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Cameroun > Mort de Samuel Wazizi: L’indignation de la classe politique et de la société civile

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Le 2 juin 2020, Stand Up For Cameroon, comme le reste de la nation, a reçu la nouvelle stupéfiante que Samuel Abuwe Ajiekha dit Samuel Wazizi, arrêté en août 2019 et qui était recherché par sa famille et son avocat depuis plus de 10 mois, est mort.

Le gouvernement camerounais n’a pas encore fait de déclaration et n’a pas encore fourni les détails exacts sur la vie de leur citoyen, Samuel Wazizi. C’est une mort de trop. C’est une victime de trop. C’est une vie d’un citoyen éteinte par un État qui était censé le protéger.

Le régime Biya ne peut pas continuer à tuer les citoyens du Cameroun.
Stand Up For Cameroon demande justice pour Samuel Wazizi.

Le gouvernement camerounais doit fournir :

• Une explication de ce dont il était accusé et des raisons de son arrestation.

• Une description de ce qui s’est passé au moment de l’arrestation.

• Une explication du moment, du lieu et de la raison pour laquelle il a été blessé et finalement tué.

• Les noms des personnes responsables de sa mort, y compris celles qui ont ordonné son arrestation et sa détention.

• Une feuille de route sur la manière dont la justice sera rendue à Samuel Wazizi.

Comme Samuel Wazizi, des milliers de Camerounais sont actuellement détenus arbitrairement et illégalement. Entre la maladie COVID-19 et la torture souvent pratiquée en détention, leur vie est constamment en danger.

C’est notamment le cas :

• Les personnes arrêtées illégalement dans le cadre de la lutte contre Boko Haram dont plusieurs dizaines restent en prison. Les plus emblématiques sont : Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor, Azah Levis Gob condamnés à 10 ans de prison pour une blague qu’ils ont envoyée alors qu’ils étaient élèves.

• Les activistes de la crise anglophone, dont beaucoup ont été arrêtés alors que toutes les manifestations étaient non violentes. Des centaines d’entre eux sont toujours emprisonnés dans tout le Cameroun. Les plus emblématiques sont : Tsi Conrad, Bibixy Mancho, Terrence Penn et Ngalim Felix.

• Les membres du Mouvement de la Renaissance du Cameroun pour les protestations menées à la suite de l’élection présidentielle de 2018. Il est incompréhensible que de nombreux membres du MRC restent en prison alors que leurs collègues ont été libérés pour les mêmes protestations. Le plus emblématique est Mamadou Mota.

De même que Samuel Wazizi a fait l’objet d’une arrestation illégale et d’une violation de ses droits fondamentaux qui ont finalement conduit à sa mort, les centaines de personnes mentionnées ici font l’objet d’une arrestation et d’une détention illégale, d’une violation de leurs droits les plus fondamentaux et d’une mise en danger incontestable de leur vie.

Stand Up For Cameroon appelle tous les Camerounais, vivant au pays et à l’étranger, à soutenir les actions de protestation menées par les journalistes pour défendre leur collègue.

Stand Up For Cameroon demande à tous les Camerounais de se joindre à nous pour un “Friday In Black” spécial le 5 juin 2020 en l’honneur de Samuel Wazizi, Ivo Fomusoh, Tsi Conrad, Bibixy Mancho, Mamadou Mota et des milliers d’autres personnes arrêtées illégalement.

Nous ne devons pas oublier, nous ne devons pas lâcher prise, nous devons continuer à nous mobiliser, à protester et à lutter jusqu’à ce que chaque Camerounais soit libéré du régime Biya et jusqu’à ce que nous parvenions à la transition politique.

Ont signés cette declaration:

• Kah Walla, Présidente du Cameroon People’s Party (CPP).

• Albert Moutoudou, Président de l’UPC MANIDEM

• Njang Denis, Président du Popular Action Party (PAP)

• Hiram Iyodi, Secrétaire Exécutif du Mouvement Populaire pour la Prospérité du Peuple (MP3)

Contacts: 657 87 11 58 / 651 78 63 11

Assassinat du journaliste Samuel Wazizi – Réactions d’hommes politiques

Déclaration de Maurice KAMTO sur l’arrestation arbitraire suivie de la torture à mort de Samuel ABUWE AJIEKA dit « Samuel WAZIZI »
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a appris avec consternation et stupeur, le décès révoltant du journaliste Samuel ABUWE AJIEKA, dit « Samuel WAZIZI », annoncé le 02 juin 2020. M. ABUWE AJIEKA avait fait l’objet d’une arrestation arbitraire le 2 août 2019 à Buea, dans la Région du Sud-Ouest, suivie de sa détention au secret depuis le 7 août 2019, détention au cours de laquelle il a subi les pires actes de torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants qui ont entraîné sa mort.

Le MRC présente à sa famille, ses amis, ainsi que l’ensemble de la corporation des journalistes Camerounais, ses condoléances les plus attristées, auxquelles il joint l’expression de sa sympathie émue.

Le MRC condamne sans réserve ces actes et traitements odieux et barbares d’un régime pour lequel la vie des Camerounais n’a aucune valeur. Il rappelle que le jeune ABUWE AJIEKA n’est qu’une victime de plus, après tant d’autres, qui ont payé de leurs vies le prix de l’exercice de leur métier.

Le MRC n’exige que les responsables de ces actes, à tous les niveaux, y compris les donneurs d’ordre, soient identifiés, poursuivis devant les tribunaux et sanctionnés selon la loi.

Le MRC, dont nombre de ses membres ont connu dans leur chair la barbarie du régime de Monsieur BIYA, et dont quinze (15) d’entre eux font toujours l’objet d’une détention arbitraire dans des conditions inhumaines, appelle les Camerounais à s’indigner face à la barbarie et à se mobiliser pour arracher leur dignité et leur liberté confisquées par ce régime criminel.

Yaoundé le 3 juin 2020
Le Président National du MRC
Pr. Maurice KAMTO
……………

REACTION DU PRÉSIDENT NATIONAL CABRAL LIBII,AU DÉCÈS DU JOURNALISTE WAZIZI.

J’ai appris avec stupeur et chagrin, le décès du journaliste Samuel Wazizi dans des circonstances troubles.

J’adresse mes sincères condoléances à la famille du défunt et au corps des médias camerounais.
Je demande au gouvernement de faire toute la lumière sur cette affaire et de tirer toutes les conclusions qui s’imposeront à l’issue d’une enquête diligente et impartiale.

Je réaffirme mon attachement à la liberté de la presse et à la dignité des journalistes et des citoyens camerounais victimes des privations de liberté.

J’en appelle une fois de plus à la libération sans délais de toutes les personnes injustement ou longuement incarcérées dans une perspective d’apaisement du climat social et de la lutte contre la pandémie à coronavirus, dont la prison est un terrain fertile de propagation.

Le pouvoir de Monsieur Biya reste l’unique responsable de cette situation et devra rendre des comptes à la famille du défunt et au peuple camerounais.

Hon. CABRAL LIBII

……………

Douala le 04 Juin 2020

*Nous demandons justice pour Wazizi et les centaines de personnes qui sont illégalement et injustement incarcérées*

Le 2 juin 2020, Stand Up For Cameroon, comme le reste de la nation, a reçu la nouvelle stupéfiante que Samuel Abuwe Ajiekha dit Samuel Wazizi, arrêté en août 2019 et qui était recherché par sa famille et son avocat depuis plus de 10 mois, est mort.

Le gouvernement camerounais n’a pas encore fait de déclaration et n’a pas encore fourni les détails exacts sur la vie de leur citoyen, Samuel Wazizi. C’est une mort de trop. C’est une victime de trop. C’est une vie d’un citoyen éteinte par un État qui était censé le protéger.

Le régime Biya ne peut pas continuer à tuer les citoyens du Cameroun.
Stand Up For Cameroon demande justice pour Samuel Wazizi.

Le gouvernement camerounais doit fournir :

• Une explication de ce dont il était accusé et des raisons de son arrestation.

• Une description de ce qui s’est passé au moment de l’arrestation.

• Une explication du moment, du lieu et de la raison pour laquelle il a été blessé et finalement tué.

• Les noms des personnes responsables de sa mort, y compris celles qui ont ordonné son arrestation et sa détention.

• Une feuille de route sur la manière dont la justice sera rendue à Samuel Wazizi.

Comme Samuel Wazizi, des milliers de Camerounais sont actuellement détenus arbitrairement et illégalement. Entre la maladie COVID-19 et la torture souvent pratiquée en détention, leur vie est constamment en danger.

C’est notamment le cas :

• Les personnes arrêtées illégalement dans le cadre de la lutte contre Boko Haram dont plusieurs dizaines restent en prison. Les plus emblématiques sont : Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor, Azah Levis Gob condamnés à 10 ans de prison pour une blague qu’ils ont envoyée alors qu’ils étaient élèves.

• Les activistes de la crise anglophone, dont beaucoup ont été arrêtés alors que toutes les manifestations étaient non violentes. Des centaines d’entre eux sont toujours emprisonnés dans tout le Cameroun. Les plus emblématiques sont : Tsi Conrad, Bibixy Mancho, Terrence Penn et Ngalim Felix.

• Les membres du Mouvement de la Renaissance du Cameroun pour les protestations menées à la suite de l’élection présidentielle de 2018. Il est incompréhensible que de nombreux membres du MRC restent en prison alors que leurs collègues ont été libérés pour les mêmes protestations. Le plus emblématique est Mamadou Mota.

De même que Samuel Wazizi a fait l’objet d’une arrestation illégale et d’une violation de ses droits fondamentaux qui ont finalement conduit à sa mort, les centaines de personnes mentionnées ici font l’objet d’une arrestation et d’une détention illégale, d’une violation de leurs droits les plus fondamentaux et d’une mise en danger incontestable de leur vie.

Stand Up For Cameroon appelle tous les Camerounais, vivant au pays et à l’étranger, à soutenir les actions de protestation menées par les journalistes pour défendre leur collègue.

Stand Up For Cameroon demande à tous les Camerounais de se joindre à nous pour un “Friday In Black” spécial le 5 juin 2020 en l’honneur de Samuel Wazizi, Ivo Fomusoh, Tsi Conrad, Bibixy Mancho, Mamadou Mota et des milliers d’autres personnes arrêtées illégalement.

Nous ne devons pas oublier, nous ne devons pas lâcher prise, nous devons continuer à nous mobiliser, à protester et à lutter jusqu’à ce que chaque Camerounais soit libéré du régime Biya et jusqu’à ce que nous parvenions à la transition politique.

Ont signés cette declaration:

• Kah Walla, Présidente du Cameroon People’s Party (CPP).

• Albert Moutoudou, Président de l’UPC MANIDEM

• Njang Denis, Président du Popular Action Party (PAP)

• Hiram Iyodi, Secrétaire Exécutif du Mouvement Populaire pour la Prospérité du Peuple (MP3)

Contacts: 657 87 11 58 / 651 78 63 11
…………………..

DÉCLARATION DU FDC SUR LA DISPARITION DU JOURNALISTE SAMUEL WAZIZI

Le Front des démocrates camerounais(FDC) appris avec désolation la disparition du journaliste Samuel Wazizi incarcéré depuis 8 mois et décédé dans les conditions non encore élucidées .
Le FDC profondément choqué ,indigné et dévasté par les crimes à répétition dont sont victimes les hommes et femmes de média dans notre pays condamne avec la dernière énergie ce barbarisme d’une autre époque.
Le FDC s’inquiète de la violation perpétuelle des traités et conventions internationales relatives à la protection des hommes de média d’une part, et d’autre part du traitement des détenus et prisonniers de tout genre, curieusement ratifiés par le Cameroun.
Le FDC tout en exprimant par ma voix ses sincères condoléances à sa famille biologique et à ses confrères des médias, exige qu’une commission d’enquête indépendante soit instituée pour clarifier les circonstances de ce crime ignoble et que les responsables soient sévèrement punis conformément à la loi .
Le FDC réitére son attachement aux principes de la démocratie dont la liberté d’expression reste cardinale
Denis Emilien Atangana
Président du FDC
Conseiller municipa


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