Afrique LA UNE Société panorama 11 août 2020 (0) (254)

Cameroun > Meurtre du pasteur Tanjoh Christopher : Les Etats-Unis exige la tête des coupables

Partager

Dans un communiqué, l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun  appelle à une enquête indépendante sur cet assassinat.

Tanjoh Christopher Fon 55 ans, un pasteur et travailleur humanitaire, a été enlevé à son domicile à Batibo le 7 août 2020. Son corps a été retrouvé sans vie quelques heures plus tard à Batibo. C’est une commune du Cameroun située dans la région du Nord-Ouest, département de la Momo.

Dans un communiqué publié ce mardi, les États-Unis présentent ses condoléances à la famille et aux collègues du pasteur Tanjoh Christopher Fon.  Mais souhaitent surtout que toute la lumière soit faite sur cet assassinat.

Nous appelons à une enquête indépendante sur cet assassinat afin que les auteurs soient traduits devant la justice conformément à la loi camerounaise”.  

A écrit l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Le pays  de l’Amérique du Nord regrette que les travailleurs humanitaires soient la cible des milices séparatistes armées.

Nous condamnons tout acte de violence perpétré contre les travailleurs humanitaires et appelons à leur accès sans entrave aux personnes dans le besoin, conformément au droit international humanitaire. Le meurtre du pasteur Tanjoh rappelle effroyablement les dangers auxquels les travailleurs humanitaires sont exposés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.”

Peut-on lire dans le communiqué de presse.

Un crime abject

Le pasteur Tanjoh était un leader communautaire et un travailleur humanitaire au sein de l’ONG Community Initiative for Sustainable Development.  Son crime a été de dénoncer les excès des hommes armés sur la population civile qu’ils prétendent protéger.

Dans un audio réalisé en langue locale, le Moghamo et envoyé à un chef de milice séparatiste, qu’il appelle son «petit frère», on entend Christopher le dissuader à l’extorsion des biens.  Il y condamne également les enlèvements et la demande de rançons à la population qu’ils prétendent protéger.

Vous ne pouvez pas prétendre vous battre contre La République alors qu’en même temps vous terrorisez la population”.

Lançait Christopher aux ambazoniens.

Sandra Embollo


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *