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Afrique - 5 octobre 2021

Cameroun > Facebook breakdown: Les effets de l’hyper dépendance à l’égard des réseaux sociaux

Une panne du Dns a paralysé, il y a 24 heures, des principaux systèmes de communication des internautes dans le monde.

Instagram, facebook, messenger et WhatsApp ont connu une panne simultanée partout dans le monde et durant sept heures de temps. Tous les sites du groupe Facebook ont été inaccessibles, ainsi que leurs applications sur smartphone. Environ 4 milliards d’internautes étaient concernés. Avec cette panne historique, les réseaux sociaux contribuent à démontrer, au vu des réactions diverses, qu’ils rythment la vie quotidienne des Camerounais.

Bien de personnes ont tenté, en vain, de charger, à plusieurs reprises, leurs mégas. Certains ont redémarré leurs téléphones ou iPhones « n » fois sans être connectés aux réseaux sociaux et, singulièrement, aux différentes plateformes et messageries. De 16 à 23h, pas de japap, ni de « j’aime », encore moins de commentaires ou de partages. La socialité, l’affectivité et l’interactivité que les uns et les autres entretiennent régulièrement sur la toile ont été brouillées pendant des heures entraînant, par corollaire, stress, nervosité, angoisse, inquiétudes et embarras. De nombreux compatriotes, confrontés à cette déconvenue, las d’attendre, vainement, une connexion internet en soirée, ont préféré s’endormir jusqu’au petit matin. Ceux et celles qui avaient effrité les vieilles habitudes liées à la communication interpersonnelle, ainsi qu’à la communication normale ont renoué, illico presto, avec l’envoi des messages et l’émission des appels téléphoniques.

Dans le dessein de remédier à ce souci consécutif à la brouille sur les techno médias, d’aucuns sont restés postés devant leur poste téléviseur intéressés par la panoplie de programmes offerts par moults chaînes de télévisions locale, nationale et supra nationale. Les férus et mordus de la lecture ont renoué avec des ouvrages, romans et autres bouquins dont ils s’étaient séparés il y a plusieurs années.

Des internautes qui sont hyper connectés sur plusieurs plateformes numériques n’ont guère eu de gêne en allant se vautrer sur Imo, Snapchat, Google, viber, badoo, YouTube, zoom ou encore sur twitter. Le malheur de facebook a fait le bonheur de ses concurrents. La messagerie « Telegram » est passée de la 56ème à la 5ème place des applications gratuites les plus téléchargées aux États-Unis en un jour selon le cabinet spécialisé « Sensor Tower ». La panne régalait aussi les utilisateurs facétieux, qui rivalisaient de railleries et de quolibets sur Twitter. D’autres exprimaient leur chagrin pour avoir été coupés de leurs contacts, de leurs sources de revenus ou de leurs outils de travail.

Avec cette panne historique, les manières contemporaines de vivre des concitoyens inclinent à appréhender les réseaux sociaux comme une drogue, voire comme une espèce d’opium du bas-peuple. Tous ou presque ont été entraînés et embarqués par les nouvelles modalités de la toile au point d’en être devenus hyper dépendants. Difficiles, à l’heure actuelle, de s’affranchir de cette emprise esclavagiste des temps modernes tellement les plateformes numériques et autres messageries naissent au fil des années créant une interactivité entre les internautes et les promoteurs.

La leçon à retenir, au demeurant, est qu’il y a tellement d’autres activités auxquelles chacun(e) peut se livrer : la lecture ; la natation; la télévision; du temps à consacrer aux autres; les discussions entre frères, sœurs, parents et collatéraux en famille. A défaut d’optimiser et de rentabiliser leurs propres outils de télécommunications à l’Africaine, les compatriotes d’ici et d’ailleurs risquent de devenir, irrémédiablement, des marionnettes des réseaux sociaux.

Serge Aimé Bikoi

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