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Cameroun > Hommage: Qui était Woungly-Massaga

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René Jacques N’gouo Woungly-Massaga, né le 26 janvier 1936 à Yaoundé, est un homme politique camerounais.

Après des études primaires à Eséka et à Lolodorf, des études secondaires au Collège de Die (Drôme), au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, des études supérieures à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, Woungly-Massaga s’inscrit à la Sorbonne en 1960 pour présenter une thèse de doctorat en Mathématiques.

De 1962 à 1965, il est conseiller à la présidence de la République du Ghana auprès de Kwame Nkrumah, collaborateur confidentiel de la direction du parti Action Group du Nigérien Samuel Goomsu Ikoku et collaborateur secret des syndicats nigérians (Gogo Chu Nzeribe (en)) ; collaborateur de Agostinho Neto, président du Mpla (Angola) ; collaborateur confidentiel du groupe d’Ibrahim Abacha pour la lutte armée au Tchad ; collaborateur des conseillers du président Massamba-Débat, (notamment Antoine Maboungou Mbimba) et des syndicats du Congo (Bantou) ; collaborateur des groupes de Léonard Mitudidi et Thomas Mukwidi pour la lutte armée au Congo-Lumumba.

De 1965 à 1969, collaborateur au Cabinda de Hoji-ya-Henda (en), fondateur des Fapla (Forces armées de libération de l’Angola (en)) sous le nom de Commandant Gama ; commandant en chef du IIème Front de l’Armée de libération nationale du Kamerun (Alnk) (Combats de la Lélé, Combats de Ndongmen dima, de Djoum…”).

Après la mort d’Osendé Afana en mars 1966, il devient le principal dirigeant de l’Upc. Il tente alors de la réorganiser militairement en implantant un camp d’entrainement en Angola, dans une région contrôlée par les combattants du Mpla. Les militants upécistes bénéficient de l’aide d’instructeurs cubains, qui leur offrent aussi un meilleur équipement. La troupe commandée par Massaga prend le nom de “colonne Ruben Um Nyobè”, traverse le Congo, et pénètre au Cameroun à la fin de l’année 1967.

Elle est cependant repérée par les services de renseignement d’Ahidjo et doit essuyer en décembre la contre-offensive de son armée. La majorité des combattants parviennent finalement à rejoindre le Congo mais le gouvernement de Marien Ngouabi refuse de leur permettre de poursuivre leur combat. Woungly-Massaga s’envole alors pour Cuba[2].

En 1970, il entre en clandestinité au Sénégal. En 1972, il lance le courant du Manidem et la formation des cadres pour la reconstruction de l’Upc. En 1974, il crée le Manidem, puis l’Arpa (Alliance Révolutionnaire des Peuples Africains) dont un des dirigeants sera assassiné aux côtés de Thomas Sankara. De 1982 à 1990, il est secrétaire général de l’Upc (il sera le dernier Secrétaire Général de l’Upc clandestine et unie). En 1991, il crée le Psp/Upc (Parti de la solidarité du Peuple).

En 1994, il réintègre le Psp/Upc dans l’Upc pour lancer le travail d’organisation d’un congrès unitaire du parti. En 1996, il est élu secrétaire national aux Affaires politiques de l’Upc au Congrès unitaire du 13 septembre. L’Upc a sombré de nouveau dans la division en 1998 avec quatre branches (Upc/Ntumazah,), (Upc/Kodock pro-gouvernementale), (Upc Hogbe, en concurrence avec Kodock pour un Ministère) et Upc/Manidem continuée aujourd’hui par Moukoko et Mack-Kit).

En 2003, nouvelle tentative de Congrès unitaire lancée par Kissamba qui échoue.

Serge Aimé Bikoi


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