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Afrique - 12 juillet 2021

Cameroun > Jacques Didier Mvom: « Le soldat de la plume, l’intellectuel du sabre »

Telle est la vue exprimée par le capitaine de vaisseau Cyrille Atonfack Guemo au cours de la note de lecture de « L’Afrique de la Défense et de la sécurité. »

Contribution pour l’émergence d’une nouvelle approche des questions de Défense et de sécurité en Afrique »
Publié aux éditions L’Harmattan, ce livre de 368 pages écrit par le colonel à la retraite Jacques Didier L’avenir Mvom, était en dédicace vendredi dernier au Cercle mess de l’Atm. Autour de l’auteur, il y avait le représentant de la maison d’édition, Magloire Kede Onana et le capitaine de vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, chef de la Division de la communication (Divcom) au ministère de la Défense (Mindef).

Non seulement comme il l’a indiqué, il représentait le Pr. Jean Vincent Ntuda Ebode qui a préfacé le livre et supervisé sa rédaction, mais aussi et surtout, il était chargé en tant que soldat, de donner de l’intérieur, sa compréhension de ce chef-d’œuvre. Après les explications de l’éditeur sur les défis à relever de la rédaction jusqu’à la distribution du livre, il a demandé à l’assistance de s’investir dans l’écriture.

Cette demande était surtout lancée vers la Grande muette qui en définitive est de plus en plus moins muette à travers le monde. Après lui, le Divcom a pris le relais pour exposer sa compréhension de l’oeuvre de Mvom. En dernier lieu, l’honneur est revenu à l’auteur de s’exprimer sur son œuvre d’art. Il s’est longuement ému de la qualité de la note de lecture faite par « son petit frère Atonfack ». Il s’est étonné si ces grandes et bonnes paroles qu’il a dites concernaient sa modeste personne et le livre qu’il a écrit. Par la suite, il a affirmé son panafricanisme et sa croyance en Dieu.

Il a du reste indiqué que le boubou qu’il arbore, il l’a acheté au Ghana, lorsqu’il y était allé pour s’incliner sur la tombe du père du panafricanisme, kwame Nkrumah.  » J’ai mal pour l’Afrique, j’ai mal de l’Afrique », indique -t-il. Pour lui, il faut concevoir une Défense de l’Afrique dépouillée de toutes les considérations souverainistes et nationalistes. L’Afrique doit être une entité autonome pour s’approprier des initiatives de sa Défense et de sa sécurité et mettre ainsi à mal toutes opérations de maintien de la paix qui viennent de l’extérieur.

Il s’étonne aussi qu’en 60 ans d’indépendance, le continent n’arrive toujours pas à s’affranchir des des pesanteurs héritées de la colonisation. Ce qui le pousse à dire que l’Afrique souffre d’une « cessité stratégique violente ». Il faut par ailleurs dire que le livre était vendu à 20.000 Fcfa en dédicace et sera exposé à 25.000 Fcfa dans les rayons de librairie. Un livre qui est au cœur de la compréhension de l’affirmation de l’Afrique en tant qu’entité autonome et souveraine.

De la note de lecture

Le Divcom, Cyrille Atonfack Guemo, a de toute évidence lu et relu le livre du colonel Jacques Didier Lavenir Mvom. Il précise que l’auteur est arrivé au constat que la vision autocentrée de la Défense aura eu trois limites majeures. D’une part elle s’est abandonnée entre les mains étrangères pour protéger l’indépendance nationale et la souveraineté territoriale. Ensuite, elle s’est focalisée sur la répression intérieure. Enfin, elle a refusé de rester dans le cadre communautaire de la Défense et de la sécurité africaine.

Ainsi, la Défense du continent en tant qu’entité internationale, s’est avanouie au détriment d’une unité autour du concept du maintien de la paix. Par ailleurs, l’auteur fait savoir qu’il y a un réel et inquiétant manque de vision proprement africaine. Comment le continent africain pourrait relever les défis qui l’interpellent pour se donner les moyens d’une meilleure Défense et de sécurité dans la direction du maintien de la paix?

Telles sont quelques interrogations qui irriguent la réflexion dans l’ouvrage du colonel Jacques Didier Lavenir Mvom. En parcourant le livre, comme l’a indiqué la note de lecture. L’auteur met en relief des pistes pour sortir de ce piège, ce cercle infernal. Un livre qui interpelle au premier chef les stratèges, les strategistes, les militaires, les diplomates, les étudiants et tous ceux qui sont animés par la vision d’une affirmation de l’Afrique sur le place mondiale.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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