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Opinion - Société - 23 janvier 2021

Cameroun > Révolte: La jeunesse des hauts plateux dit stop au préfet Yampen Ousmanou

Le Préfet des hauts-plateaux vient une fois de plus de renouveler une provocation dont le versant politique est à peine voilé et à laquelle nous, jeunesse des hauts plateaux disons énergiquement stop. 

Fo’o sokoudjou n’est plus que le fo’o de Bamendjou mais un patrimoine qui, dans un pays  normal, doit être préservé  et protégé.

Nous devons faire comprendre au monde que cette mise en garde est un acte de provocation visant à assombrir davantage  le climat politique dejà délétère dans notre pays. 

La stratégie  mise en œuvre ici a une marque coloniale bien connue : diviser pour mieux régner. Le Préfet et ses acolytes, indignes de baham et Bangou  carriéristes  instrumentalisent les fils des hauts plateaux afin de les monter les uns contre les autres. Pour être plus précis,  quelques indignes fils des hauts plateaux pour leurs intérêts propres donnent le couteau à Yampen  afin  qu’il coupe la tête du fo’o de  Bamendjou pour le simple fait qu’il est un homme digne, intègre, véridique et engagé aux côtés du peuple : Quel sacrilège !!! 

Fo’o Teguia à qui Fo’o Tchindeu avait laissé le jeune Sokoudjou en 1952 se retournera dans sa tombe, constatant la présence d’un Baham dans la maison où se prépare le poison de Fo’o Sokoudjou.

Ces élites d’un autre genre pensent protéger leurs acquis en vous consacrant en permanence à vous et  à votre bord politique, des louanges, tout en vous offrant sur les plateaux en or tous ceux qui naviguent à contre-courant de vos élucubration ;   mais rassurez-vous, cela ne passera pas. Fo’o sokoudjou car il reste et demeure à ces jours l’un des rares pour ne pas dire le seul  modèle et la seule fierté qui nous reste. Nous vous avons désormais à l’œil et nous vous ferons payer le moindre mal de tête dont il pourra souffrir, on ne touche pas à notre monument, on ne touche pas à notre fierté nationale, on ne touche pas au Fo’o.

Petit rappel : Bamendjou est et reste en superficie plus grand que Baham dont vous être administrateur, sa démographie est toute aussi dense. Mais sa représentativité dans les structures du pouvoir est nulle et ceux de vos acolytes qui, se baignant dans le fleuve du pouvoir avec les étiquettes de député, sénateurs, ministres, colonels et généraux craignent juste de perdre leurs avantages personnels, si Fo’o  Sokoudjou déploie assez  son ora. Nous ne verserons pas ici dans le piège de la réclamation des étiquettes. Nous sommes soucieux d’avoir des infrastructures qui rendront les conditions de vie des populations des hauts plateaux acceptables. 

Qu’il nous soit ici permis de dire que l’enjeu du discours du fo’o  Soukoudjou n’est pas de priver qui que soit  de ses privilèges, mais au contraire il se soucis du bien être commun, vous y compris. Il parle pour le peuple Camerounais et son seul pêché ici est son invitation au dirigeants à faire leur travail le développement et l’épanouissement de tous. Si cela vous chante, éternisez-vous aux différents postes grandiloquents, mais faites en sorte que le peuple ait à manger, à boire, qu’il puisse se soigner aisément,  circuler, bref construisez ce pays pour la jeunesse qui se meurt. Seulement,  pensez-vous au moins  à tous ces manques dont souffrent au quotidien ce peuple ?  

Votre plus bel exploit est de tourner la force de l’Etat contre le peuple lorsque le moindre discours rend compte de la misère que vous lui infligez. Fo’o sokoudjou est aujourd’hui pour nous, jeunes des hauts plateaux, une lumière que rien ne peut éteindre, nous ne laisserons rien l’éteindre.

N’avez-vous pas honte de faire le constat vous-même que dénoncer peut inciter à la rébellion ? N’est-ce pas un aveu de faire cesser toute critique parce qu’elle dévoilerait vos manquements au peuple qui sera alors en mesure de vous sanctionner? Avez-vous seulement vu que ses discours vous interpellent dans le sens d’un devoir patriotique de développement du pays pour le bien du peuple ? un appel à la construction du pays et non à sa destruction ? La posture du torse est toujours celle de l’orgueil. Vous l’avez démontré avec cette seconde mise en demeure au fo’o de Bamendjou qui vient nous convaincre définitivement que c’est le seul repère qui nous reste et que vous souhaiter faire taire à jamais ; rassurez, vous nous rencontrerez sur votre chemin.

Nous jeunes des hauts-plateaux ne sommes plus dupes. Jouez votre partition et allez paisiblement à la retraite,  Car l’histoire retiendra votre rôle dans la traumatisante épreuve de l’embrasement de l’ouest si jamais subvenait.  Si vous espérez être ce pion du gouvernement qui veut un autre NOSO, votre culpabilité historique est d’ores et déjà établie.  

En attendant, nous restons fils et filles des hauts plateaux unis derrière le peuple et nos traditions, soutenant les paroles sages d’un fo’o acquis à la cause du peuple que nous sommes. Vos menaces sont un message, en face il y a une jeunesse qui se prépare à vous accueillir s’il s’avère que votre projet est ourdi depuis de mauvaises intentions.

Tous nous serons au palais du fo’o de Bamendjou le 30 janvier pour lui faire allégeance, le rassurer de notre soutien et lui renouveler notre admiration et notre amour,  pour lui dire une fois de plus merci pour sa lutte pour la préservation de nos traditions et pour un Cameroun de paix et de justice.

Ont signé:
Mamguia Marie chantale, Teguia Joseph, Tegoum Joseph, Takam Calvin,Tchindeu jean Baptiste, Fogang colince, Peupeumsi Jean Blaise, Dipeau Calvin, Kamwa alphonse, Mouafo honoré, Nenkam Benjamin, Tonfo Henri Blaise, Toukam Éric Pascal, Fotsing jean Baptiste, Tedjong honoré, Ngongang Sylviane, Tchiengang Maurice, Kameni jean Blaise, Kontchou Alphonse, Dassi Emmanuel, Yemegni Hélène, Nguiadem Marceline, Kapso fidèle, Ntonfeu honoré, Noupoyou Stéphane, Chezeu Guy Marcel, Taboulé jean marc, Sokoudjou Guy Roland, Domo Elise, Tayo Médard, Kemayou jean louis, Kepseu Marlène, Djomo Alexandre, Fanle Emmanuel, Nleyep Martin, Yannou jean Paul, Ntoumeu Rodrigues, Kembou Thérèse, Wamegne Dorothée, Kepseu chantale, Dada simplice, Guiadem Pascaline, Kouam simplice, Nenkam jean Blaise, Pouokam Jules, Kamto Chamberlain, Mekontchouo Giles, Mambou Gustave, Fotso Louis Marie, Machekem Blandine, Noumegne Honorine, Kamgang Gildas, Tagne Jules Sinclair, Guiawa Sandrine, Makoulo Thérèse, Maledjeu Pauline, Siledjeu Louis Paul, Tchouankem simplice, Noumssi jean de dieu, Nguiadem Stéphanie, Feugaing pierre honoré, Fotso Jules, Megan Honoré, Maga Félicité, Tassant Yves, Lemba Silon Arnaud Prosper

Ilyass Chirac Kpoumie

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