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Afrique - 6 janvier 2022

Cameroun > Mort d’Ibrahim Bello: Mandela center accuse l’État de l’avoir abandonné après l’avoir torturé

L’organisation internationale a rendu public un rapport à cet effet le 03 janvier dernier.

Par Rostand TCHAMI

Le jeune Ibrahim Bello est décédé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier. Lui qui avait injustement subi tout type de violence au commissariat d’Ombessa dans la nuit du 05 au 06 février 2017.

Suite à son décès, Mandela center international et ses partenaires internationaux : condamnent, avec la toute dernière énergie, cette « cruelle négligence d’Ibrahim Bello alors que sa vie a été déjà définitivement brisée par l’État du Cameroun« , contrairement aux instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme et rassurent, avec sérénité, l’opinion nationale et internationale que « si l’appel interjeté n’est pas traité, avec impartialité et équitabilité, dans les délais raisonnables, le consortium des Ong n’hésitera pas de faire recours aux mécanismes internationaux dont le comité contre la torture des Nations unies ou la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples« .

Courants électriques

Ils avisent également l’opinion que des actions concertées sont en cours pour la mise en place d’une fondation internationale au nom d’Ibrahim Bello, pour lutter contre la torture puisque la commission d’enquête indépendante pro-bono mise sur pied par un consortium d’Ong de droits de l’homme sous la houlette de Mandela center international avait clairement établi que dans la nuit du 05 au 06 février 2017, ce jeune homme a été bel et bien torturé et a subi des actes de traitement cruels, inhumains et dégradants dans les locaux de la police à Ombessa, notamment avec l’usage des menottes, de l’eau, des chaines, de la machette, des courants électriques, des gourdins par des agents de la police camerounaise aidés par trois individus agissant pour le compte des fonctionnaires de la police et que ces actes de tortures ont entrainé des dommages graves et irréversibles ayant conduit notamment à la perte définitive des deux jambes, partielle d’un bras et qu’en toute irresponsabilité, les responsables de la police d’Ombessa ont abandonné cet enfant dans un état quasi-agonisant sous les intempéries alors même qu’il avait besoin urgemment de soins médicaux.

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