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Cameroun > Oisiveté: Maurice Kamto donnes du travail à Fame Ndongo

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Dans sa oisiveté légendaire comme nombres de ministres de Yaoundé, Jacques Fame Ndongo passe le plus clair de son temps à répondre au leader de l’opposition, Maurice Kamto, qui continue de réclamer sa victoire aux récentes élections présidentielle de 2018.

Dans sa dernière dissertation politique datant de ce mardi, 21 juillet 2020, le Secrétaire national à la communication du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) bat en brèche la forme et le fond de la récente tribune libre du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc). Tribune dans laquelle l’homme politique dit non à l’organisation des élections régionales sans la résolutions de la crise anglophone et la réforme du système électoral. Réagissant à la charge, J. Fame Ndongo soutient que ces critiques sont non-fondées.

Le membre du bureau politique du Rdpc relève, de prime abord, la contestation non-fondée du code électoral. Si Maurice Kamto affirme que le code électoral révèle des lacunes, des incohérences et des dysfonctionnements, J.Fame Ndongo estime que la présente loi électorale ne peut être guère frappée d’inconstitutionnalité. Le patron de la communication du parti au pouvoir fait savoir que ces griefs peuvent être soulevés devant le conseil constitutionnel en vertu de l’article 3 al.1 de la loi du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du conseil constitutionnel. Le seul arbitre de L’État du Cameroun, explique Fame Ndongo, est le conseil constitutionnel quoique le Mrc, ajoute-t-il, veuille s’ériger en juge constitutionnel. Le code électoral n’étant pas, jusqu’à l’heure actuelle, frappé d’inconstitutionnalité par l’instance compétente, le Sémioticien mentionne que le leader national du Mrc ne peut s’en prévaloir.

L’auteur postule alors que la Constitution de la république du Cameroun consacre le caractère démocratique de L’État et énonce, en son article 2 al.1, que la souveraineté nationale appartient au peuple camerounais, qui l’exerce soit par l’intermédiaire du président de la république, soit par voie référendaire. Par conséquent, contre-attaque Fame Ndongo, “le consensus n’est pas une modalité d’adoption des lois, car le système camerounais demeure celui de la démocratie représentative”.

Par ailleurs, en appelant les militants et sympathisants du Mrc et le peuple a empêcher, par tous les moyens, la tenue de toute élection et en demandant, parallèlement, à ce même peuple de s’inscrire massivement sur les listes électorales, le communicant du prince soutient que le Juriste s’inscrit dans un paradigme sous-tendu par la contradiction et la fuite en avant. A la question de savoir ce que demande le président national du Mrc aux forces de défense et de sécurité, J. Fame Ndongo remarque qu’il leur demande de le rejoindre dans son projet séditieux contre la “dictature” supposée. Pour le membre du bureau politique du Rdpc, c’est un appel a la rébellion. Or, contrarie-t-il, “les forces de défense et de sécurité n’ont pas vocation à mener des actions attentatoires aux institutions de la république et à celui qui les incarne constitutionnellement, à savoir le chef de L’État.

En rappel, le président national du Mrc est, de nouveau, monté au créneau pour appeler le peuple camerounais à ne guère valider la thèse consistant à aller aux élections régionales sans la réforme du système électoral et la résolution de la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

SAB


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