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Afrique - 24 août 2021

Cameroun > Fusillade de Bali: Osih et Nintcheu étalent la division du Sdf

Le drame de dimanche dernier dans le Nord-Ouest a suscité une réaction croisée des deux dignitaires du parti de la balance. Une déchirure sans fin.

« La foi attaquée de sang-froid à Bali », tel est le titre de la communication de Joshua Osih suite aux tristes événements de Bali. Dans sa sortie, il engage le Sdf et interpelle  grandement les pouvoirs publics de « mener des actions fortes et immédiates contre les auteurs de ces crimes atroces ».

Dans la foulée, et il demande aux populations de coopérer dans ce sens tout en appelant à l’ouverture des procédures judiciaires contre ces acteurs criminels.

« Ôter une vie est un crime contre l’humanité, pire encore, le perpétrer dans un lieu de culte, temple par excellence du refuge individuel et endroit sacré du recueillement, est un acte odieux. Nous dénonçons avec la dernière énergie ces exactions d’où qu’elles viennent car aucun citoyen ne mérite un tel traitement cruel et inhumain »,

s’insurge le 1er vice-président du Sdf. 

Par ailleurs, il confie qu’il est temps de mettre tout en œuvre pour la fin de cette crise exécrable qui, depuis cinq ans,

« détruit l’âme du Cameroun profond ».

Le Sdf, enchaîne-t-il, reste ouvert depuis le début de cette crise à toute action menant à la résoudre et demeure depuis toujours,

« le parti qui œuvre sans relâche pour la paix, la cohésion sociale, l’égalité des chances et la justice sociale dans notre pays ».

Jean-Michel Nintcheu ne l’entend pas de cette oreille.

« Se limiter aux condamnations creuses et aux slogans hostiles et à la limite lassants pour les populations qui subissent quotidiennement dans leur chair ce drame insoutenable, ne changeront pratiquement rien à ce qui se passe dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest »,

reconnaît-il à l’entame de sa réaction de toute évidence en réplique aux termes de Joshua Osih.

Pour lui, les deux équations à résoudre sont celles de la guerre et du retour de la paix.

« La véritable paix passe par l’ouverture d’un dialogue politique national inclusif franc et sincère sur la forme de l’État entre les différents protagonistes et toutes les forces politiques et de la société civile »,

indique-t-il.

Il va plus loin en reconnaissant que tant que  ce dialogue politique véritable n’est pas organisée,

« le gouvernement camerounais, à qui incombe la responsabilité constitutionnelle de protéger les personnes et les biens, sera toujours tenu pour responsable de l’enlisement de cette sale guerre qui aurait pu être évitée dès le déclenchement de cette crise si le régime de Yaoundé avait adopté une stratégie plus conciliante et non celle absurde et autoritaritariste ».

Dans cette dynamique, il lance un appel pourqueles auteurs de l’attaque inacceptable de l’église presbytérienne de Bali ainsi que d’autres attaques non encore élucidées au niveau des enquêtes judiciaires qui l’ont précédée, soient formellement identifiés à l’issue d’une enquête indépendante et les coupables directs ou indirects sévèrement punis conformément à la loi. On apprécie l’entente cordiale qui se perpétue entre les deux hommes surtout sur le drame de Bali.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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