Home Culture Afrique Cameroun > Ngouon Virtuel: La version Covid du chaud culturel Bamoun
Afrique - Culture - Une - 2 octobre 2020

Cameroun > Ngouon Virtuel: La version Covid du chaud culturel Bamoun

Le vendredi 02 octobre 2020 entre 10h50 et 11h40, honneur à a été fait au cercle de réflexion pour le développement du Noun, Cerden.

Le Ministre des Arts et de la Culture a reçu en audience Dr. Fadimatou Poumié Kouotou et trois de ses collaborateurs dans le cadre de la présentation du « Ngouon virtuel », à la date prévisionnelle du 27 novembre au 06 décembre 2020 avec pour thème conducteur :

Ngouon: Creuset de ressourcement de la jeunesse pour la pérennisation de nos cultures et traditions ».

Eu égard du contexte sanitaire, le Nguoun cette année se fera via des montages, des animations, de rituels et autres cérémonies culturelles et traditionnelles. Cette année, le festival Ngouon qui sera à sa 548ème Edition en 2020 est à date le seul Festival Camerounais inscrit sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel immatériel de l’humanité et contribuera à augmenter les chances d’aboutissement du dossier d’inscription, en ce moment où l’Etat partie de la convention 2003 qu’est le Cameroun peaufine la candidature dudit Ngouon à la liste suscitée.

Le Ministre a rassuré l’accompagnement du département ministériel dont il a la charge pour la réussite de ce prestigieux événement qui célèbre l’unité nationale et consolide le vivre ensemble.

Après de brillantes études en pharmacie le Dr. Fadimatou, décida il y a quelques années déjà de donner sa voix comme porte-parole du prestigieux festival Ngouon. C’est une énorme responsabilité quand on connaît les exigences du Sultan Roi des Bamouns, d’ailleurs Ministre de l’Information et de la Culture de 1986 à 1988, qui ne demande rien d’autre que la réussite d’une fête dont la notoriété traverse les frontières de notre pays. Le Festival du Ngouon fait la fierté du peuple Bamoun et celle du peuple Camerounais.

A travers, ce prestigieux festival, le Roi Ibrahim Mbombo Njoya, inventeur de l’écriture Bamoun en 1895 reste bien vivant dans la mémoire collective et ses successeurs ont su tenir le flambeau. Son arrivée au Ministère coïncide à un moment où la structuration de notre mouvement artistique et culturel, le Festival du Ngouon pourrait en tirer avantage pour un plus grand rayonnement de la culture camerounaise.

C’est depuis mars 2013 que le Ministère des Arts et le Conseil National des chefferies traditionnelles du Cameroun (Cntc) sont liés par une convention-cadre de partenariat, en appui à la grande œuvre de l’inventaire, la promotion, la valorisation et surtout la sauvegarde du patrimoine mondial culturel national, aussi bien immatériel que matériel. L’une des chevilles ouvrières de ladite convention qu’est le sultanat Bamoun, institution de près de 600 ans, des plus vieilles de ce pays, bénéficie constamment de l’appui technique du Minac à ses activités de sauvegarde de leur propre patrimoine culturel immatériel.

Ilyass Chirac Poumié

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Pédophilie, viol et contamination au VIH

Cameroun : L’abbé Emilien Messina interdit d‘exercice Par Atogo’togo Junior «Moi, Monseign…