Afrique LA UNE Santé panorama 19 novembre 2020 (0) (110)

Cameroun > Pev: 14 vaccins contre 13 maladies offerts gratuitement aux populations cibles

Partager

Le Programme élargie de la vaccination (Pev) au Cameroun fait son bonhomme de chemin.

Au cours des débats sur la problématique de la vaccination à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie a convoqué la réussite de cette initiative pour convaincre les sceptiques.
Rétrospectivement, le patron de la santé a indiqué que la vaccination systématique a démarré au Cameroun en 1976 comme projet expérimental de l’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (Oceac), et comme projet opérationnel à partir de 1982.

Le Cameroun a ainsi introduit chronologiquement des vaccins dans son Pev. Ainsi de 1982 à 2004, les vaccins contre la Tuberculose, la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche et la Rougeole. De 2005 à 2014, les vaccins contre l’hépatite virale B, la fièvre jaune, les diarrhées à rotavirus et les infections à pneumocoque. De 2015 à 2020, les vaccins combinés contre la rougeole et la rubéole, contre le tétanos et la diphtérie, et contre le cancer du col de l’utérus.

Au total, 14 vaccins qui luttent contre 13 maladies sont aujourd’hui offerts gratuitement aux populations cibles. Par ailleurs, en dehors du Pev des efforts sont faits pour acquérir et dispenser gratuitement au cours des campagnes des vaccins en riposte à des situations épidémiques, notamment en matière de lutte contre le choléra et la méningite, qui sévissent principalement dans les Régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, dans le Centre, dans le Littoral, le Sud et le Sud-Ouest. Une attention particulière est apportée à la surveillance des épidémies de méningite en milieu carcéral où elles ont tendance à se déployer rapidement.

Grace à l’introduction de ces vaccins dans notre système de santé, le pays a enregistré un recul important du taux de mortalité infantile et maternelle liée aux maladies évitables par la vaccination”,

a reconnu Manaouda Malachie.

La mortalité infantile passe entre 1998 et 2018, de 151 à 79 décès pour 1 000 naissances

S’agissant du bilan du Pev au Cameroun, le ministre a indiqué que la la vaccination a permis entre autres, d’éliminer le tétanos néonatal, qui a désormais une incidence inférieure à 1 cas pour 100 000 naissances vivantes ; de contrôler l’épidémie de fièvre jaune au Cameroun ; de réduire la fréquence et de la gravité des épidémies de rougeole ; de baisser l’incidence de la coqueluche, la diphtérie, les diarrhées et les infections respiratoires aigües ; de baisser fortement les formes graves de la tuberculose et la prévalence de l’hépatite virale B, de 10 à 12% dans la génération non-vaccinée, à moins de 1% chez les vaccinés.

De ce qui précède, il est évident que le Pev a enregistré des succès indéniables qui se traduisent aussi par la baisse de la mortalité infanto-juvénile qui a diminué de moitié, passant de 151 à 79 décès pour 1 000 naissances, entre 1998 et 2018. En outre, il a aussi été indiqué que le programme de vaccination est aussi malheureusement confronté à des difficultés dans la mise en œuvre de ses stratégies de vaccination, en raison de l’insuffisance des ressources pour couvrir les couts opérationnels de la vaccination et assurer une communication de proximité efficace. Il est également observé une faible appropriation de l’approche vaccination par la communauté et pour la communauté (participation communautaire).

Léopold DASSI NDJIDJOU


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *