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Afrique - 12 août 2021

Cameroun > Fraude: Patrice Nganang affiche Calixthe Beyala

Dans un post sur sa page Facebook ce 12 août 2021, l’universitaire dénonce les manœuvres basses du ‘’Prix Nobel du Plagiat’’.

« Un jeune écrivain peut-il donner son manuscrit à Calixthe Beyala? Non. Pourquoi? Pas seulement à cause du plagiat répété pour lequel elle a été condamnée en France, car elle va recopier ce manuscrit-là, totalement ou en partie, »

introduit Patrice Nganang.

De l’avis de professeur d’université, lire les manuscrits de jeunes écrivains est la fondation même des chaires d’écriture créatrice, telles qu’elles existent. Chimamanda en a fait toute une industrie depuis 2010 avec ses workshops qui ont produit des talents comme Ekwezi Emedi.

« Lire les manuscrits des jeunes auteurs, c’est le futur car il permet aux écrivains de vivre de leur travail, et donc de l’écriture. Cad (entendez c’est-à-dire) de ne pas se prostituer aux politiques ou aux médias. La question renvoie cependant à autre chose : la formule d’écrivain de Beyala est dépassée – elle dépend de la télé à l’heure des Rs comme on dépendrait du cheval à l’heure de la voiture, et puis elle dépend de ceux qui ont le pouvoir, pour survivre – hommes, présidents/tyrans. Parfait deuxième bureau, »

estime Nganang.

A son sens, la formule de Beyala se retourne contre les minorités. Défendait les Noirs devant les Blancs, mais en France même et cela je le sais, a toujours eu un mépris total pour les Noirs, ou comme elle dit, les ‘nègres.’ Elle est homophobe, bamiphobe, anglophobe. Les minorités là ont commencé à écrire. Les années 1980 qui l’ont vue publier des livres qui étaient lus, étaient un désert littéraire, où la France finançait des gens comme elle, sortie de leur propre invention. Mais aujourd’hui, il y a un boom absolu de la littérature africaine, boom qui est structurellement fondé et plus solide – et ce sont les minorités, africains gays, anglophones, bamiléké, qui dictent les termes.

« Mieux, les universités ont des chaires d’écriture créatrice de Harvard (et Teju Cole y est Professeur) à n’importe où, ont des chaires occupées par des écrivains. Nous voyons en live, autant la fin d’un modèle que l’extinction d’un vecteur de haine, et d’une vision phallocratique du féminisme qui flirte avec la haine de l’Autre, parce que parasite de la patriarchie, »

conclut Patrice Nganang.

Antoine Bivana

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