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Afrique - Info continue - 6 juillet 2021

Cameroun > Fake news: Les réseaux sociaux convoquent Albert Dzongang à la police

Albert Dzongang a-t-il déféré à la convocation à lui adressée par le commissariat central n°4 de la ville de Douala?

Dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours dans cette enseigne policière et suite aux instructions du Procureur de la République près le Tribunal de Première instance de Douala-Ndokoti, le conseiller spécial du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) était invité à se présenter, ce matin (mardi, 6 juillet 2021) dans ce commissariat. L’homme politique a-t-il, dûment, reçu sa convocation et s’est-il présenté au commissariat central no4 pour son audition ?

Joint au téléphone, ce matin par panorama papers, le conseiller spécial du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) affirme qu’il n’a reçu aucune convocation des éléments du commissariat central n°4 de la ville de Douala. Albert Dzongang relève qu’en tant que citoyen honnête, s’il avait reçu cette convocation, il se présenterait, volontiers, devant les services de la police nationale.

Question de savoir de quoi il en retourne. Pour l’ancienne figure politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc),

« il existe des moyens pour convoquer les citoyens. Ce n’est pas sur les réseaux sociaux, espace sur lequel la lettre-convocation a fuité, ou par voie de la presse locale ou encore à travers les passants que l’on doit être convoqué »,

explique A. Dzongang.

Le plus proche collaborateur de M. Kamto mentionne, en référence à la procédure judiciaire, que la convocation doit lui être remise cinq jours avant la date fixée pour son audition. Pour l’ancien leader de la Dynamique, « il ne faut pas que les gens prennent la police dans la boue ». « La police camerounaise, ajoute-t-il, a autre chose à faire que de se faire ridiculiser ».

Plainte contre Albert Dzongang

D’après des sources crédibles, A. Dzongang est convoqué au commissariat central no4 de la ville de Douala suite à une plainte déposée par Aboubakary Siddiki. Le président national du Mouvement patriotique du salut camerounais (Mpsc) accuse le conseiller spécial de M. Kamto de « diffamation, propagation de fausses nouvelles et de mensonges ». Joint aussi au téléphone, l’ancien détenu de la prison principale de Yaoundé fait savoir que A. Dzongang a pointé le doigt accusateur sur lui au cours de la dernière interview qu’il a accordée à la chaîne de télévision privée « Équinoxe Tv » à l’émission « La vérité en face ». Pour Aboubakary Siddiki, le cadre du Mrc l’a accusé nommément d’être impliqué dans le scandale du Covidgate, tout autant que certains ministres de la République.

Le leader national du Mpsc relève que le conseiller spécial du leader du Mrc a affirme qu’il a gagné un marché d’un milliard de Fcfa dans le cadre de la gestion de la pandémie du coronavirus. Toute chose que bat en brèche cet homme politique, manifestement courroucé au téléphone. Il jure, d’ailleurs, qu’il n’a jamais gagné un quelconque marché lié au Covid-19. A. Siddiki fustige, dans la même veine, quelques figures ayant publié, dit-il, cette fausse information sur la toile et ayant, de surcroît, publié sa photo comme un repris de justice et celle de son épouse, l’objectif étant, regrette-t-il, « de ternir son image ».

A. Siddiki est cette figure du septentrion qui avait accueilli M. Kamto et ses alliés politiques à la prison principale de Yaoundé. Le président du Mpsc avait été interpellé le 9 août 2014 dans ses bureaux à Bonadibong à Douala parce que accusé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Il avait été détenu et torturé au secret pendant 48 jours dans une cellule de la Dgre(Direction générale de la recherche extérieure). Son procès s’était ouvert devant le Tribunal militaire de Yaoundé le 22 décembre 2015 et avait connu sa sentence le 30 octobre 2017, soit trois ans de procès avec, au bout du compte, la condamnation à 25 ans d’emprisonnement ferme et 7,5 millions d’amendes.

Serge Aimé Bikoi

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