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Afrique - 2 mars 2021

Cameroun > Football: Dieudonné Happi nommé pour accompagner la normalisation de la Fif

En pleine, la Fédération Ivoirienne de Football (Fif) va bénéficier de l’expérience de l’avocat camerounais Me Dieudonné Happi.

L’information a été révélée par l’intéressé lui-même. Au cours d’une interview exclusive accordée à Equinoxe Tv, Dieudonné Happi a annoncé avoir été désigné par la Caf pour accompagner le comité de normalisation de la Fédération Ivoirienne de Football. Ancien président du comité de normalisation de la Fecafoot, Dieudonné Happi apportera son expérience au comité de normalisation mis en place pour normaliser la Fifa pour régler la guerre de succession qui déchire la Fif.

Me Dieudonné Happi à la tete de la commission électorale de la Caf

Outre accompagner la normalisation de la Fif, Me Happi aura la lourde tâche d’organiser les élections des membres du comité exécutif et du président de la Caf qui auront lieu le 12 mars à Rabat au Maroc.

Le Camerounais Me Dieudonné Happi vient d’être désigné président de la commission électorale de la Caf .

avait dévoilé Equinoxe TV le 23 février dernier

Pour succéder au Malgache Ahmad Ahmad, 5 cinq candidats sont en lice: Augustin Senghor, président de la fédération sénégalaise de football , Jacques Anouma, ancien président de la fédération ivoirienne de football, Patrice Motsepe , président du club sud-africain des Mamelodi Sundowns, le Mauritanien Ahmed Yaya, qui dirige la fédération de son pays et Ahamd Ahmad lui même.

Qui est Me Happi?

C’est un avocat qui correspond trait pour trait à la représentation que l’on se fait de cette profession auréolée de prestige. Où le paraître l’emporte sur l’être. Où le chic et le clinquant sont la règle. Où l’on cultive l’art de la rhétorique et des tournures de phrases à n’en plus finir. Il ne faut donc surtout pas être un homme pressé lorsqu’on aborde Maître Happi. Car son visage ferme s’illumine instantanément et il devient intarissable avec de grands gestes expressifs. Pourrait-il en être autrement pour cet homme né le 26 novembre 1951 qui a réalisé son rêve d’enfance, celui d’être avocat. C’est cette ambition tenace qui a guidé sa scolarité tel un fil d’ariane. Après des études secondaires aux lycées de Buéa et de Manengouba, il passe finalement son bacc dans un lycée français. Dès lors, le jeune Dieudonné se voit déjà.

Il se plonge résolument dans des études de droit aux universités de Rouen et d’Angers. Un Deug, une licence et une maîtrise en droit sont au bout de son cursus. L’étudiant se rapproche ainsi de son rêve. Parti du Cameroun en 1977, il prend l’avion du retour en 1981 où il a rendez-vous avec son destin. Admis en stage d’avocat en 1983, il peut en 1985 enfiler la tant désirée robe noire qui lui permet de siéger au sein de l’ordre national des avocats. Fuyant la saturation qui guette les grandes cités Douala et Yaoundé, il se met dans la peau de pionnier en allant ouvrir son cabinet dans la toute nouvelle province de l’Extrême-Nord.

D’année en année et au fil des procès, sa notoriété va crescendo. Comme en ce mois de l’année 1991 où il plaide au palais de justice de Maroua la cause de l’ancien directeur de la sécurité présidentielle du président tchadien déchu Hisseine Habré. De Dakar où il s’est exilé, l’ex homme fort de N’djamena téléphone régulièrement à l’avocat pour prendre les nouvelles de son protégé, accusé de meurtre en terre camerounaise sur fonds de règlements de comptes entre anciens barons du régime.

Me Dieudonné Happi fait donc désormais partie du cercle très restreint des avocats qui comptent lorsqu’il se laisse piquer par le virus de la politique à la faveur de la brise démocratique qui souffle dans les années 90. Par opportunisme ou par réalisme, il s’embarque dans la mouvance qui a le vent en poupe : les forces du changement. En deux temps trois mouvements, il se retrouve coordonnateur dans le Grand-Nord de l’Union pour le changement ensemble hétéroclite d’associations et de partis politiques qui soutiennent la candidature de Ni John Fru Ndi à la présidentielle d’octobre 1992.

Mais le chairman au faîte de sa popularité tombe de haut, Il perd. Nombre de ses partisans se dispersent. Me Happi fait le mort. Il ne redescend dans l’arène politique qu’en décembre 1995 lorsqu’il adhère à l’Undp dont il devient rapidement un membre influent en accédant au bureau politique. Il sera même conseiller municipal à Maroua de 1996 à 2002. Ceux qui cherchent des exemples d’intégration nationale sont servis.

Joel Onana

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