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Afrique - 2 semaines ago

Cameroun > Manifestation contre la vie chère: Situation confuse à Foumban

Jour-2 du mouvement d'humeur des conducteurs de motos dans la ville de Foumban.

Avec Ladifatou moundi, La Gazette du Noun

Les éléments sociaux et sécuritaires s’entremêlent et ne donne pas une visibilité réelle sur ce qui se passe. L’atmosphère est pesante, les nombreuses barrières à travers la ville sont encore en esprit. Les longues marches à pied de la veille et la pluie interminable qui arrosait les trottineurs de circonstance annihilent la volonté de sortir.

La circulation est exagérément compliquée et contournée. Les boutiques et le marché demeurent fermer. Pourtant Foumban s’est plutôt bien réveillée. Les motos et voitures ont circulé sans ombrages pour déposer les élèves et les travailleurs. Dès 10 heures, les rassemblements des hommes à deux roues ont alerté. Les barricades sont replacées sur les principaux axes et carrefours de la ville. Les boutiques qui testent la patience des benskineurs sont vite rappelées à l’ordre. Une tournée est même organisée dans les quartiers pour fermer toutes officines qui font le clignotant.

La veille, c’est autour de 20 heures que les barrières ont été levées dans la ville. C’était à la suite d’ardentes négociations entre les conducteurs de motos, les autorités administratives, sécuritaires et traditionnelles. Les voitures alors bloquées depuis la journée ont pu passer. L’alignement des camions en provenance de l’Adamaoua, Ngambé Tikar ou de Bafoussam, devenait interminable. Les bus au départ de Foumban pour Douala et Yaoundé ont étaient bloqués jusqu’à 22 heures.

La réunion de sécurité organisée par la Préfet du Noun n’a pas apporté des solutions satisfaisantes. Les échanges initiés par le sous-préfet de Foumban n’ont pas permis de lever les barricades ce matin. Un communiqué laconique du délégué départemental du commerce pour le Noun montrait son incapacité dans le dossier. Par contre, la liste des prix des produits de première nécessité, signée ce matin revoit à la baisse les prix sur le marché.

Le calme n’est pas encore de retour et le mouvement d’humeur s’enlise. Mal organisé et structuré, chaque groupe de moto-taxis est maître de son territoire. Les routes sont bloquées par les uns et libérées par d’autres. Les conséquences de ces agissements sur toutes les activités dans la ville sont déjà pesantes. La lutte contre la vie chère ne passe pas forcément par l’interdiction du travail des autres. Toutes les activités sont proscrites, à l’exception des motos qui continuent au prix fort à transporter les clients entre les barrages. Ironique n’est-ce pas?

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