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Cameroun > Lauriers: Djaïli Amadou Amal accède à la finale du prix Goncourt

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La  Camerounaise fait partie des quatre finalistes retenus mardi pour le Goncourt, le plus prestigieux  des prix littéraires français qui sera décerné le 10 novembre 2020

Djaïli Amadou Amal continue son bonhomme  de chemin dans la course au Goncourt. L’écrivaine camerounaise n’est plus qu’à une seule marche du graal. Le mardi 27 octobre 2020, l’académie Goncourt a dévoilé la liste des 4 finalistes de son prestigieux prix littéraire. Notre compatriote y figure avec son ouvrage  «Impatientes». Elle sera en compétition avec 3 autres auteurs. Il s’agit d’Hervé Le Tellier (anomalies, paru aux éditions Gallimard), Maël Renouard, (l’historiographe du royaume, Grasset) et Camille De Toledo (Thesée, sa vie nouvelle, Verdier).

Si Djaïli Amadou Amal venait à remporter le prix Goncourt, ce serait le 3e prix prestigieux qu’elle glanerait pour le même roman, après le Prix Orange du live en Afrique et le Prix panafricain du livre en 2019. Pour mémoire,les «Impatientes» publié aux éditions Emmanuelle Collas, version réédité de «Munyal: les larmes de la patience», s’intéresse au mariage forcé, au viol conjugal et à la polygamie à travers le destin de trois femmes.  Après trois présélections successives, en septembre et en octobre, Djaïli Amadou Amal, sera peut-être le 10 novembre 2020, la lauréate du prix Goncourt 2020.

Dans son roman, Djaïli Amadou Amal

immerge dans un mode de vie et un système de pensée qui, au nom d’une certaine vision de l’islam, interdisent aux femmes toute rébellion, quelles que soient les violences subies. Cette cruelle hiérarchie des genres, l’obsession des apparences et de la « dignité » suscitent des conflits assassins entre coépouses, assujetties à des codes rigides jusque dans leur droit à s’adresser à leur mari. Si tout sonne terriblement juste dans cette narration maîtrisée, c’est que son auteure, née en 1975, a été mariée de force à 17 ans à un homme polygame. Elle l’a relaté dans son premier livre : Walaande. L’art de partager un mari, non diffusé en France, mais qui lui a valu une renommée immédiate sur la scène littéraire camerounaise” .

indiquent nos confrères du journal français La croix

Paul Tcheck


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