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Afrique - Economie - LA UNE - 27 juillet 2020

Cameroun > Nationalisation des cadres: Dit en exemple au Port de Douala

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Voilà quasiment 6 mois que le port de Douala est sous Régie. Il ne s’agit pas du schéma de départ souhaité par le Top management.

Il s’était en effet lancé dans une pratique peu licite qui a conduit à de grosses batailles juridiques avec Dit, donc les intérêts Franco danois ont eu raison au final. Non seulement au tribunal avec la justice camerounaise, mais aussi et surtout par l’implication personnelle du président de la République qui a stoppé net la manigance orchestrée par le Top management actuel.

Passons. Le port vit. C’est la preuve que les hommes passent. Mais certains restent. C’est le cas actuellement sur les berges du Wouri à Douala. Parce que, si la Régie tient, c’est grâce au savoir faire des Hommes de Dit naturellement versés dans la Régie. C’est la preuve d’une volonté de nationalisation du personnel Dit de la base jusqu’au sommet de la hierarchie. Au delà de la nationalisation, c’est aussi du patriotisme. Toute l’équipe pouvait s’effriter et aller chercher ailleurs. Les hommes en services chez Régie ne l’ont pas fait. Ils sont en poste dans le cadre de la continuité du service.

Un savoir faire de Dit à l’épreuve de vieux equipements

Bien plus, l’expérience acquise chez Dit permet un sacrifice énorme aujourd’hui. A 06 mois de la Régie aucun équipement véritablement neuf n’a été acheté par la Régie. Ce sont les équipements de Dit qui servent encore. La maintenance est faite par les anciens de Dit. D’ailleurs, ils ont des génies qui réussissent à désosser certaines machines et interchanger les pièces. Oui, c’est ce qui se fait depuis 6 mois au Port autonome de Douala. Le patrimoine national du Cameroun.

Suivant les bilans présentés par Dit au top management du Port de Douala en décembre 2019, il ressort des investissements de 50 milliards Fcfa largement au dessus des 35 milliards Fcfa instruits dans la convention de concession de 2005.

Perte de plus d’un demi milliard Fcfa

La régie est sur des performances pas nécessairement de niveau de Dit sur la même période. Mais, les anciens de Dit ont la chance d’avoir permis la marge d’un bilan de 23 982 000 000 Fcfa. Oui c’est une performance. Mais elle reste en deçà de ce que Dit a fait sur la même période en 2019 par exemple avec un bilan au premier semestre de 24 594 457 341 Fcfa.

Si l’on compare ces chiffres du premier semestre 2019 et premier semestre 2020, le Cameroun a perdu 612 457 341 Fcfa. Ce n’est pas rien. C’est plus d un demi milliard de Fcfa. Bien plus, lorsqu’on regarde la tendance de Dit, ses chiffres du premier semestre 2020 seraient supérieurs à ceux de 2019 sur la même période.

Lorsqu’on compare aussi les mouvements effectués au terminal, si les données de la Régie les situent à 18, ce qui est constable au regard des différentes tracasseries souvent dénoncées par certains opérateurs economiques sur les réseaux sociaux, le passif de Dit montre une moyenne de 21 à 22 mouvements quotidiens effectués au Pad 24h sur 24, 7 jours sur 7 donc même le dimanche.

C’est donc au final, le Cameroun qui perd de l’argent à cause d’une improvisation en décembre 2019. Mais, la situation aurait été pire, si Dit, notamment ses intérêts Franco danois : Bolloré et Apmt n’avaient vu juste par la formation des cadres. Ces Camerounais qu’ils allaient prendre sur les bancs de l’école et les formaient pour l’emploi direct dès 2005 dans le cadre d’une initiative baptisée “performance”.

Pierre Nka


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