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Afrique - 16 septembre 2021

Cameroun > Mrc: « Insurrection contre l’éducation nationale en cours »

Tel est le thème donné par le Secrétariat national à l’éducation de base et secondaire, à l’éducation civique et à l’hygiène publique du Mrc, au siège de ce parti ce 16 septembre 2021 à Odza.

« A côté de la Covid-19, ii y a la vieille pandémie nationale du racket financier des élèves et de leurs parents. Racket en outre encadré et poromu, une fois de plus par le gouvernement du Renouveau. L’heure est grave! »,

lance sous forme de boutade Jean Bonheur Tchouafa, le Secrétaire national délégué

Dans la foulée, il indique que le Minesec ( ministre des enseignements secondaires) a transformé les établissements scolaires en véritables comptoirs où chaque chef d’établissement procède selon son bon vouloir.

« Faut-il davantage de preuves pour montrer que le Cameroun est un bateau sans capitaine? La volonté de centralisation des finances des Apee par le Minesec est une nouvelle incongruité du régime de Monsieur Biya qui prétend pourtant accélérer la décentralisation »,

a assène-t-il.

Il est particulièrement remonté contre le silence gouvernemental devant les abus et dérives relevés et déplorés  par les parents d’élèves. Il n’est pas exclu, affirme-t-il,

« que cette mafia ait ses tentacules jusque dans les bureaux présidentiels. »

Il poursuit en indiquant que ce sont les délégués régionaux et chefs d’établissements qui décident à leur gré de surenchérir les frais d’Apee sous  les prétextes fallacieux, tantôt de la rénovation des toitures ou des bâtiments de leur établissement, tantôt de la construction d’un nouveau bâtiment, tantôt du nettoyage des toilettes, tantôt d’équipement des salles informatiques ou même du recrutement de nouveaux enseignants, entre autres.

« Cette mafia est d’autant plus grave que lesdites cotisations ne se font pas par parent d’élève, mais au profita du nombre d’enfants que ces derniers inscrivent au sein de l’établissement »,

Par ailleurs, il enfonce le clou, en déclarant que les Camerounais sont des  témoins oculaires d’une insurrection contre l’éducation publique.

Cette insurrection, à son sens, est conduite en bonne et due forme par le régime du Renouveau contre le fonctionnement harmonieux et normal des établissements d’enseignement secondaire. Le fondement de cette insurrection est la viiolation de la loi et de la réglementation. Il a du reste recensé les textes violés en la matière. Bien plus il précise que cette derive cible aussi bien les les parents que les enfants, qu’il qualifie de victimes innocentes 

« Ces derniers se trouvent transformés en vache à lait qui du fait de la démission du gouvernement se retrouvent sous la contrainte arbitraire de ce dernier, à pallier ses manquements par substitution illégitime injuste et illégale »,

Les appels du Mrc

« Compte tenu de ce qui précède, le Mrc exige au gouvernement de Paul Biya de surseoir à la collecte illégale de fonds qui masque en réalité l’exploitation des pauvres citoyens pour se parer à un État en cessation de paiement  auquel il fait face »,

Il rappelle aussi le caractère essentiellement facultatif du payement des frais d’Apee. Le parti de Maurice Kamto rappelle aux chefs d’établissements scolaires que les ressources financières des établissements scolaires sont les deniers publics et peuvent faire l’objet d’un audit. Il invite aussi les parents d’élèves a boycotter toute augmentation des frais d’Apee et insiste qu’ils ne sont pas tenus de contribuer auprès de cette association. Seuls sont obligatoires les frais de scolarité, dits exigibles par la loi. Dans la foulée, il invite les parents à se mobiliser avec détermination contre cette arnaque qui s’engraisse année après année de leur silence.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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