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Cameroun > Audit ligne 65 et 94: Encore un scandale financier qui risque ébranler plusieurs responsables au sommet

L'information est révélée par une correspondance du ministre des finances, Louis Paul Motaze, signée le 30 Septembre 2022. On parle d'environ dune somme de 5.000 milliards distraite en 2 ans avec plus 1790 agents de l'Etat concernés.

Par panorama papers
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Par Éric Boniface Tchouakeu

Dans le cadre d’un audit diligenté depuis plusieurs mois par la présidence de la République, au sujet de la gestion des lignes de souveraineté 65 et 94 du budget de l’Etat géré respectivement par le ministère des finances et le ministère de l’économie, 1790 agents du Ministère des Finances (Minfi), sont invités depuis quelques semaines au Contrôle Supérieur de l’Etat, en rapport avec la gestion des ressources de la ligne 65 du budget alloué à ce département ministériel.

Ces agents sont ainsi invités à justifier les frais de missions perçus au cours de la période allant de 2010 à 2021 sur cette ligne 65 intitulée : « Dépenses communes de fonctionnement.» La presse locale rapporte que les auditeurs du Contrôle Supérieur de l’Etat ont découvert des cas où des fonctionnaires cumulent jusqu’à 600 jours des frais de mission perçus, alors que selon la norme, le nombre de jours de mission à effectuer par un agent de l’Etat ne doit pas excéder 100 jours au cours du même exercice budgétaire.

On apprend également que de nombreux agents de l’Etat ont perçu la totalité de leurs frais de mission engagés sur la ligne 65 avant même d’effectuer la mission ou pas. Pourtant d’après la réglementation en vigueur 60% des frais de mission doivent être perçus avant, le départ en mission, et le reste des 40%, après le retour de l’agent public de mission contre le dépôt par ce dernier de son rapport de mission.

Dans une correspondance datée du 18 janvier 2022 adressée par le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République au Ministre délégué à la Présidence ,chargé du Contrôle Supérieur de l’Etat, Ferdinand Ngoh Ngoh écrivait notamment, répercuter à Madame Rose Mbah Acha Fomundam, les « très hautes instructions » du Président de la République lui prescrivant « d’ouvrir une enquête sur le financement par le trésor public des projets appartenant à des promoteurs privés. »

Le Ministre d’Etat Ngoh Ngoh indiquait surtout à la Ministre chargée du Contrôle Supérieur de l’Etat, que le Président Paul Biya, lui demande de « procéder à l’audit de la gestion des ressources issues des chapitres 65 et 94 », deux lignes de souveraineté, « sur la période allant de 2010 à 2021. »
Ces deux lignes sont dotées de plusieurs dizaines de milliards de Fcfa chaque année budgétaire et sont gérées dans le plus grand secret.
Même des parlementaires qui votent souvent la loi de finances et la loi de règlement n’ont pas véritablement connaissance de l’utilisation des fonds logés dans les lignes 65 et 94, à en croire plusieurs d’entre eux.

Le député de l’opposition, Jean Michel Nitcheu, élu du Social Democratic Front (Sdf), a dénoncé il y a plusieurs mois le népotisme, la corruption et les détournements de fonds qui entourent la gestion de la ligne 94 du budget du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), consacrée aux investissements publics.
L’audit en cours prescrit par le sommet de l’Etat devrait confirmer ou infirmer ces allégations du député.

Il faut maintenant souhaiter que les résultats de ce vaste contrôle approfondi ne restent pas sans suite, en ce qui concerne particulièrement la mise en œuvre des recommandations, au delà des éventuelles arrières pensées politiques ; car il convient de signaler que certains dans l’opinion, au regard de la période visée, voient en l’opération en cours, une manœuvre à des fins de règlements de compte politiques entre pontes du régime.

L’emblématique cas du rapport toujours sans véritable conséquence judiciaire, de la chambre des comptes de la Cour Suprême du Cameroun mettant en exergue d’importants détournements de deniers publics dans le cadre de la gestion des fonds affectés à la lutte contre le Covid 19 et ses répercussions socio-économiques, n’incite pas à l’optimisme. Mais sait-on jamais ?

Éric Boniface Tchouakeu, Journaliste Éditorialiste. Funding father panorama papers et conseiller Éditorial.. Chef de chaîne Radio Siantou

Par ailleurs, il faut espérer que les contrôles approfondis de la gestion des ressources publiques se fassent immédiatement à la clôture d’un exercice budgétaire, afin d’éviter plus tard, des difficultés de retrouver des documents, ou que certains des principaux concernés ne soient plus en poste, parce que muté ailleurs, ou décédés par exemple.

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