Par Eric Boniface Tchouakeu
Son leader, Hilaire Nzipan, ancien Coordonnateur du Mouvement Progressiste (MP) sous la bannière duquel il a été dans le passé élu conseiller municipal dans la ville de Douala, envisage avec sa nouvelle formation politique, de mettre sur pied une coalition avec d’autres partis politiques de l’opposition, et singulièrement avec l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), dans l’optique de remporter le maximum de sièges dans les municipalités et à l’Assemblée Nationale, lors des prochaines élections législatives et municipales théoriquement attendues au premier trimestre 2027.
Relativement à ces élections à venir initialement prévues en 2025, mais déjà repoussées à deux reprises, le Chairman du Social Democratic Front (SDF), le député Joshua Osih avait, au cours d’une conférence de presse le 23 juillet 2026 à Yaoundé, lui aussi appelé, toutes les forces du changement à s’engager pour ce qu’il appelle « la Remontada démocratique» en 2027, après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2026,remportés par le Président Paul Biya, selon les chiffres officiels.
Joshua Osih avait par ailleurs fait savoir que le Sdf recrute des bâtisseurs en lien avec son initiative.
Bien avant le Sdf, Abdouraman Hamadou Baba, figure connue de la scène nationale et leader depuis le 07 février 2026, du Rassemblement pour le Développement et la Défense de la République du Cameroun (RDDRC) avait annoncé le lancement d’une initiative baptisée « la Remontada du Peuple » qui se veut selon ce dernier, un mouvement politique transpartisan avec un fonctionnement transversal et participatif, sans hiérarchie ;
L’objectif ultime étant d’amener les partisans du changement à s’organiser, circonscription par circonscription, pour désigner les candidats du changement aux prochaines élections législatives et municipales.
On peut encore mentionner le rapprochement entre l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(Undp), et le People Action Party (Pap), fondé par Paul Ayah Abine, de regretté mémoire, ainsi qu’avec le courant de l’Union des Populations du Cameroun (Upc), dont Habiba Issa est la Présidente.
Bref, plusieurs autres partis politiques évoquent souvent aussi la coalition ou la mutualisation des moyens des forces dites du changement à l’occasion des futurs scrutins législatif et municipal.
Pour l’instant aucun rapprochement entre les alliances annoncées n’est envisagé ; chose quasi impossible sur la scène politique camerounaise au regard de nombreux précédents en la matière.
On peut également s’interroger sur le poids politique des coalitions déjà annoncées, car le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) de l’un des principaux opposants Maurice Kamto, ne fait partie d’aucun regroupement et évolue en solitaire.
Par ailleurs, le Front pour le Salut National du Cameroun (Fsnc), de l’ex Ministre Issa Tchiroma Bakary, classé officiellement deuxième au dernier scrutin présidentiel, avait appelé au boycott des prochaines législatives et municipales.
En tout cas, le moment venu les électeurs, partisans du changement sauront faire leurs choix, comme lors de la présidentielle de 2025, où ils ont majoritairement voté, pour un candidat, en dépit de la présence de 10 autres prétendants de l’opposition dans la course.
