LA UNE Opinion Politique panorama 10 février 2020 (0) (929)

Cameroun > Législatives/Municipales 2020: En attendant l’épilogue

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Ces élections reportées à deux reprises, ont finalement pu être organisées en dépit des menaces des groupes armés séparatistes qui ont, par endroit essayé de perturber les élections dans les deux (02) régions anglophones du Nord- Ouest et du Sud-Ouest en proie à une grave crise socio politique et sécuritaire sans précédent depuis octobre 2016.
Cette situation a selon certains acteurs et de nombreux observateurs, eu une incidence sur la participation. Par ailleurs, des formations politiques de l’opposition comme le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, candidat officiellement arrivé deuxième à la dernière présidentielle du 07 octobre 2018 et certaines organisations de la société civile, avaient appelé au boycott du double scrutin.
Tous dénoncent l’iniquité du système électoral et la persistance du conflit armé en zone anglophone, une situation ne pouvant y permettre la tenue des élections crédibles.
Le taux de participation à ces élections revêt donc un intérêt politique majeur. Quoi qu’il en soit, ce sont les personnes qui se sont rendues aux urnes qui ont eu la responsabilité de redessiner en principe pour les cinq prochaines années la carte politique d’un point de vue institutionnel.
En effet, le taux de participation n’a aucune influence sur la validité d’une élection au regard de la loi électorale camerounaise.
En écoutant certains acteurs directs comme des candidats notamment de l’opposition, on peut déduire que les opérations de vote ont été entachées des irrégularités à certains endroits à l’instar des bourrages d’urnes, des charters électoraux et des achats des consciences.
Cela laisse augurer dans les prochains jours un contentieux post-électoral, comme après toutes les précédentes élections organisées au Cameroun depuis le retour au multipartisme dans les années 1990, précisément depuis les élections législatives du 1er mars 1992.
En théorie, les commissions communales de vote ont 72 heures après la clôture du scrutin, c’est-à dire au plus tard le 12 février 2020 pour proclamer les résultats des élections municipales. Suivront les élections des exécutifs municipaux même en cas de contentieux.
S’agissant des législatives, c’est après avoir vidé le contentieux post-électoral éventuel que le conseil constitutionnel proclamera définitivement les résultats, selon la loi électorale, dans un délai de 20 jours maximum après la tenue du scrutin .C’est donc vers la fin du mois en cours que ces résultats seront officialisés.
En attendant, tous les candidats, qui sur la base de leurs chiffres après la compilation des procès verbaux des bureaux de vote jubilent déjà,

Eric Boniface Tchouakeu, Journaliste Éditorialiste, Conseiller éditorial de panorama papers.

doivent avoir une joie mesurée, sauf s’ils étaient seuls en lice dans la commune ou la circonscription des législatives.
Les listes du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) au pouvoir, étaient seules en compétition dans plus de 130 communes sur 360, et dans plusieurs circonscriptions aux législatives ; ce qui lui garantit une trentaine de sièges de députés.
On sait aussi sur la base des listes en compétition que la victoire du Rdpc et des partis alliés présents dans l’actuel gouvernement, ne fait l’ombre d’aucun doute.


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