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Non classé - 8 août 2021

Cameroun > Patricia Ndam Njoya: Quand le sport prêche ses vertus à la politique.

En tirant le rideau sur le tournoi de boxe de Foumban, l’édile de la ville et par ailleurs présidente du syndicat des communes du Noun, a célébré les vertus du sport.

« La boxe edt une leçon de vie! », a déclaré d’entrée de jeu le Maire de Foumban définitivement convertir aux valeurs sportives. En véritable coach, en prêchant du haut de son pupitre de Foumban, on a finalement compris que son message s’adressait à tous ses compatriotes. Le maître mot de son homélie est la discipline de vie.

« Le sport avant tout c’est des heures, des jours, des mois et des années d’entraînement. Le sport nous enseigne une discipline, le sport nous enseigne la discipline »,

a poursuivi l’édile de la cité des arts.

Cette discipline, avouons-le, n’est-ce pas le chaînon manquant qui aura fait défaut au Cameroun dans la préparation des jeux olympiques de Tokyo ? Cette discipline, n’est-ce pas l’éthique qui manque au Cameroun dans la gestion des deniers publics ou dans l’organisation des élections qui soulèvent toujours des vagues de contestation?

Ce manque de discipline, n’est-ce pas là le trait de caractère essentiel du peuple de ce pays qui s’illustre par une apétence morbide à s’écarter des normes? « La République des indisciplinés », barrait il n’y pas longtemps la Une de Le Messager comme une fleur sur le comportement des Camerounais, obnubilés dans tous les secteurs de la vie courante par le désordre engendré par ce que Paul Biya a reconnu lui-même: l’égoïsme.

« Nous sommes un peuple d’individualistes », déclarait-il alors in extenso à ses concitoyens. Patricia Adamou Ndam Njoya appelle aussi ses concitoyens à l’humilité en plus de la discipline dans la vie. Comme en sport, elle dit aux Camerounais que s’ils veulent aller loin, s’ils veulent triompher dans la vie,  ils doivent constamment s’exercer dans ce qu’ils font, ils doivent être endurants pour acquérir de l’expérience.

« Cette persévérance de venir tous les jours aux entraînements malgré qu’on soit fatigué, malgré qu’on soit blessé, les difficultés de s’entraîner pour devenir le meilleur, c’est la discipline, c’est la concentration, c’est du travail »,

exhorte-t-elle comme une coach avertie.

De l’endurance, elle en redemande à ses compatriotes. Dans la vie comme dans ce ring que nous avons la chance d’avoir depuis mardi, a-t-elle continué, il arrive des moments où on se retrouve par terre, Ko. On a le choix dès lors, a-t-elle indiqué soit de continuer soit d’abandonner. Elle a appelé de ces fait les Camerounais au dépassement de soi. Par dessus tout tout ceci, elle encouragé les Cameriunais à l’humilité.  » Il faut une humilité de débutant, une humilité de champion », prescrit-elle. 

Le dépassement de soi

« Le sport nous entraîne au dépassement de soi. Il arrive un moment où grâce à notre mental, nous devons aller au fond de nous-mêmes et chercher à faire un effort ultime qui nous relève pour affronter les épreuves de la vie »,

constate en pédagogue Patricia Tomaïno Ndam Njoya.

Elle insiste sur ce point en réitérant que ce dépassement de soi enseigne bien plus. Selon ses termes, il ne sert à rien d’abandonner. Il faut plutôt se battre contre  vents et marées jusqu’au bout, jusqu’à l’atteinte de  l’objectif, de  la victoire. Et c’est  cela, précise-t-elle, que  » la boxe nous aura appris ».

A côté de ceci, elle a mis en exergue l!obligation du respect des règles qui encadrent le bon fonctionnement de la cité tout comme il en va en sport.  » La boxe nous enseigne que toute société devrait être encadrée par les règles, respectées par tous », précise-t-elle avant d’indiquer que pour assurer le fair play, il faut la justice. Les arbitres et les juges sont ainsi mis à contribution pour que les droits de chaque boxeur soient respectés.

« C’est ce que nous avons appris à Foumban, et que chaque personne sans discrimination d’origine, de genre, soit encadrée par les mêmes règles et que tout le monde puisse avoir les chances égales »,

a-t-elle martelé.

Est-ce bien le cas aujourd’hui dans nos cités ? Est-ce que tous les citoyens sont en réalité égaux devant la loi comme les boxeurs l’ont été devant les règles qui gouvernent le noble art?

« La boxe le sport, sont de véritables leçons de vie, et nous ne remercions jamais assez toutes les équipes de nous avoir offert cette leçon magistrale tout au long de cette semaine à Foumban », a-t-elle conclu avant d’inquer qu’elle ressort de cette grand-messe de boxe « pleine d’idées en ce qui concerne l’encadrement des jeunes, dans la discipline ». Combien diront Alléluia pour épouser la prédication du maire de Foumban ? Certainement que l’aurait fait Omar Bongo du Gabon de son vivant, lui qui disait tant aimer la boxe parce que c’est une confrontation à deux, qui laisse peu de place à la tricherie!

Léopold DASSI NDJIDJOU

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