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Afrique - 20 août 2021

Cameroun > L’ambassadeur du Brésil dans le Noun: Développer l’économie à travers l’agriculture

A l’issue de deux jours de visite à Foumban et ses environs, l’ambassadeur du Brésil au Cameroun a déclaré que le travail de la terre est une grande opportunité pour le pays de son hôte, Patricia Adamou Ndam Njoya. 

La visite du Maire de Foumban au Brésil du 28 mai au 5 juin 202, commence à porter ses fruits. Pour preuve, juste deux mois après, invitée par le Syndicat des communes du Noun, le représentant deJair Messias Bolsonaro au Cameroun et au Tchad est à Foumban pour dévisser de visu comment son pays pourrait concrétiser ces retombées de la coopération décentralisée entre le Brésil et le département du Non. De cette coopération décentralisée voulue et souhaitée par Patrice Tomaïno Ndam Njoya,on retient deux volets : développement et économique.

« Ce que j’ai vu au Brésil, ce qui fait du Brésil une puissance mondiale, en matière de développement et en matière de qualité de vie, est ce qui nous intéresse et ce qui nous rassure de votre présence ici »,

a déclaré d’entrée de jeu l’édile de la ville de Foumban sur la question de développement.

« Nous entendons en être inspirés, Mme l’ambassadeur. Ce d’autant plus que les populations de Foumban en matière d’agriculture, de culture, de gouvernance locale, souhaitent ressembler aux Brésiliens. Et quand je parle de population de Foumban, nous avons à l’esprit que Foumban est la capitale du Noun. Le Noun a la particularité d’avoir la civilisation la plus ancienne parce que nous avons une histoire, qui a plus de 600 ans aujourd’hui »,

a-t-elle poursuivi avant de confier qu’en matière de démocratie, de principes et de valeurs républicaines, le Noun est le champion au Cameroun.

En ce qui concerne le deuxième volet de cette coopération décentralisée qui est économique, la présidente du Syndicat des communes a indiqué avoir pris attache avec des partenaires brésiliens pour l’acquisition d’un parc d’engins.

Pour le financement, elle a assuré que cela se fera dans le cadre de la dotation générale de la décentralisation. Ainsi, les mairies ont décidé de consacrer 25% de cette dotation pour l’acquisition de ces engins. Il est question de 4 engins en réalité. Il en est ainsi parce que les routes constituent une priorité dans toutes les communes du Noun. En ce qui concerne la diplomate brésilienne, elle va indiquer que son pays se tient prêt à accompagner le Noun à atteindre ses objectifs.

« J’ai reçu des informations très intéressantes, très importantes et j’ai été renseignée sur des projets fondamentaux pour la ville de Foumban. Il y a des défis qu’il faut relever et je pense que nous pouvons contribuer pour que tous ces projets aboutissent. De là, la ville de Foumban peut se développer sur la base d’une agriculture modernisée, et des projets qui ont trait à la vie de tous les citoyens. Voici la vision avec laquelle je sors de cette rencontre »,

a confié Vivian Loss SanMartin à la presse.

« Je vois que nous sommes dans une ville qui veut avancer, qui sait très clairement ce qu’il fat pour avancer. Il n’y a pas seulement l’économie, le fait qu’il faut des emplois, le fait qu’il faut développer toutes les richesses qu’il y a ici.  Mais aussi ne pas oublier le social, le culturel, le sport, la conservation du patrimoine et le tourisme. Il ne faut pas s’attacher à une seule de ces choses, mais s’occuper de tout cela à la fois, les personnes démunies, de tous les services sociaux, éducation et tout cela »,

a-t-elle renchéri.

Le Brésil est le pays le plus africain du monde

 « Il y a des solutions au Brésil pour relever tous ces défis. Il faut compter sur l’ambassade pour vous appuyer sur ce parcours. Ce qu’il faut, c’est un premier pas, et ce premier pas a été franchi »,

lancé Vivian Loss SanMartin en terminant son discours de circonstance.

Mais bien avant, elle avait pris soin d’indiquer qu’elle est au Cameroun depuis trois ans et a pendant ce laps de temps observé l’environnement des affaires. D’entrée de jeu, elle a précisé qu’il n’y a pas d’entreprises brésiliennes au Cameroun.

« Je m’efforce toujours de dire qu’il y a beaucoup d’opportunités, beaucoup de choses qu’on peut faire ensemble. Il faut que les entrepreneurs brésiliens découvrent le Cameroun et vice-versa. Il y a beaucoup de similitudes, de climat, de culture. Le Brésil est le pays le plus africain du monde. 55% de la population brésilienne descend des Africains et ce n’est pas une moindre chose. Nous parlons ici de 110 millions de personnes qui ont leur origine en Afrique. Madame le maire l’a constaté, il y a beaucoup de similitudes de choses qui nous rapprochent »,

Quand on parle de liens historiques et culturels, je ne pense qu’l y ait un pays aussi proche du Cameroun comme le Brésil, poursuit la diplomate avant d’e révéler que son pays a eu aussi une expérience très importante en matière de développement de l’agriculture. Le Brésil a toujours été un pays agricole. Je pense qu’on peut aider au développement de l’agriculture camerounaise parce qu’on a  le même sol, le même climat.

« Mais, il ne suffit pas seulement de produire mais il faut aussi transformer. Il y a  également la question des routes pour désenclaver les bassins de production tout comme la chaîne de production qu’il faut revoir »,

a prévenu la patronne des Brésiliens au Cameroun. .

Léopold DASSI NDJDJOU

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