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Afrique - 28 mai 2021

Cameroun > Justice: l’affaire Amadou Vamoulké renvoyée pour la 67ème fois au 31 mai 2021

Deux avocats français sont venus à la rescousse de l’ancien Directeur général de la Crtv (Cameroon radio and television).

Me Epstein et Me Chouai ont, tous les deux, produit quatre jugements rendus par les juridictions françaises remettant sur la sellette la qualité de l’expert ayant rendu le rapport d’audit sur lequel l’ancien Dg de la Crtv a été inculpé. Ces deux conseils sont donc venus renforcer l’équipe de défense constituée de Me Alice Nkom et Me Antoine Pondi Pondi. A. Vamoulké comparaissait dans le cadre de la 2ème affaire. Il avait été inculpé sur la base d’un rapport d’audit que Charles Ndongo, l’actuel patron de l’Office radiodiffusion nationale, avait commandé pour auditer sur la gestion de son prédécesseur.

Le prévenu n’a finalement pas été auditionné par ses avocats. Jointe au téléphone, Me Alice Nkom explique que l’audience d’hier a été marquée par un temps fort, celui relatif au fait que les confrères de Paris ont apporté les pièces rares et, de surcroît, quatre jugements rendus par les tribunaux français contre l’expert désigné par la Crtv pour auditer sur la gestion de l’entreprise sous l’ère A. Vamoulké(2005-2016).

L’expert non-assermenté désigné par la Crtv avait été interdit d’exercer en France. Ce rapport d’audit est la seule pièce utilisée par l’accusation pour inculper l’ancien patron de la Crtv dans le cadre de la 2ème affaire. Ces quatre jugements ont, d’ailleurs, été déposés depuis le 19 mai 2021 chez le président du Tribunal de première instance du centre administratif du Mfoundi pour authentification. Le conseil attend que le juge se prononce à ce sujet.

Rappelons que Vamoulké est poursuivi pour coaction de détournements des deniers publics(redevances audiovisuelles) de près de 4 millards de Fcfa. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, à l’instar du Réseau de défense des droits humains en Afrique centrale(Redhac), Reporters sans frontières, du Comité international pour la réhabilitation et la libération de A. Vamoulké exigent sa libération et décrient un « harcèlement judiciaire », lequel remonte à presque cinq ans.

Serge Aimé Bikoi

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