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Afrique - 13 août 2021

Cameroun > Homosexualité: Le transgenre Shakiro bientôt en exil sexuel

Selon les informations parvenues à notre rédaction, le transgenre quittera le Cameroun pour les États-Unis d’Amérique.

Une initiative selon nos sources, de l’avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme et des libertés, Alice Nkom. On se souvient que dans une vidéo récente , les camerounais et le monde vivait la dégradante humiliation du célèbre transgenre camerounais connu sous le pseudonyme de  »shakiro ».

Des jeune garçon non identifiés ont décidé de s’en prendre en pleine rue à Loïc Njeukam alias « Shakiro » , allant jusqu’à le déshabiller.
Des images différemment commentés sur la toile . Des camps s’oppose sur cette façon de faire autour de la question de l’homosexualité au Cameroun et s’interroge sur l’avenir très proche de certains considérés comme homosexuels .

Il faut préciser que après seulement trois mois de détention provisoire à la section masculine de la prison centrale de New-Bell, Loïc Njeukam alias « Shakiro » et son compaire , deux personnes transgenres populaires dans la capitale économique Douala, avaient été condamnées à cinq ans de prison ferme et 200 000 Fcfa d’amende. 

Interpellés le 5 février 2021 dans un restaurant de Douala, alors qu’ils étaient vêtus de vêtements typiquement féminins, les deux hommes – qui n’ont pas changé de sexe – ont été reconnus coupables de « tentative d’homosexualité ». 

Après sa sortie de prison qui n’aura duré que quelques mois , Loïc Njeukam alias « Shakiro » va reprendre son activité fétiche sur les réseaux et multipliant des interviews dans des chaînes occidentales pour opérer visiblement son combat par la liberté de choisir son sexe .

Dans un environnement marqué par la mondialisation et la polémique de plus en plus vive sur l’orientation sexuelle de certains jeunes camerounais motivés par les injonctions internationales au respect des minorités sexuelles et le rejet local de ces injonctions, le débat sur l’acceptation de cette « abomination » refait surface.

Notamment après la publication il y’a quelques jours du mariage d’un Camerounais à un suisse en France , et la divulgation des images photos du couple célébrant la suite de leur union dans un village camerounais. Des scènes rapidement acceptées ailleurs au delà des tropiques.

Mais ,très malheureusement pour ces adeptes de l’anus , au pays de Paul Biya,
l’homosexualité est un délit. En plus du gouvernement , l’Eglise dit non à toutes sortes de perversion et ce règlement encore àvec la sortie épistolaire de monseigneur Kleda sur la situation au Cameroun .

Avec ces images de  »shakiro  » bastonné dans la rue , l’homophobie au Cameroun franchi une nouvelle étape, attisée notamment par l’Église surpuissante et par la presse populaire. 

Rappelons que lors de son homélie du 25 décembre 2014 déjà , l’archevêque de Yaoundé de l’époque, Victor Tonyé Bakot, a dénoncé en chaire l’homosexualité, la désignant de « perversion » tout en accusant la communauté gay d’être responsable de la corruption et du chômage dans le pays. 

Malgré les pressions internationales, le gouvernement camerounais maintient la sanction pénale contre l’homosexualité. D’ailleurs, l’article 347-1 du Code pénal en vigueur stipule que l’homosexualité est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende 20 000 à 200 000 Fcfa. 

Elle concerne « toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». Il y’a cinq ans, le texte portant modification du Code pénal, après l’Assemblée nationale, a été soumis par le gouvernement à la Commission des lois constitutionnelles, des droits de l’Homme et des libertés, du Sénat. Laurent Esso, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, défend bec et ongles le projet de loi. 

Pierre Laverdure OMBANG

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