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Société - 27 janvier 2021

Cameroun > Gouvernance : La République des préfets est révolue

C’est que laisse entendre l’économiste Dieudonné Essomba dans une tribune publiée sur la toile.

De l’avis du consultant de Vision 4, la République des Préfets, c’est terminée à jamais au Cameroun. Il y aura une autre République. Il ne faut pas seulement que cette nouvelle République s’impose dans le désordre, la guerre et le sang. Les attitudes de défiance contre l’Etat se multiplient de manière exponentielle. Tout se passe comme si la République du Cameroun vivait dans son univers à elle, sans tenir compte des évolutions du monde réel.

« Tous les Camerounais doivent comprendre que le Cameroun de 2021 n’est plus le Cameroun de 1970. Les conditions qui prévalaient en 1960 et qui permettaient le musellement des populations et des Communautés sous la pseudo-idéologie de « l’unité nationale à bâtir ont disparu et ne reviendront plus jamais. Il n’y aura plus jamais de parti unique, ni de police politique pour pourchasser les opposants accusés de subversion, »

affirme Dieudonné Essomba.

A son avis, il ne sera plus possible d’imposer une seule chaine d’informations nationales qui distille la seule vérité que tout le monde doit suivre.

L’arrogance des sous-préfets représentant la lumière qui « encadraient » les populations représentant les ténèbres n‘a plus aucun sens aujourd’hui! Le sous-préfet ne peut plus encadrer personne, puisque les jeunes gens qu’il prétend encadrer ont souvent un niveau intellectuel supérieur au sien et savent bien que son poste, il ne le doit souvent qu’à la corruption rampante. L’Etat n’a réussi à aucun des objectifs qu’il s’était assigné pour museler les Camerounais.

Il n’a apporté ni le bien-être économique, ni le développement, créant plutôt une bureaucratie parasitaire et improductive, qui aspire comme une énorme puce une Nation squelettique rongée par le chômage et la misère. La paix à coup de violence dont l’Etat se targuait vole chaque jour en éclats.

« Tout vole en éclats et l’Etat n’a plus les moyens de contrôler ces tendances centrifuges. La décentralisation qui a apparu comme une perspective crédible de réduire ces tensions est pervertie et entravée, »

observe le statisticien et chroniqueur camerounais.

Antoine Bivana

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