au scrutin majoritaire à un tour. En  plus de ce vice de forme évoqué par le parti à la houe, il y avait aussi le non-respect de l’article 276 du Code sur la Décentralisation qui parle du respect de la composante sociologique de la Région. A ce niveau l’Udc accusait et parlait d’une « représentation fallacieuse des populations du Noun au Bureau du Conseil régional ».

Au sein du Bureau du Conseil régional, sur les 20 sièges qui reviennent au Noun, 17 sont de l’Udc et 3 du Commandement traditionnel. La représentation du Noun, contestait de ce fait Patricia Ndam Njoya, ne saurait être assurée par le seul pouvoir traditionnel.

 L’Udc condamne fortement la tendance monarchique qui reprend corps dans le département du Noun, où ses élus, bien que majoritaires, sont méprisés, chosifiés et constamment injustement combattus par une coalition incestueuse et paradoxale de l’autorité traditionnelle et de certains qui exercent la puissance de l’Etat dans le département, pourtant supposés défendre la loi et l’ordre républicain.  

s’indignait le communiqué

Léopold DASSI NDJIDJOU

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