Home Enquêtes Afrique Cameroun > Gestion des Ressources humaines: La Sodecoton sur le grill après des manœuvres basses ?
Afrique - 4 semaines ago

Cameroun > Gestion des Ressources humaines: La Sodecoton sur le grill après des manœuvres basses ?

Après la publication dans les réseaux sociaux des résolutions du conseil d'administration tenue le 8 avril dernier à la société pour le développement du coton. Et où , apparaissait sur les réseaux sociaux des nominations entérinées par le conseil d'administration sur proposition du Directeur général, d'une liste de Directeurs originaires tous ou presque du grand-nord du Cameroun de part la consonnance de leur nom.

Une enquête de Pierre Laverdure OMBANG (1ère partie)

Quelques semaines plus tard , un groupe non identifié se faisant appelé « patriote alerte » va lancer une fatwa contre ces nominations qu’il juge  »anti-patriote ».

Entre guerre de positionnement, de lobbying et conflits internes, révélations

La présidence de la République a été saisie selon le contenue de la correspondance adressée au Directeur général de la sodecoton, des dénonciations mettant en cause par les dirigeants de la dite entreprise parapublic d’une politique de gestion de ressources humaines  »qui serait dommageable a l’unité nationale, à la stabilité du climat social et à un retour durable à la performance au sein de cette entreprise  ». Une correspondance du secrétaire général a la présidence le de la République Ferdinand Ngoh -Ngoh qui invite par ailleurs le Directeur général de la sodecoton à se justifier sur ces nominations et en faire la lumière dessus.

Il faut se souvenir que c’est pas la première fois que de telles récriminations sont portées à chaque fois sur la Sodecoton qui pour tant aura à chaque fois apporter une justification chiffre a l’appui sur les nomination set les recrutements dans cette entreprise. Déjà en 2019, après un recrutement lancé des  »camerounais » avaient tôt fait de fustiger sans en connaître les tenants et les aboutissants et ni même les procédures. Des recriminations en l’endroit du Directeur général de la sodecoton et qui avaient motivés la sortie du directeur de publication du tabloïd oeil du Sahel pour expliquer , nous étions alors en 2019:
Et à propos des nominations à la Sodecoton : A la suite de la libéralisation intervenue dans les années 1990, la possibilité était donnée aux dirigeants d’entreprises de négocier les conditions de recrutement avec des potentiels candidats. De ce fait, des ingénieurs ou des détenteurs du Bacc + 4, Bacc + 5 ou Bacc + 7 ont été placés en 7ème ou en 8ème catégorie. Difficile alors d’attirer les candidats ressortissants de la partie méridionale du pays. Depuis 2017, la société recrute à nouveau des ingénieurs en 10ème catégorie, lequel recrutement se fait par Avis d’appel à manifestation d’intérêt au niveau national. » Je dépose quelques éléments ici pour mon ami et confrère Chanon, DP du quotidien Le Messager » faisait lire Guibai Gatama sur le sujet.

Allant plus loin sur la répartition géographique des promus en ce temps là:
« Extrême-Nord, 09 ressortissants dont : 02 du Diamaré (Souba Matchidai et Nadama) ; 04 du Mayo-Kani (Sadou Fernand, Abba Henri, Youssoufa et Oumarou Bouba ) ; 03 du Logone et Chari (Mme Oummou Kaltoum, Abdoulaye Abou Abba et Nouhou Boukar).
Nord, 06 ressortissants dont 03 de la Bénoué (Bassoro Youssoufa, Ismaila et Zouseube Hosias) ; 01 du Mayo Rey en la personne de Mme Belibi Nafissatou ; 02 du Mayo-Louti (Boubakary Yabou et Adoum Yaouba).
Adamaoua, 01 ressortissant, Vina (Daoudou).
02 directeurs sont originaires de la partie méridionale du pays : Tsamba Frédéric (Ouest) et Jacques Nzima (Centre).
Sur les 18 responsables nommés, 09 sont d’obédience chrétienne (Sadou Fernand, Tsamba Frédéric, Abba Henri, Souba Matchidai, Nzima Jacques, Nadama, Boubakary Yabou, Daoudou et Zouzeube Hosias.) et 09 musulmans de toutes les ethnies (Nouhou Boukar, Mme Belibi Nafissatou, Oumarou Bouba, Ismaila, Youssoufa, Mme Oummou Kaltoum, Abdoulaye Abou Abba, Bassoro Youssoufa et Adoum Yaouba.) »

Pour le cas actuel et qui aura motivé la correspondance du secrétaire général de la présidence de la République à l’endroit du Directeur général de la sodecoton des éléments sont apportés pour justifier le fait, même si de manière officielle la direction générale de la sofecoton ne s’est pas encore prononcée. Des éléments non officiels qui révèlent sur les statistiques de ce dernier recrutement à la sodecoton :
-Nombre des candidats du Nord:442; Sud:82 total:524
-Présents au test Nord 364; Sud:30 ; total :394
-Admis Nord:22; sud:04; total:26
-pourcentage de présence: Nord:92,39; sud:7,61 total:100
-pourcentage admis: Nord 84,61; sud:15,39 total:100
Ce qui serait en réalité pour notre informateur une  » réalité donc certaines personnes ne connaissent pas les tenants et les aboutissants.’

Plus loin au delà des justifications demandées au Directeur général de la sodecoton, certains vont même à penser que le secrétaire générale de la présidence de la République lorgnerait déjà cette entreprise parapublic fleuron du nord du Cameroun et où depuis l’arrivée du Directeur général Bayero, où pourtant tout semble aller pour le mieux. Comment comprendre déjà qu’une telle correspondance ce soit retrouvée dans les réseaux sociaux avant que d’arriver chez le principal concerné ? Qui donc se cache derrière  » alerte patriote  » qui aurait saisi la présidence de la République ? Des questions et bien d’autres qui mériteraient d’être posées. Et bien plus même , pourquoi cet acharnement sur la seule sodecoton à chaque fois qu’il s’y passe des nominations ou encore de recrutements ? Car pour certains il faut bien que aller comprendre pourquoi une telle démarche n’est pas appliquée dans des structures comme: la sonara, csph, port de Douala, port de limbe, kribi, sosucam, hevecam, allucam… etc?

Un détail qui pourrait peut être échapper aux lecteurs de cette correspondance du Sg de la présidence de la République c’est cette phrase  » une politique de gestion de ressources humaines qui serait dommageable a l’unité nationale , à la stabilité du climat social et à un retour durable à la performance au sein de cette entreprise  ». Parlant de performance , voici ce qu’il en est depuis quelques années :

La Société de développement du coton (Sodecoton) est l’un des poumons économiques du
Cameroun. Notamment, elle fait vivre directement 200 000 producteurs dans les trois régions septentrionales. Aussi ses résultats et ses prévisions sont-ils scrutés avec attention. Si rien ne semble acquis aujourd’hui face aux velléités d’Advens-Geocoton de monter au capital, Sodecoton ne cache pas son intention de procéder, tôt ou tard, à une opération de recapitalisation, à hauteur de 200 milliards de Fcfa (305 millions d’euros). Sur ce point, l’heure est à l’optimisme : ses dirigeants prévoient une hausse de 3,6% de la production de coton graines, au cours de la campagne cotonnière 2021-2022 qui s’achève fin mai. Ce qui représente un total de 370 000 tonnes, contre 357 000 tonnes au cours de l’année précédente, qui marquait déjà une forte performance. Le rendement serait de 1600 kg/hectare, soit « le plus élevé d’Afrique en culture pluviale », précise une source interne citée par le magazine Investir au Cameroun.
Et par ailleurs , la Sodecoton vient à signée signer récemment , un protocole d’assistance technique avec l’organisme public chargé de contrôler sa gestion et ses pratiques, le Contrôle supérieur de l’État (Consupe). D’ici trois ans, terme du protocole, « nous attendons que la gestion de cette entreprise publique soit à la hauteur pour servir les populations, afin de rendre ce qu’on attend d’elle », conclut Rose Mbah Acha, ministre en charge du Contrôle supérieur de l’État.

 » Le géant camerounais du coton prévoit une nouvelle hausse de sa production annuelle. Les revenus devraient suivre, à en juger par les ventes à terme. Sodecoton, visiblement, entend améliorer ses performances et sa gouvernance, avant un renforcement de ses fonds propres. » rassure t-on là bas.

Du lobbying en sous-marrin ?

Entre autres , pour ne pas l’oublier rien ne serait jamais au hasard. Il règne depuis quelques temps une guerre d’influence autour de la sodecoton , les acteurs des deux bords qui s’affrontent sont désormais prêts à tout. Pour l’un passer par des méthodes peu orthodoxes pour s’accaparer ce bien nationale en privatisation complète et ceci a travers un lobbying fort. Jeune Afrique informait déjà que :  »Le patron d’Advens-Géocoton, détenteur de 30 % du capital de la Société de développement du coton (Sodecoton) contre 59% pour l’État du Cameroun, fait du lobbying auprès des autorités camerounaises pour en devenir l’actionnaire de référence. »

Une démarche qui ne rejoint pas l’assentiment d’une élite locale forte, avec en tête de prou « Bebnone Payounni est vent debout. Le vice-président de Confédération nationale des producteurs de coton (CPNC), regroupant pratiquement 200 000 cotonculteurs, s’active contre l’offensive entamée depuis deux ans par Abbas Jaber, visant à monter au capital du fleuron agro-industriel du septentrion camerounais. » mentionnait déjà jeune Afrique.

Ce qui désormais à la lecture de tout , peut paraître anodin après la lecture de la correspondance du SG de la présidence au Directeur général de la sodecoton peut efficacement à un moment porter les germes de lobbying fort qui pourrait démonter la stratégie de l’élite du nord pour garder son fleuron .

Guerre de positionnement pour l’élite locale ?

 »Le management de Sedecoton est victime de la bonne santé de la structure,
Et le vers est dans l’ivraie, ce n’est jamais loin.
Ceux qui se disent des politiques ayant été déculottés lors des dernières élections des corporations de la structure ont tôt fait de faire chanter la jactance tribale pour aux hauts lieux de l’État à l’image des vipères entrain d’être emportées par l’eau !
Je leurs dit ce conseil du Sahel ;
Nous n’allons pas tirer sur leur corbillard ! » voilà qui est dit et lâché par Djeido Abdoulaye fils du nord du Cameroun et homme des réseaux qui connait bien les pratiques au sein de la classe politique qui ici est désormais capables de tout pour arriver à ses fins.
Même si ici on ne peut le dire tout haut , depuis quelques temps déjà , une guerre secoué l’elite dans la région du Nord du Cameroun. Une guerre de positionnement sous fond de rapport en haut lieu et très  » souvent alambiqués » confie une source. Selon elle , il ne faut pas être d’une intelligence à la Einteins pour comprendre que de la sortie du sgpr il en retourne quelque chose de pas clair et à craindre, dont l’objectif finale serait à tout les coups vouloir faire tomber Bayero Mohamadou ,actuel Directeur général de la sodecoton.

Des faucons aux aguets

Jeune Afrique révélait il ya quelques temps que  » Certains barons du cru, à l’instar de l’ancien monarque (lamido) de Rey-Bouba, de l’ancien Premier ministre Sadou Hayatou ou de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, avaient tenté une prise de contrôle de la société cotonnière à la faveur d’une opération de privatisation en 1998. Cela leur avait été refusé par la présidence. Seul Baba Danpullo, originaire d’une autre région, le Nord-Ouest anglophone, avait pu à l’époque acquérir 11 % des parts. »

De l’autre côté ,  » Abbas Jaber, échaudé par la tentative ratée en 2018 de prise de contrôle de CotonTchad – que lui avait soufflée le singapourien Olam –, avance avec prudence sur ce dossier sensible. Ses équipes continuent de déminer le terrain discrètement, et il a mis entre parenthèses la présentation de son business plan à Yaoundé » laissait lire jeune Afrique .

Si la pilule a du mal à passer auprès d’une élite du septentrion qui a mal vécu, il y a plus de deux décennies, le fait d’être empêchée de prendre des parts du capital de la Sodecoton, un emblème économique et politique du nord du pays. Il ne faut pas oublier que jamais ce genre de personnes ne lâche quand elles ambitionnent de prendre pour elles ce qui est pour les autres au. fleuron national.

Guerre au sein de la structure sodecoton ? Révélations

Selon une source , il serait malsain de s’imaginer que de telles manoeuvres viendraient du parti ( Rdpc ) mais à l’évidence à l’intérieur de la direction elle même. Il nous est révélé dans notre enquête que tout se passerait au sein même de la confédération nationale Nationale des producteurs de Coton, (CNPCC).  »Il y a des milliards à manipuler, lors des dernières élections, le Directeur Général s’est défait de ses redoutables adversaires du CNPCC dont le sénateur Bebnone Payounni et l’ex député Temwa. Actuellement on se prépare à la CNPCC d’élire un bureau conformément aux dernières élections,
Les perdant sont tout simplement entrain de financer les réseaux pour déranger le DG » révèle notre source.

Plus d’informations à suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Cameroun > Sommet de l’Etat: Les piliers du pouvoir de Paul Biya

Par Yves Junior Ngange Lorsqu’il accéda au Palais d’Etoudi  le 06 Novembre 1982,…