Afrique LA UNE Politique panorama 30 octobre 2020 (0) (106)

Cameroun > Injustice: Mamadou Mota condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme

Partager

Le premier vice-président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a été reconnu coupable de rébellion en groupe à la cour d’appel du Centre.

Le numéro 2 du parti de Maurice Kamto était poursuivi pour son implication dans la mutinerie du 22 juillet 2019 à la prison centrale de Yaoundé, où il était écroué depuis juin 2019. Le 9 septembre de la même année, Mamadou Mota avait été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal de première instance d’Ekounou à Yaoundé. Avant que les avocats n’interjetent appel à cette époque-là, le fils de Tokombere avait décrié une condamnation politique. En appel hier, le 1er vice-président national du Mrc a été reconnu coupable de rébellion en groupe et a écopé de 18 mois de prison ferme.

18 personnes, dont les activistes de la crise anglophone, à savoir Mancho Bibixy, Félix Ngalim,Pen Terrence,etc ont été condamnés à la même peine dans le cadre de cette affaire. 16 militants du Mrc ont, quant à eux, écopé de 16 mois d’emprisonnement ferme à cause de cette mutinerie survenue dans le principal pénitencier de la capitale politique. Nana Serge Branco, Wilfried Siewe, Serges Yemga, entre autres, en sont concernés.

En rappel, le 22 juillet 2019, plusieurs détenus de la crise anglophone avaient manifesté à l’intérieur de cette enseigne carcérale contre les conditions de détention. Des vidéos de la manifestation avaient été publiées en direct sur les réseaux sociaux. L’on y avait aperçu Mamadou Mota en train de calmer des détenus qui revendiquaient des meilleures conditions de détention et leur jugement.

Au cours de cette mutinerie, plusieurs bâtiments de la prison centrale de Yaoundé avaient été incendiés et saccagés. Des prisonniers de luxe de l’opération épervier, tels que Inoni Ephraim, Urbain Olanguena Awono, Gervais Mendo Ze, Dieudonné Oyono,etc avaient été violentés, dépossédés de leurs biens par les mutins et conduits dans certaines structures hospitalières du pays.

Serge Aimé Bikoi


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *