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Afrique - 16 septembre 2021

Cameroun > Minusca: Le 8ème contingent en route

Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, a remis ce 14 septembre 2021 la bannière tricolore aux soldats de la paix à cet effet.

Motcheboum ! Ce trou de verdure dans le Haut-Nyong, dans la région de l’Est, était sur la sellette mardi dernier. La fine pluie qui s’est abattue dans la localité et planait une menace sur la réussite de la cérémonie, a vite cédé la place à un temps radieux.

Le Mindef, en compagnie aussi bien du ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, que du gratin stratégique du pays, est là pour présider la prise d’armes par le 8ème contingent camerounais, en route pour intégrer les rangs de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca). Le patron de la Défense et sa délégation sont accueillis par le gouverneur de de la région de l’Est, le préfet du Haut Nyong, le sous-préfet et le maire de Doumé.

Cette dernière, prenant la parole va se féliciter de l’impact du Centre d’entraînement et d’aguerrissement en zone forestière (Ceaf) sur le développement et l’épanouissement des populations de Motcheboum. Une reconnaissance adressée au chef de l’Etat pour le choix de la contrée pour localiser ce haut lieu de préparation pré déploiement des casques bleus, formés dans un environnement identique au théâtre centrafricain.

Pendant trois mois, on a formé ici les 700 pensionnaires de la composante Défense du contingent camerounais. Le Centre ambitionne une vocation régionale ou internationale comme le précisait Joseph Beti Assomo le mois dernier à la visite du patron de la Minusca au Cameroun, le général de Corps d’Armée Sidiki Daniel Traoré.

« Vous avez bénéficié d’une formation complète sur la panoplie des instruments que vous allez retrouver sur le théâtre centrafricain et qui ont été dupliqués sur ce nouveau site à la faveur d’un contrat d’acquisition des matériels de formation »,

a rappelé le Mindef au contingent.

Il a poursuivi en indiquant aux soldats de la paix que le matériel militaire a été renouvelé pour favoriser leur déploiement opérationnel sur le terrain. Par la suite, il a interpellé le contingent qui va utiliser ce matériel flambant neuf à faire valoir toutes les connaissances acquises au cours de la formation pour mieux l’utiliser. Il n’a pas manqué de leur dire clairement que les mauvais utilisateurs s’exposeront à des sanctions.
La discipline tous azimuts

« Vous allez en Rca sur un champ d’opérations et non pas sur un champ de spectacle, pour tourner des films, des vidéos, pour inonder les réseaux sociaux avec les moindres difficultés que vous aurez à affronter inévitablement »,

a martelé Joseph Beti Assomo, remonté de ces dérives sur la toile.

Il va enchaîner en indiquant que la sécurité militaire a été instruite par ses soins pour combattre avec fermeté cette diffusion des œuvres militaires sur les réseaux par les militaires eux-mêmes. Les cas repérés et établis seront sanctionnés comme il se doit. La Sécurité militaire (Semil) a été introduite dans les rangs et doit faire tout son travail.

« Contrairement au rendement opérationnel qui est globalement satisfaisant, les comportements déviants attribués à certains de nos hommes ont hélas été constatés et font actuellement l’objet des procédures pendantes devant le commandement militaire et devant les autorités onusiennes »

a relevé Beti Assomo pour le regretter.

Il a de ce fait sensibilisé les casques bleus du contingent camerounais de prendre les responsabilités qui sont les leurs dans ce pays voisin. De ce fait, il a appelé à une prise de conscience des nouvelles menaces car de nouveaux acteurs bilatéraux du pays hôte « peuvent avoir des missions différentes de celles de la Minusca ». Il est question, a indiqué le Mindef,

«de prendre en compte l’état d’esprit des populations locales, de certains acteurs officiels des pays voisins, dans lequel semble se répandre une appréciation quelque peu mitigée des forces internationales ».

Tout le bataillon est aux exigences de professionnalisme. Il doit être vigilant et ne céder à aucune provocation. Aux commandants des troupes, il les a engagés à

« faire preuve de rigueur dans l’encadrement des hommes. A être proactif en rendant compte dans les meilleurs délais possibles à la hiérarchie de toute situation pouvant porter atteinte à la crédibilité du Cameroun, ou pouvant entraver la bonne exécution des missions qui vous sont confiées ».

Le Commandant du contingent camerounais, le colonel Vincent Pehuie, a reconnu quant à lui que le moral des troupes est très haut. « Nous avons reçu une formation très solide pendant trois mois. Les Nations Unies ont envoyé une équipe pour venir nous évaluer à la fin. Ils ont certifié le bataillon. Nous n’avons pas de crainte. Le gouvernement a pris de la peine pour venir nous vacciner pour que nous soyons en santé », a-t-il reconnu.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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