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Société - 28 septembre 2021

Cameroun > Hôpital central de Yaoundé: Ce que je pense des rumeurs faisant état de trafic d’organes

Les Saintes Écritures commandent à l’épistémologue, de faire pour autrui, ce qu’il aimerait qu’on fasse pour lui.

Aussi au regard des informations inquiétantes qui lui parviennent de l’Hôpital Central de Yaoundé, s’il était advenu qu’il soit victime de qui semble s’y être passé, voici ce qu’il aurait aimé qu’on fit pour lui, à l’effet que l’opinion publique amène les autorités judiciaires à ne faire montre d’aucune complaisance, dans ce qu’il y aura lieu de faire!

Vendredi 10 Septembre 2021

L’Hôpital Central déclare avoir reçu

« Monsieur A. H. 22 ans pour plaie pénétrante au niveau de la fosse lombaire gauche »

ce que corrobore la vidéo où l’on voit bien une plaie sur le dos d’une personne, dont le grand frère qui parle, nous apprend qu’il se nomme Ayissi Mengue Hilaire, et qu’il est effectivement âgé de 22 ans.

La vidéo nous apprend en outre qu’Ayissi est arrivé aux environs de 13h à l’Hôpital Central, mais que, faute de moyens, ce n’est qu’aux environs de 19h qu’il a commencé à recevoir des soins…
Pour ce qui concerne le différentiel de six (06) heures de temps, entre les horaires d’arrivée et de prise en charge, c’est possiblement vrai puisque nous connaissons notre pays, mais cela peut être difficile à prouver devant un tribunal.

D’après la vidéo, le diagnostic faisant suite aux résultats d’examens prescrits n’était pas alarmant, puisqu’aucun organe vital n’aurait été touché, et qu’il s’agissait juste de recoudre la plaie, et de garder le patient Ayissi en observation, pendant deux (02) jours.
D’après ces données, le patient Ayissi devait donc partir de l’Hôpital Central, au plus tôt, le dimanche 12 septembre 2021.

Samedi 11 Septembre 2021

D’après la vidéo, un arrangement informel entre l’infirmière de service, et la famille du patient Ayissi, a eu pour effet d’écourter le délai d’hospitalisation, en sorte que le patient est retourné à domicile.

Maintenant, lorsque le Communiqué de l’Hôpital Central dit :

« Le malade sort contre avis médical malgré toutes les explications sur les risques encourus, »

il faudrait vraisemblablement en conclure que l’infirmière de service, aurait habilement manœuvré entre la famille du patient, et l’administration de l’hôpital. Comment ? En présentant le départ du patient, comme une insistance venant de la famille du patient.

Mais là, il y a quand-même déjà anguille sous roche, puisqu’avant la sortie du malade, le communique dit :

« Une décision d’exploration chirurgicale est prise »,

et là c’est vraiment surprenant, puisque d’après la vidéo, les résultats d’examens prescrits la veille, avaient amené le Médecin traitant à prononcer un diagnostic rassurant…

Mardi 14 Septembre 2021

D’après la vidéo, la famille du patient Ayissi décide de le ramener à l’Hôpital Central, parce qu’il se plaint sans cesse de ressentir des douleurs au niveau de la plaie. De nouveaux examens sont prescrits. Au terme desdits examens une opération chirurgicale est décidée. L’opération chirurgicale aurait été un succès, et au fil des jours qui ont suivi, le patient Ayissi aurait commencé à manger, boire, parler, s’asseoir.
D’après le Communiqué de l’Hôpital Central, c’est une toute autre image qui est dépeinte, car on y parle de « réanimation intensive » avant l’opération chirurgicale (laparatomie), mais surtout que deux (02) jours après l’opération,

« une infection des tissus cellulo-adipeux sous cutanés a nécessité une nécrosectomie, »

c’est-à-dire une autre opération chirurgicale.

Vendredi 17 septembre 2021

D’après la vidéo, aux environs de 23h, une autre opération chirurgicale d’urgence aurait été décidée par le Dr Noah, après des prélèvements sanguins effectués cette même nuit. La famille du patient Ayissi aurait accepté ladite opération chirurgicale au nom de la confiance envers le corps médical.

Samedi 18 Septembre 2021
D’après la vidéo, l’opération chirurgicale (nécrosectomie) aurait débuté à 2h du matin et se serait achevée à 8h, et elle se serait pratiquée sans anesthésie, puisque les hurlements du patient Ayissi se seraient entendues au sein de l’hôpital, durant l’exécution chirurgicale de ladite nécrosectomie.
Au sortir du bloc opératoire, la vidéo montre le patient avec les mains attachées sur son lit, tellement l’intensité de la douleur l’amenait à vouloir défaire ses bandages. Aucun personnel médical ne serait passé s’enquérir de l’évolution de la situation du patient.

Dimanche 19 Septembre 2021

D’après la vidéo, la mère du patient Ayissi, au vu des souffrances de son fils, et du fait que depuis la nécrosectomie, aucun personnel médical ne serait passé voir son fils, va entreprendre de harceler ledit personnel à l’effet qu’il vienne au chevet de son fils. Elle finira par avoir gain de cause, et c’est même le Dr Noah qui serait venu, en rouspétant, faire les soins à l’infortuné Ayissi. Que s’est-il passé durant ces soins âprement quémandés par la mère du patient ? La famille du patient ne le saura peut-être jamais, puisque ce dernier décèdera durant lesdits soins. Entretemps, le dossier médical du regretté Ayissi Mengue Hilaire a profité pour s’égarer.

Les hôpitaux en général , et les hôpitaux publics en particuliers sont des lieux sacrés, et ils doivent le demeurer !

Faustain Etouké. Epistémologue

Il est vrai qu’une partie des déclarations faites dans la vidéo, aurait beaucoup de mal à être prouvée devant un tribunal, mais l’opinion publique camerounaise est, actuellement, en train de s’orienter sur l’hypothèse d’un trafic d’organes à l’Hôpital Central de Yaoundé.

Notre pays n’a pas besoin qu’une crise de confiance s’installe entre la population et le corps médical, aussi est-il urgent et nécessaire de faire toute la lumière sur cette affaire, et le cas échéant, de ne pas hésiter à couper les têtes (au propre comme au figuré) de toute personne reconnue coupable de trahison du serment d’Hippocrate et d’atteinte aggravée à la dignité humaine.

Faustin Etouke

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