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Cameroun > Gouvernement: Quel est le secret de leur longévité 

Au moment où un remaniement ministériel est annoncé, Panorama Papers passe en revue ces ministres qui ont été aux côtés de Paul Biya depuis des décennies.

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Par Yves Junior Ngangué 

Ils sont une bonne dizaine à avoir été de tous les cabinets ministériels  formés par Paul Biya ces dernières décennies. Quelques-uns tels que l’insubmersible Laurent Esso,  cumulant même une trentaine d’années dans l’appareil gouvernemental, une incroyable longévité que certains observateurs subordonnent à la « relation privilégiée » qui existerait entre les deux hommes depuis des lustres. En effet, l’actuel Chef d’Etat avait été le répétiteur de son garde des sceaux, alors que ce magistrat hors hiérarchie était élève au collège Vogt de Yaoundé révèlent plusieurs sources concordantes. L’un des rares non originaire de l’aire géographique Fang-Béti à avoir occupé le strapontin stratégique de commandant en second des forces de défense, le Ministre de la justice  qui fit son entrée au gouvernement le 13 Avril 1989 comme Directeur du Cabinet Civil, totalise à ce jour 33 ans de fonction ministérielle. Dans ce même registre, le Ministre de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable Hélé Pierre apparait au deuxième palier de ceux des membres du gouvernement  pouvant être considérés comme étant des « inamovibles ». Vice-Ministre des finances de Paul Biya alors Pm en 1979, ce « Moundang » du Mayo Kani (région de l’Extrême-nord) fut également son ministre de l’éducation nationale du 4 février 1984 au 7 juillet 1984. Reconduit lors du remaniement de Janvier 2019, cet administrateur civil qui est ministre sans discontinuité depuis vingt-cinq  ans, cumule en tout trente  ans dans la fonction.

I- Laurent Esso : L’homme qui murmure à l’oreille du Président (Ministre du 13 Avril 1989 jusqu’à nos jours soit 33 ans)

Laurent Esso est né le 10 août 1942 à Douala.  Il  a occupé  successivement plusieurs  postes clés sous  Paul Biya depuis 1988. Il a servi respectivement comme ministre de la Justice de 1996 à 2000, ministre de la Santé publique de 2000. à 2001, ministre de la Défense de 2001 à 2004, et ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2006. Par la suite, il a été secrétaire général de la présidence de la République, avec rang de ministre d’État, de septembre 2006 à décembre 2011. Depuis décembre 2011, il est  ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des sceaux. Ce qui en fait, le vice coordonnateur de l’opération d’assainissement des mœurs publiques dénommée « épervier ». Personnage énigmatique à l’instar de son patron, sa longévité aux affaires, prétendent certains exégètes du Renouveau serait davantage due à la relation spéciale qui le lie au Président, même si on ne lui connait aucun scandale d’envergure.

II- Hélé Pierre : Au nom de la Realpolitik (Ministre du 7 décembre 1997 à nos jours, soit depuis 25 ans)

Très effacé,  malgré les frasques d’un de ses fils, mêlé dans plusieurs histoires d’escroquerie, rares sont les camerounais qui collerait un visage derrière le nom de ce chrétien catholique  du grand Nord,  qui va assidûment à l’église les dimanches à la paroisse Saint-Paul de Ndzong-Melen à Yaoundé.  Pourtant, Hélé Pierre fait partie des meubles du gouvernement au moins depuis 1979.   Originaire du département du Mayo KaniRégion de l’Extrême-nord, il est né en 1946 à Lara, un village de la commune de Kaélé, au Cameroun français. A la faveur de la constitution de la République française du 27 octobre 1946, cette partie du territoire devient membre de l’Union française en tant que « territoire associé ». Louis Paul Aujoulat et Alexandre Douala Manga Bell sont admis à l’Assemblée de l’Union française comme délégués du Cameroun et membres du Mouvement républicain populaire (Mrp). L’Assemblée représentative du Cameroun (Arcam) voit le jour à la fin de l’année 1946.  Pierre Hélé voyage beaucoup durant son cursus scolaire. Il étudie à Lara, son village, ainsi qu’à YaoundéMarouaNgaoundéré et Garoua. Il commence l’école primaire en 1953 à la Mission catholique de Lara. Il l’achève à Maroua, où il obtient son Certificat d’études primaires élémentaires (Cepe) en 1959. À ce moment, la guerre pour l’indépendance totale du Cameroun fait des ravages dans le sud du pays et un « nordiste » vient d’être porté par la France au poste de premier ministre du Cameroun français en la personne d’Ahmadou Ahidjo. Pierre Hélé commence ses études secondaires en 1959 à Ngaoundéré au collège Mazenod. C’est là qu’il obtient son Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et son certificat de probation. Mais le pays reste tumultueux dans sa partie sud durant ces années 1960 avec le débat sur la forme de l’État camerounais. Il remonte plus au Nord, au lycée de Garoua, pour suivre une classe terminale. Il y obtient son baccalauréat, en 1968. Entre-temps, la République fédérale du Cameroun est proclamée en octobre 1961, et le parti unique, l’Union nationale camerounaise (Unc), en 1966. Le débat de l’heure, en 1968, porte sur l’unification du Cameroun avec un duel presque fratricide du côté du Cameroun occidental opposant Augustine Ngom Jua à Salomon Tandeng Muna. Il entre à l’ École nationale d’administration et de magistrature (Enam) à Yaoundé en 1968. Il en sort quatre ans plus tard, en 1972, comme administrateur civil, année où le Cameroun est enfin unifié. La République unie du Cameroun (Ruc) est proclamée le 20 mai 1972. Mais ses études ne s’arrêtent pas là. Bien qu’entré dans la vie active, il s’inscrit à l’université de Yaoundé où il obtient une licence en droit public en 1979. La carrière de Pierre Hélé commence en 1973 au ministère de l’équipement où il entre comme Chef de service du budget et du matériel. En 1974, il est nommé Chef de service du personnel dans le même ministère. Il quitte l’Équipement pour le ministère des finances en 1975, où il est Directeur adjoint de la solde. Une nouvelle constitution est promulguée. Elle remet en scène le poste de premier ministre et le Président Ahmadou Ahidjo le confie à Paul Biya. En 1977, Pierre Hélé est nommé Chargé d’études à la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac). Il quitte cette institution sous régionale en 1979 et rentre aux Ministère des finances comme Vice-ministre dans le gouvernement de Paul Biya.

Le 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo démissionne de ses fonctions de président de la République Unie du Cameroun. Le sceptre du commandement suprême du Cameroun passe entre les mains de Paul Biya, son successeur constitutionnel, le 6 novembre 1982. Malgré ses diplômes et son origine nordiste, Pierre Hélé n’a jamais été ni député ni ministre sous le règne d’Ahidjo. Il reste vice-ministre des finances jusqu’au 4 février 1984, date à laquelle il est nommé Ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement de Luc Ayang. Dès le 6 avril 1984, l’année devient tumultueuse sur le plan politique : une tentative de coup d’État a lieu à Yaoundé, organisée et exécutée par des « nordistes ». Pierre Hélé reste cependant ministre de l’Éducation nationale jusqu’au 7 juillet 1984, avant de disparaître de la scène politique nationale. Il est remplacé à l’éducation par Robert Mbella Mbappe. Il revient au gouvernement le 5 août 1988 pour des postes modestes comme Dag (Direction des affaires générales) au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et Daf (Direction des affaires financières) à l’université de Yaoundé (28 décembre 1990). Un vent de liberté et de contestations diverses souffle sur le Cameroun. Le multipartisme, qui avait été abrogé en 1966 au nom de l’unité nationale18, est rétabli. Des élections pluralistes, présidentielles, municipales et législatives, sont organisées en 1992 ; Paul Biya est réélu président de la république. En mai 1997, Pierre Hélé est élu député de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) à l’Assemblée nationale du Cameroun. Le 7 décembre 1997, il est nommé Ministre de l’urbanisme et de l’habitat dans le gouvernement de Peter Mafany Musonge. Il reste à ce poste jusqu’en mars 2000. Le 18 mars 2000, il est nommé ministre du tourisme. Il démissionne de l’Unp en 2002 pour rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Il reste ministre du tourisme jusqu’en décembre 2004. Entre-temps, en juillet 2004, d’importantes lois clarifiant la décentralisation au Cameroun sont promulguées. Le 8 décembre 2004, il est nommé Ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded) dans le gouvernement d’Ephraïm Inoni. Il est cité dans la liste des ministres discrets ou inactifs. En 2013, il félicite par écrit Aminatou Ahidjo, fille du premier président de la République du Cameroun, pour son ralliement à Paul Biya. Il est membre du comité central du Rdpc. En 2014, il accuse 24 cadres de ce parti, section Mayo Kani, de traîtrise et complicité avec l’opposition lors du double scrutin municipal et législatif du 30 septembre 2013. Il les traduit au conseil de discipline du parti et demande des sanctions. Il participe activement à la lutte contre la production et l’usage des plastiques non biodégradables au Cameroun.

Dion Ngute Joseph : L’intégrité morale et la compétence au service de la République (Ministre du 7 décembre 1997 à nos jours… soit 25 ans)

Son passage  au Cefam devenu entre-temps Enam ne fut marqué par aucun scandale tel qu’on en connait aujourd’hui, renseigne un membre de la société civile sous anonymat. D’une moralité presque impeccable, ce gentelman parfaitement bilingue a connu un itinéraire quasi similaire en tant que Ministre en charge du Commonwealth. Bien que légèrement éclaboussé par le Covid gate…excepté sa  magnifique  résidence du quartier Ekoumdoum à Yaoundé ;  on ne lui connait aucun investissement colossal.

Joseph Dion Ngute naquit  le 12 mars 1954 à Bongong Barombi dans la région du Sud-Ouest. Appartenant à l’aire culturelle Sawa, il est issu d’une famille de notables de sa localité. Le successeur de Yang Philémon au Star Building a  étudié au lycée bilingue de Buéa de 1966 à 1971 où il sort nanti  d’un General Certificate of Education – A-Level. Il obtient par la suite une licence en droit à l’université de Yaoundé en 1977. De 1977 à 1978, il poursuivit  ses études au Queen Mary College de l’université de Londres où il obtint le Master’s Degree en droit. Il a achevé  une thèse de 1978 à 1982, à l’université de Warwick en Grande-Bretagne. Dans les années 1980, Joseph Dion Ngute est professeur de droit à l’université de Yaoundé et occupe plusieurs autres postes dans l’administration académique. En 1986, il est nommé directeur adjoint du Centre national d’administration et de magistrature et en 1991, directeur général de l’École nationale d’administration et de magistrature  (Enam).

Du 7 décembre 1997 au 1er mars 2018, il est ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé du Commonwealth. Dans cette fonction, il représente le Cameroun à la commission des droits de l’homme aux nations unies à Genève. Il a également conduit la délégation camerounaise lors des négociations qui ont abouti à la création de l’Ua (Union Africaine).

Par la suite, il est membre de la commission mixte Cameroun-Nigeria, placée sous l’égide des Etats-Unis. Il participe ainsi au règlement du conflit frontalier qui oppose le Cameroun au Nigeria sur la presqu’île de Bakassi. Il est nommé ministre chargé de mission à la Présidence dans le quatrième gouvernement Philémon Yang le 2 mars 2018.

VI- Bello Bouba Maigari : Au nom de la real politique  – Ministre depuis décembre 1997, soit 25 ans)

Entré au gouvernement en décembre 1997 comme Ministre du développement industriel et commercial, les consommateurs ont gardé un bien mauvais souvenir de cette époque, marquée par les pénuries artificielles et par divers autres errements. Nommé au Ministère des postes et télécommunications, son bilan fut presque aussi catastrophique. Requinqué à l’issue du dernier double scrutin législatif et municipal, seul Paul Biya sait les raisons de son maintien au gouvernement, malgré ses états de service globalement modestes.  

Né en 1947, Bello Bouba Maigari  a pourtant été le 2e Premier ministre du Cameroun du 6 novembre 1982 au 22 août 1983 et est président national de l’ Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) depuis janvier 1992.

VII-  Jacques Fame Ndongo : Une créature qui s’assume comme tel-  (Ministre depuis le 5 Mai 2000 jusqu’à nos jours, soit  plus de 22 ans)

Né le 15 novembre 1950 à Nkolandom en région du Sud (Cameroun),  Jacques Fame Ndongo est le fils de feu Alexis Ndongo Fame  (fonctionnaire d’agriculture) et de  feue Esther Mfoumou Ngbwa (maîtresse d’école primaire et ménagère). Après avoir obtenu un baccalauréat (section littéraire) en 1969, il continue ses études à l’École supérieure de journalisme de Lille en juin 1972. Puis il acquiert en 1973 une licence en lettres et un DES en littérature négro-africaine à l’université de Yaoundé I. En 1978 il soutient une thèse de Doctorat de troisième cycle. Il devient docteur ès lettres en sémiologie de l’université de Lille, en 1984. Depuis 1992, il est professeur de Lettres et sémiologie. Il commence sa carrière en 1972 dans la presse écrite comme chef de la rubrique nationale à l’Agence camerounaise de presse. Il devient, de 1974 à 1978, coordonnateur de la rédaction française au Cameroon Tribune.

Puis il prend une voie universitaire et de 1978 à 1980 il est assistant de cours à l’université de Yaoundé avant d’être chargé de cours durant les huit années suivantes. Enfin en 1998, après dix ans comme maître de conférences, il devient professeur titulaire. Au début de son professorat il est recteur de l’université de Yaoundé I — du 30 octobre 1998 à mars 2000.

Au début de sa carrière universitaire, de 1981 à 1993, est adjoint le poste de directeur de l’École supérieure des sciences et technologies de l’information et de la communication. Son parcours est également politique et du 31 juillet 1984 au 30 octobre 1998 il est chargé de mission au cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Puis il revient dans le gouvernement comme ministre de la Communication du 18 mars 2000 au 8 décembre 2004. Il devient par la suite ministre de l’Enseignement supérieur dès décembre 2004. Il est confirmé à ce poste lors du remaniement ministériel du 2 octobre 2015[4].

Il est également secrétaire à la communication du comité central du Rdpc (le parti  au pouvoir). En 2011, il est promu membre du bureau politique du Rdpc. Ce qui lui permet d’assister le président Paul Biya dans la direction des affaires du parti.

Lors du remaniement ministériel du 4 janvier 2019, il est élevé au rang de ministre d’État, ministre de l’enseignement supérieur.

VIII-  Luc Magloire Magloire Mbarga Atangana : Le don quichotte des consommateurs-  (Ministre du commerce depuis le 08 décembre 2004, soit 16 ans)

S’il fallait établir une nomenclature des meilleurs ministres du Renouveau, Luc Magloire Mbarga Atangana y figurerait incontestablement. Au four et au moulin depuis 16 ans, ce technocrate chevronné qui ne se contente pas des lambris luxueux de ses bureaux de l’immeuble rose, va parfois palper des bouts du doigt la réalité du terrain- en traquant les spéculateurs et autres fraudeurs-  qui avaient pignon sur rue, au Cameroun-  avant sa nomination au Ministère du Commerce.

 Né le 08 juillet 1954 à Nsazomo dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre. Ses études secondaires se sont déroulées  au Moyen séminaire de Mvoyé à Yaoundé (1972 – 1973 ) , où il a obtenu le Baccalauréat A2. Pour ce qui est des études Supérieures , elles se dérouleront à la faculté de Droit et Sciences Économiques de l’Université de Yaoundé , où il obtiendra la Licence en Droit et Sciences Économiques ( 1977 ) , à l’université de paris 1 – Panthéon,- Sorbonne ( 1983 -1984 ) où il obtient le DESS en Transport International , Maritime et Aérien , et aux Universités Paris –dauphine et Paris –sud ( 1987 -1988) , où il obtient le DESS en Droit des Entreprises Publiques . En novembre 1977 et le 30 juin 1981 , il travaille à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale ( Cnps) où il a été tour à tour : Adjoint au chef de service Administratif , chef de service ,des Études et attaché de direction Général. A partir de 1981 , il travaille dans la filière de la banque , où il passe l’essentiel de sa carrière , aussi bien au Cameroun qu’à l’étranger .Entre févier 1983 et février 1991 , il assume les fonctions de Premier Délégué pour l’Europe et l’Afrique du Nord de l’Organisation Camerounaise de la Banane ( Ocb) à paris .Depuis le 8 décembre 2004 , il est Ministre du Commerce. Ancien secrétaire exécutif de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), cet apôtre du juste prix souhaite voir son pays limiter ses importations alimentaires- tout en augmentant la valeur de ses exportations vers la sous-région – condition sine qua non pour  rééquilibrer la balance commerciale du Cameroun.

IX- Tchuinte Madeleine : (Ministre de la recherche scientifique depuis le 08 décembre 2004, soit 18 ans)

Malgré ses  états de   service qui laissent à désirer, Madeleine Tchuinté trône depuis 18 ans au Minresi. Ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation depuis le 09 décembre 2004, elle est originaire du département du Koung-ghi, plus précisément de  l’arrondissement de Bayangam. 

X- Ferdinand Ngoh Ngoh :  L’homme des hautes instructions, Sgpr  depuis 11 ans

 « Sous le Président Biya, la durée moyenne dans la fonction de secrétaire général de la Présidence de la République  est de 23,7 mois environ, soit moins de deux ans » révélait Jean Marie Atangana dans son ouvrage intitulé : « Le Secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun: Entre mythes, textes et réalités »… pourtant, à ce jour, Ferdinand Ngoh Ngoh cumule bientôt 11  ans au poste stratégique de Sgpr. Originaire de Minta, localité située dans l’actuel département de la Haute-Sanaga (région du Centre), ce diplomate qu’on dit très proche de Chantal Biya avait pourtant fait un  passage  éclair au cabinet civil de la présidence de la république entre 1997 et 1998.De 2002 à 2006, il fut premier conseiller de la mission permanente du Cameroun auprès des Nations Unies à New-York, alors dirigé par feu Martin Belinga Eboutou. Le 31 août 2010, il fut nommé secrétaire général du ministère des relations extérieures (Minrex).

Lors du remaniement du  4 janvier 2019, bien que fragilisé par les scandales des marchés de la Can,  Ferdinand Ngoh Ngoh  fut promu ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la république. Depuis le  5 février 2020, il est détenteur de  la délégation de signature du Président  Paul Biya.

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