Afrique LA UNE Politique panorama 20 octobre 2020 (0) (116)

Cameroun > Marche du 22: Human rights watch demande la libération des personnes détenues arbitrairement 

Partager

L’Ong Human rights watch demande au gouvernement camerounais de libérer les personnes détenues arbitrairement lors des manifestations du 22 septembre dernier et de mettre fin à la répression des opposants.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi Ilaria Allegrozzi, chercheuse principale sur l’Afrique à Human rights watch.

Les organisations africaines et régionales devraient dénoncer la répression et les abus généralisés du gouvernement camerounais”,

a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch.

Au moment où le thème de l’Ua pour 2020, ‘Faire taire les armes’ touche à sa fin, il est crucial que ces institutions envoient des messages forts à l’administration du président Paul Biya pour signaler que les violations flagrantes de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et d’autres traités relatifs aux droits humains sont inacceptables”,

poursuit-elle.

Selon Hrw, les forces de sécurité camerounaises ont tiré des gaz lacrymogènes, utilisé des canons à eau et arrêté des centaines de personnes, principalement des membres et partisans de partis de l’opposition, pour disperser des manifestations pacifiques dans tout le pays le 22 septembre 2020. De nombreux manifestants ont été battus et maltraités lors de leur arrestation et pendant leur détention.

Entre le 22 septembre et le 10 octobre, Human Rights Watch a interviewé dix dirigeants et membres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), cinq avocats, trois journalistes et quatre membres des familles d’hommes qui ont été arrêtés et battus par la police le 22 septembre. Human Rights Watch a également examiné des photographies et des vidéos des manifestations du 22 septembre et de la réaction des forces de sécurité.

En rappel, les autorités camerounaises ont interdit les manifestations dans tout le pays, début septembre, après que le Mrc a encouragé les gens à descendre dans la rue suite à la décision du gouvernement d’organiser des élections régionales en décembre. Le parti a déclaré qu’avant la tenue de ces élections, le gouvernement devrait réviser la loi électorale et résoudre la crise dans les régions anglophones, où des séparatistes cherchent à obtenir l’indépendance de ces régions minoritaires du pays et où la violence est vive depuis fin 2016.

Joël Onana


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *