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Cameroun > Mme Amougou Belinga: “Je peux dire que j’ai grimpé l’échelle jusqu’en haut”

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Limunga Sarah Itambi, epse Amougou Belinga ambitionne atteindre le grade de de magistrat hors hiérarchie de 1er groupe.

Après avoir été promu hier 10 août 2020 magistrat hors hiérarchie de 2e grade, Limunga Sarah Itambi epse Amougou Belinga a réagi dans les colonnes du journal, qui appartient à son époux L’Anecdote. Dans l’édition du quotidien paru en kiosque ce mardi 11 août 2020, l’épouse de l’ancien patron d’Ernest Obama affirme avoir atteint un niveau convoité par beaucoup de magistrats. Un niveau qui selon elle, démontre qu’on a acquis la stabilité dans la profession.

Cela veut dire que j’ai atteint le niveau auquel tout magistrat aspire. Donc après cette élévation au titre de magistrat hors hiérarchie de deuxième groupe, et, avec un peu de chance et surtout le travail acharné, je pourrais également parvenir au niveau de magistrat hors hiérarchie de premier groupe. Mais déjà même à ce niveau, je suis déjà très contente. Puisqu’ici je peux dire que j’ai grimpé l’échelle jusqu’en haut. A ce niveau du système judiciaire, un magistrat peut humblement estimer qu’il est déjà stable dans la profession»,

déclare-t-elle.

…J’ai beaucoup apporté dans le système francophone avec mes avis. (…)Auparavant, quand on déferait les mis en cause des flagrants délits, les magistrats devaient attendre jusqu’à ce que le dossier de ce jour arrive à l’audience. Ce qui fait que les audiences finissaient très tard autour de 2h ou 3h du matin. Ce qui occasionnait beaucoup de dégâts notamment des cas d’évasion qui entraînaient souvent des coups de feu dont les balles touchaient parfois des innocents. Au vu de cela, j’ai proposé au procureur à l’époque d’essayer d’instaurer ce que l’on appelle dans le système anglophone «Overnight». Il s’agit d’une affaire qui a passé la nuit. En termes clairs et simples, cela veut dire qu’avant de déférer un justiciable dans un cas de flagrant délit, on étudie les dossiers, on les solutionne et ceux qu’on doit laisser comparaître libres sont libérés et rentrent chez eux, et ceux qui doivent passer à l’audience, on enrôle plutôt leur affaire pour le lendemain. Et comme ça, l’audience de flagrant délit du jour se tient normalement. Nous avons essayé, cela a bien entendu marché et c’est ce qu’on applique aujourd’hui»,

affirme-t-elle

Erel Djene


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