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Société - 6 août 2021

Cameroun > Insécurité routière: Des morts qui ne disent rien au gouvernement

Au moins 40 morts dans trois accidents de la route entre mercredi et jeudi matin dans trois régions du Cameroun. De nombreux blessés sont à déplorer, le bilan pouvant s’alourdir.

selon les statistiques officiels du ministère des Transports, 5.000 accidents sont enregistrés chaque année au Cameroun, pour 6.000 blessés et 1.200 morts. Et Dieu seul sait le faussé qui existe entre chiffres officiels et chiffres reels.

Cela fait des accidents de la route un autre fléau dont souffre le Cameroun. Et pour les familles l’un des phénomènes sociaux les plus tueurs de l’heure. La récurrence des accidents graves entre Yaoundé, Bafoussam et Douala fait dire aux Camerounais que les trois routes nationales qui relient ces villes constituent le « triangle de la mort ».

Si les causes humaines telles que l’incivisme, la fatigue et les voyages de nuit sont souvent mises en avant pour expliquer ces drames. 
Les causes matérielles, comme le mauvais état des routes et des véhicules, sont les seules explications logiques. Et celles-ci sont souvent liées à la corruption tant au niveau des travaux publics que des « visites techniques »!

Il est à l’évidence important après les derniers accidents tragiques en date au Cameroun. Hier encore, c’est plus d’une cinquantaine de personnes qui perdaient la vie sur les routes.

Il faut en dégager les responsabilités et frapper fort pour que les choses bougent. Et indubitablement, les premiers responsables sont connus: Ils sont dans ce gouvernement qui a laissé mourir les route et pourir les lois qui encadrent les transports et la circulation routière.

Des victimes d’accident de circulation

Au-delà des événements tragiques enregistrés, les populations doivent chaque jour composer avec un réseau routier délabré. Le réseau de routes asphaltées très faible et en mauvais état.

Comment comprendre qu’en 2021, nous en soyons encore à vivre des accidents aussi tragiques sur les routes? Qu’est ce qui ne marche pas donc?

Une question qui devrait trouver une réponse claire et nette du ministre des transports du Cameroun, Ernest Ngalle Bibehe Massena, mais hélas. Les solutions sont ailleurs alors que chaque année curieusement ce sont 5000 accidents de la route enregistrés, avec plus de 1200 morts comptés. Rien n’est fait depuis que des sensibilisations sporadiques qui visiblement ne changent rien, tant les camerounais meurent sur la route.

Pour lutter contre les infractions et les accidents nombreux et parfois mortels, les autorités sénégalaises, pas loin de chez nous au Cameroun, ont lancer un permis à points. Objectif: réduire le nombre de conducteurs qui roulent sans respect des règles de la route.

Au Sénégal comme au Cameroun, peu de conducteurs maitrisent le code de la route car beaucoup disposent de faux permis, souvent achetés au marché noir. Les infractions de la route sont donc nombreuses et les conséquences souvent mortelles. C’est pour contrer ce phénomène que l’Etat sénégalais, lui soucieux de son peuple, à penser introduire un permis à points, destiné à dissuader les auteurs d’infractions.

En attendant de savoir ce qui est fait au Chez pour lutter contre les causes évidentes de ces accidents de la route dont le Cameroun semble détenir le record en Afrique centrale, après le record mondial de la corruption, il est besoin important de rappeler à ce gouvernement que ce sont 1200 familles chaque année qui peinent de voir mourir aussi cruellement leurs enfants.

Ailleurs, peu de résultats entraine très souvent la démission, malheureusement pour nous il faudra attendre plus de morts, une dizaine d’hécatombe comme celle vécue hier encore au cours d’un accident de la route qui faisait au moins 40 morts sur nos route au Cameroun.

Des victimes d’accident de circulation

Ces morts qui sont mis en terre sans la moindre compassion du gouvernement, ni mot de reconfort pour les familles éprouvées. Rien n’est fait, rien !

Les détails selon le Ministère des transport

 »Détails des trois (03) accidents mortels de la circulation survenus respectivement hier à 15h, durant cette nuit à minuit et aujourd’hui en matinée.

S’agissant du 1er accident, il a eu lieu hier, 04 août 2021 à 15h dans l’arrondissement de Makenene, entre un bus de l’agence Charter Express et un camion de la société Synohydro, au niveau de Nyokon 1 , tronçon Makenene-Kolong. Bilan, 02 morts et 27 blessés donc 05 référés à Bangangté

S’agissant du 2ème accident, il a eu lieu aux environs de minuit, dans l’arrondissement d’Awae, au lieu-dit Mvog Essindi, mettant en cause un bus de la compagnie Avenir de la Kadey et un camion de marque Renault, semi-remorque attelée. Bilan: 16 morts et de nombreux blessés Les 16 morts sont non identifiables compte tenu de la violence du choc

Pierre Laverdure Ombamg, Journaliste. Grand r Pierre Laverture Ombang, Journaliste éditorialiste. En charge de la coopération et du développement. eporter panorama papers

Le 3ème accident, a eu lieu ce matin sur l’axe Obala Batchenga, entre un camion benne et un bus de la compagnie Solidarité voyages. Bilan: 16 morts, lieu de l’accident, la localité dites pont d’Olembe. »

Il faut par ailleurs noter que, ces accidents de la circulation interviennent en pleine campagne spéciale et période de forte sensibilisation sur nos axes, et où il est fortement recommandé aux usagers de la route, prudence et strict respect du code de la route. Qu’est ce qui fait donc problème si ces usagers sont aussi fortement sensibilisés chaque fois ?

Bien malin qui trouvera réponse à cette interrogation .

Pierre laverdure OMBANG

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